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DU
DIOCÈSE DE BEAUVAIS.
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HISTOIRE
DU
num u nmm,
MF1FI8
SON ÉTABLISSEMENT^ AU 3.-* SIÈCLE ,
' JUSQU'AU 2 SËPT£MfiB£ 1793.
VICAIRl-QKRlBmAL, DOTBN DU ClAltlymiÈ'-
BEAUVAIS,
IMPRIHERIB D'AGH. DESJARDINS, RUE SAUKT-JEAM.
1842.
HARVARD UMVERSlTYi
ubrary;
^UL 1 81978
/ V
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DIOŒSE DE BËAUYAIS.
INTRODUfiliON.
o v S avons entrepris d écrire TUistoire du diooèse de Jleaui«i& 9 et nous offînons en toote simplicité notre travail au public. Les motifs qui noàs ont Ikit entre* prendre celle làche, et accepter d'avance toutes tee ▼eiiles qu'ioUe impose^ Jious ont é^mafg$ré$ paF wâ docte el'iéVé ponttf«, dèBt'les>coti8dis'éclQifés m>t ^oui lious des ordres tbi inels (1). Nous avons petîS^ qu jU étaîi: ur^fïnt de vechescber et de réuoiv en uiirti8id:C0i}pSyid?iniTragB'Je pei|>cleifioeiinMii8 qnl nous restent sur cet antique diocèse , si l*on veut cou- seriner ces.raresiifiliprécicux dcbris cpii oort cciiappé aux favi9eê(diî;lBQ»B* Les qéekfgennneMix^qtli iiôos lattaohent ^««oedieiau pessé sont »r**M ptà^v^e*«ê rompre; les cleroief3..téiïiiwnsr .de: Vancien ardre de choses voyu dilpmitMk sans retour^ et les frnnd* — :4 — >.îii</. uh .1! iii.'i : ^ * ' -j i
- (1) *Wh^!lldic Coifrot,'tr\êr|uc de DéauvaU, cfe»!ù tandU que Teo prépsraU rimprasion àt tét otivrâge. ' *
nemens qui se sont accomplis mar notre sol , au iems de nos ancêtres , demeureront ensevelis dans un oubli éternel, si quelqu'un ne s'empresse de les rédiger par écrit pour rinstrucrîon des générations à venir.
D'autres, il est \rai , sc! sont occupes cje ce soin
avant hqub : LoiaiiL» Louvfii, Pillst, Sihon et autres écrivains du dix-septième siècle > ont publié, sous difTérens titres ^ des ouvrages alors importans pour rbistoire du Beauvaisis^ mais bien des évcnemens se sont passés depuis celle époque , et il est utile d'en transmettre le récit à ceux qui viendront après nous. D'ailleurs, ces ouvrages ont vieilli et sont devenus rares : leur langage suranné» la sècbe brièveté des uns, la verbeuse prolixité des autres, leur défaut de sietbode et de critique, empêcheraient d'en soutenir aujourd'hui la lecture. Tout leur mérite est de nous avoir conservé le texte d'anciens titrea infiniment pféoimx pour Fbistorian» dont nous n^aufioiM pro- bablement jamais eu connaissance, si leurs auteurs n'avaient eu soin d'en faire la recbercbe pour en en- rJehlr leurs écrits : ils ont en outre excité, dans le cWcgé de Mte époque , une louable émlation pour les études historiques. Alors plusieurs membres du chapitre se sont occupés avec ardeur de 1 histoire du dîûoiae dn Beanva» : GaàsML BmiAiir se distingua entre tous les autres, et écrivit une Histoire de Beao^ vais qui ikt £drt estimée de tous ceux qui en eurent oonnsiimance; aMibeiurcinioniont œt wvrage est resté iaédit, il dort à h Bibliodièque royale, et est ainsi perdu pour notre province. Etienne de Nully, cha- noine, décédé en 1699, fit aussi d'innombrables re- cberches et écrivit beaucoup suc le même sujet. Après
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iNTiOMlCTION.
' iui, MM. Danae, ckaooinc, Bucqact, procureur du roi, €C 9orel, pmkleat aa bailla^ et siège présiitial de Beau vais, entreprirent une histoire complété dn
Beaùvai&is^ mais ces travaux ne furent que œnamen- oée, et éciits qui ea résultèrent sont demeurés en iportefanitle.
Les Bénédictins ont aussi fait de fréquentes excur- sions sur le terrain que nous explorons : la plupart des docmnens que pouvait offrir notre ancien diocèse ont été par eux soigneueement recueillis > mais les dé- tails qu'ils ont consignés dans leurs sa vans écrits ne sont point i'iûstoire du diocèse de Beauvais; ce ne aonty à proprement (Mirler» cpie des matériaux mis en réserve pour ceux qui entreprendront de l'écrire : et^ quand même ils suiliraient pour nous faire Lieu con^ naître nos annales eooléBiastiques , faudrait^il encore avoir TintelligeDoe de la langue en laquelle ils sont écrits, et pouvoir se procurer les nombreux vt)l urnes inrJ'oUo dans lesquels ils sont dis^miné§. Quel est le lecteur qui voudrait à ce pnx se procurer la connais^ sance de Thistoire de son pays?
De nos jours, un jeune écrivain entreprit aussi la poUe lâdie d'écoire riiistoire de Beauvais, sa ville oalale. Noos regrettons virement qa^tme On préma<»
turee 1 ait eulevé li ses utiles travaux , commc^ nous • v«grettons qu'il se soit trop hâté de mettre au jour nn livre qu^il n^avoit pas suffisamment âiédité. Si H. Edouard de La Fontaine eût vécu le nombre d*an^ nées qui est commuuéiuent accordé aux hommes, point de doute qu*ii n'ent retouché son oc /rage et n'en eût fait disparaim ks traits qui le déparent. La maturité de l agc, la réflexion et une élude approfondie desUM^
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4 lllbl ulKi:. DL moCKî^E DE BEAU VAIS.
ûkves qaUl voulait traiter, lui eussent fiiit efXacer les ligues irrévérencieuses qu'il a si légèrement écrites
touchant les reliques des Saints, et supprimer des ex- pressions offensantes pour répiscopat,qui roéritAien aussi qu'on le traite avec quelques égards. Un juge- ment tant soit peu équitable reùt empêche de travestir la plupart de dos évéques en orgueilleux et tracassiers prêtais i de blâmer les uns précisément pour avoir ëvité ce qu^il avait trouvé blâmable dans les autres , èt d'accuser le parlement de partialité et d injustice , plutôt que de reconnaître qu'un évéque puisse jamais ayoîr le bon droit de son côté. Une légère connais- sance de la lanfjue ecclésiasiiqnc 1 eut empêché de tra- duire Farasceve par Penlecote , et de mettre ainsi le Carême à Noêl^ Deearms par diacre, et de confondre jusqu'à trois fois le diaconat avec la dignité de doyen. 11 y a beaucoup de légèreté, pour ne rien dire de plus, il y a beaucoup de précipitation dans les trop nom- breuses méprises qui se rencontrent dans cette bis- ton c ^lachcvée. Mais, on prcscn^c d un tombeau, nous devons nous imposer silence. ' '
Avec tous ces écrits, nous n*avons pas encore une histoire spéciale et complète du diocèse de Beauvais : de tous les ouvrages qui ont paru jusqu'à ce jour, aucun ne remplit cette double condition) de sorte qu'il est vrai de dire que les pages intéressantes que ce diocèse, autrefois si florissant, pourrait ollrir à rhistoire générale i sont encore à écrire, et que ceux qui devraient mieux connaître nos amiales ecclésias- tiques, ne sont (Tuère, à cet t'f^ard , plus instruits que Thomme étranger à toute connaissance historique. I<ious ne connaissons pas nos pères dans la foi ; nous
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IMTJiaDOCTiON. .5
îgDorous quels oot été ces hommes à qai nous sommes redevables des bieniails du ciirmiaïusme ^ et nous né- gligerionv de nona en enquérir? El ooiu demeurerioDB à cet égard dans une coupable indifierenoe? Non ! nous suiunic^-uous dit à noiis-inéme^ et sur4e-ciiamp uous QOU6 sommes mis au travail . ' 0 Nous avons remonté Je coun des siècles nous ttfens pris FEglise de Beauvais à sa naissance, et Tavons suivie, eu observateur» depuis ^iou berceau jusqua répoqne ou» dans œs^ derniers tema, les prêtres fo- rent proscrits et les autels renversés* Nous avons re- cueilli avec soin , et consir;né dans nos pages tous les faits qui se rattachent à sa longue et mémorable his* * loire: ces pages» nous osons le croire, ne seront pas - sans intérêt pour le lecteur qui aime à recueillir les cuM^igaemens des siècles éo()ulés« Après avoir vu le druidisme. aboli, les idoles renversées, et nos ancê- tres, éclairés par la foi , embrasser avec amour la croix qui a sauvé le muadi : [mis des paroisses qui se for- ment, des temples chrcUcn&qui sélèvent, des déserts jusque-là inhabités qui se peuplent de fervens soli- taires, et, hîenidt. après, se transforment en plaines fertiles et en Ûonssantcs bourgades, il bénira avec effusion de coeur ime religion qui sait ainsi renouve- ler la lace de la terre , pour y répandre la paix et le bonheur. Que riiorizon se couvre de sombres ouates, que le veut du nord souille sur ces créations récentes, que les etifons de Faquilon viennent les saccager et les détruire, il s*attristeva, mais ne désespérera point : bieulot il verra l'Eglise réparer ses ruines, rebâtir se> moimslères, relever plus beaux et plus majestueux ses temples renversés, ouvrir ses écoles, ranimer le
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ijoùt de rétode» et finre neflenriv les seiences et les ktires. Que de oauveaux dangers la menacent; qu li Toie rhérésie qui cherche à oomtnpre ses dogmes , le feiftcfaemeni aftpe m .discipline, left divisions qut déchirent son sein, ses ennemis qui l'attaquent, la loi qui la dépouille , la proscription qui la irappe ^ il ne désespérera point davaniage : car les leçons da passé , kd ont appris que le cahne succède ton jours à la tem- pête, et que TEgliae^ semblable aux vieux rochers que . Jes vagues en coamniz ne font qae nettoyer de leop impoT limon, an lien de les renverser, a toujour$ triomphe des attaques diri[;ées contre elle , en est soi - • lie plus belle et plus pure, et a vu plus d'une fois ses ennemis les plus ai^rnés tomber à 9es pieds et se toaméitre à ses bis.
Le Sujet que nous traitons c'est donc PHistoire ec^ çlesiastique du diocèse de Beauvais : nous décrirons la liaissanœ» les progrès et les diverses vicissitudes de cette Eglise, qui occupait un rang si distingué dans la province de Jieims^ nous passerons en revue le$ hommes et les choaes par lesquels eNe a mavqaé mu passage à travers les siècles. Les mémorables' événe* mens qui se sont accomplis dans nos contrées, depuis le martyre de saint Lucien jusqu'à celui du pieux et modeste Fiwiçois^oseph de Larocbefoncauld, ouvrent devant nous nnc carrière assez vaste pour que nous ne soyons poùit tenté d'en franchir les limites et d aller explorer un terrain qui ne serait point le nôtre. Nous n^empnmterons a riiistoire civile qoe ce (]ui est lié II notre sujet, ou nécessaire pour lier entre eux les faits que nous avons à raconter. Gomme ce nest point la philosophie de rhistoire que nous votilans traiter^
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nous nous mcuiirerons gobres de réflcxiooS) le plus
Ltft Sonmou ob .mM- tîMM ptéié m» neaidgatt^
mens, nous les avons déjà indi^iDéltt en partie. Ôutte les owrai^ qnicont été publiés sur le Beauvaists^ D0IS «fwiwo— lié k§*4uMria> oiattftitÉHie»^ «feUei de rcvdvede S. Bmli, Im OBums fc lIttMHliii , 4è
Ilom d'A<^ery, de Dom Bouquet» «t le G allia Ckris^ tUtna : nous avons iolernogé l'Histoire de f Tance ^
leurs dîfierens auteurs : nous avons paroonru les Mar- tyrologes, les Légeudairee, les Vies de&iintSy et nos encionB Mmt lîiatgifM» t imMs âtoo* fettiiliié kè écrits Jè ooB mMmm tfcamefaici , hs iegiMMs4a '<sh^
pitrê, les statuts synodaux, les mandemens et les or* donnances de nos évéques^ en un mot, nous avons flUB à lolfiwniim tons Iss ésritS'Oà MM •â^ioiiis 'es- poir de trouver quelques lumières pcmr nous guidcir daos nos travaux. L Annuaire du Département de iHKse'iMHis a fimni .ptosiran doomMas pvécâaiix t man nous éMinis oa devoir d'en TMcwfar «me le mérite à son savant et judicieux auteur. Nous con^i- IpoDS «gaiement ici Texpressioii de notre reconnais* sMse ponr he peimnM honeiiHm ifà tint èien voMiiunBUro à ««tre disposiiiiNi lesrmmsmts qu'elliik possèdent; cette obligeance de leur part nous a été d*«n puiasMtaeoeur» pour raoconpiiteiaent de noire
Là M éT«ODE^e nous avons adoptée est toute simple : nous suivons i ordre ohnxioiogique , et nous classons ks fittls éelen kdirte SOQS leqiislàe âUse pféseiiieat) 1^ MfiB^Hb s'éehiiMt réciproqueaeat ecquertmeon*
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8 HISTOIKE DO UOGÈÊti «B BBAUVAI&
(iuii naturellement à l'autre. Par là nous évitons les redites toujours fasticUeuses , et nous laissons à chaque àj^i»^ phywMuîe fwnieaUèie* Afin de inieax ap- précier les faits que nous retraçons, nous les avons pomparé» a^eo la ieigiidatioo GontemporaiQa^ Tépoque oit iis 30 BfMfimis itmxipons. tee jittle eavers le» beninitfS6tcles'jdioaeBrd!«ntfefiNs, quaniifenei^âôleDt en. i:iea les règles impi^scriptibies. de la justice et de la nuwiii» il filut ka jugCir, ooad'iipFèsiioBiiaagMei notre l^islatK9ii ttiodeints, aiaisd^api^ ksi Ids et Jes-cU*-
cpustances sous l empire desquelles ils ont existe. Nous HVOQfi j.u|ré utile de placer, en tète de chaque chapitre, le nom des pape» etdea rois sons leaqoeb- vivait Tém- que dont nous écrivons Thistoire , afin que, d'un seul coup-d'œil* ie lectettI^ sache à qoeUe époque H est piaoé* •
Là Divism de notre histoire est natmeHenent mar*
quëe par le règne de chaque evèque ; nous auruns au- 4èat de.ehapilfts qu'il ji n^m d^dBaînistrateorB suo- oeaBibf'àki iéte du diocàaa; et", dans chacnn de «es
chapitres , nous re tracerons , aussi fidèlement que |x>s^ sihle, les éviéoeiuens.qui se sot^t passos'dans le diocèse.^ ep Aie0ie.|e9$.<|ne nous noue appliqàeiQos à jEaireocm^ nebûre r^vÀ|ue q^ occupait alors le 9Î%e épiscopal. Si nous doonons peu de détaii[s sur joos premiers pon- ^itest^ si(f dnianf pInneÉrs .siècles, ncms sonnaes eoii- veut réduit àiDe^|kiU!roîr.cilsr4}tie desMibias, ce niesl point à nous qu'il faudra s'en prendre, mais bien aux t^pjêles.q«ii ioot.si -aouvent bouleversé ootoe àA^ et dispersé anxqnatre.wénts too8r^diMnttiens.qm ne«8 auraient éclairé sur eus époques éloignées : Thistoirc uc s iuveote pas^ eiks'écrii. sur des litres autheatiquca.
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ntrmocTimf. 9
Mais «'est assez parlé de nous ci de notre travail. PoMOS quelques prélîmiQaMres qui nous paraissent da* voir âtre placés ici pimdt qoeiky» leamirtdeiiotre histoire : ils en faciliteront rinteiligence au lecteur, en lui faisant connaître d'une manière sommaire ce qu'é- tait antrefioîs TEglite dont nons aUoiis paitovirir les amoiies. INscni» d'aiiov4 qudle Mà' h- position géo- grapliiqu^ de l'ancien diocèse de Beauvais.
CIRCONSCRIPTION 00 DI0CÊS£.
Le diocèse de fieauvàis a toujours fait partie de la provinoeceoUfliastiqvede Beims : situé presque entiè^ renient sur la rive droite de l'Oise, il était boriic au nord par le diocèse d'Amiens, à Test par ceux de Noyon et de Soîssous; au sud, il eofifinaii' aux dibcèses de Senlis et de Paris-, le diocèse de Rouen formait sa li- mite à louesl. Son terriloire, entre ces divers diocèses, a^éSBodail depuis les sources del'Epte auooiMliaut jus- qu'à eellesdn Mrta au levant , par u^e tracée au
nord, iur le point culiiunant des hauteurs qui sépa- rent le itassiu de TOise de ceujL de la Seine-inférieure erde la Somiae. iinsi lAnigmenil, Maleseourt, Gsm- peaux , Saint* Amoult, Feuquières, Iriol; Le Hamel , Conteville, Crevecœur, Ourscl-Maison, Uardîvillers, Bomieail^ fisquennoy, RosYroy» fartigny, Bacouel, Ghepoix, Mory, Moranvillers, Giuitielles*Epayelles ^ Moricmei, Biermont, Canny, et leurs dépendances, étaient los; dernières paroisses du diocèse de Beauvais au nord, et lormaient sa liniite septentrionale. Du nord au sud, le Mate et la rivière de Marcoil
10 niSTOlBB AU DiOCifll BI BRAOVAIg.
ma aiiiueDt le séparaient du diocèse de Noyoti : ittosi Mimsc^Cawfiiiooartetliélioc^ émteulftes j^eMesles
plus arancés vers l'est.
L*Oise , depuis l'endroit où elle reçoit ies eaux du Mtm jdUflpi'avHbiKms do VirlNffîh lo'^^rait diooèse defoitÉometooiii^aUsàJlliolleàiVslw'llfeM rotte était la seule paroisse ea-deçk de cette rivière, qui n^apparrînt pas aa diocèse de Beaavais ; mais elle saraic encore sur Tautre riVe, si les eaux de TOise
n'avaient point abandonné leur ancien lit pour s'cq former un nouTeau à lest du village (i).
Aa-dassoos de Yerberia, k.dîeQèae da Baae^s 8*^en3aila»Mà.de POiae, reaMmtaîl le nilMao da Kûberval, et rattachait à son territoire Saint-Pierre- de-Pontpoint, Noé-iSaint-Kemi , Koberval, Villeneuve, TviUars^ Fleiirîeest Saînt4]lhRsiophe, Apranoiit, Gouvîeux, Lamorlaye, Royaumont; Seugy, Ttarmes, Saint-Martoa*du-Tertre, FiaoconviUe et Maiiliers*, de là , il résignait rOise pair le oonrs d'eau ipd baignait les Buurs da rabkiye de Motfe*PaiWHia*Vfl : feiis,
traversant de nouveau la rivière pour remonter le cours du Sausseron sur 1 autre rive, il embuaisait Naslfs, HëdoaviUe, FrottvîUe9.Bomel, feaiaiise} Es^ dies, Méni, Lommony CoiMMieif et La NeuEfsH»*
d'Aumont.
De là, élargisMit ses liantes vers l'onasl et plantant ses borna sor la créle delà felaisa d'Aimanil, ledio*
cèse de Beauvais renfermait La Neuvîlle-Messire- Garnier, YiUotjraay La Houssoye, Le Vaureux, La
(i) Ânauaire du département de TOise.
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nnrftODOCTtoiv. ' 11 Laudelle; (x)udray-Saint-Germer, Puiseux et Saiut- Piem^Ghaii^ : puis lâ rinère d'Eple jusqu'à Ijm^mèmï le iëfNmit iki dioébe 4e Btoilen et termr*
nait sa limite occidentale.
Telles étaient les limites de notre ancien diocèse :
Ai sol et par k^ràilité des connittiiidtftiéks. Lé çMnde
iaJaise et la vaste foret qui séparaient le Beauvaisis du Vezin-FraiMgnft) TEpte qui le séparait de la Norman^^ die , les hamettrt qui termitieiic le bMîa de Wise wtt nord, et la rivière du Matz à Test, étaieot autant de born^ qui se présentaient d'elles-mêmes et que la tnain de rfaoïDsie ne pouvait guère déplaosr. L'Oise ee pvé^ senlidt également pour fermer sa limite mMdiemilè t comment se fait-il donc que, après l'avoir adoptée de-*^ pats l'embouchure du Matz jusqu'au ruisseau de fto^ berval » le diocèse do Beau vais roîc M^-ocmp CraVev^ sée pour aller étai)lir ses avant-postes eu face de Senlis, au-delà de Beaumont et au-dessous de Tlle-Adam? GomoMuit se fiiii^à qu'il se soit ai&si iadorpofé «tt ter<^ ritoîre qui seanUerait avoir dû pluidt appartenir aua
dioct se^i de Senlis et de Paris?
cette délimitation peu natareile était de fraîche date, nous aurions espoir d*en trwvir la raison date les mémmfesdulems) maisilii\eneslpasain«â :pour
la trouver, il faut remonter au-delà du septième siècle ^
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franchi TOise et étendu ses limites au-delà de cette
rivière. En 672, Clovis Hl, durant son s( jour à Lu- ^rche, eut à juger un procès concernant une pro- priété située à Noist, et l'acte qui fut rédigé à ce sujet désigne cette paroisse comme faisant partie du comté
12 - UISTOlItE DU PlOCte DE BBAUVAIS.
de ChauiLly, qui lui-même appartient au diocèse de Beauvais : YiUà Nocito ia pago Camilîacense... : Per» tinei hio Camiliaoensls pagiis ad Dkaoesim BoUoTaoen-» sem (i). En 775, dans un acte en faveur de Tabbayc de Saint-Denis 9 ii est parlé d'A»Ni&AE8 au diocèse de Beauyrâ : in .pag» BeLvaoeoM» AaBnoiiiijLAaB (s). Un aiim acte sons la date de 863, conoèmant 1a mène abbaye, fait mention de Mocrs, de Nogbnt et de Maf- FLURB da^s le comté de Cbambly : Murnum» JNoYic&Ai- TVH, ia pago GamiUaoeDae sîtum, et IfârPLABBa vil-
LAM (5).
£q 1183, i évéquc de Beauvais reconnaît et oon- finae les jdrats de i'abbaye de Saint-Denis an patro- ^ nage d^AsnièreB, de Morancy, de Moiirs, de Maf- fliers et de Noisy (4). Pius lard, le prieur de Saint- Martîn-de&^Ghamps est également conânné dans son dnwt de présentation k la cure de Viannes. Enfin , Philippe de Dreux , évéque de Beauvais, se trans- porte, en 1202, à rextrémilé de son diocèse, sur la rive gaudie de TOise-.: Eudes, évépie de Paris, s*y était rendu de son côté^'il s^agissait de statuer sur un poiai lidgieux concernant la démarcation des deux dioc^s. Les deux illustres prélats , d'un commun aooord » firent planter les bornes séparativea de leur territoire respectif* un peu en-deçà de Tabbaye de Notre-Dame-du-Val , à la source du ruisseau qui coule de Mériel à i Oise (5).
(i) Diplom., 4YS-eS7. (i) Ibid., 498. (5) Ibid., m. (i) Gaîl. dw.
(5) Lou%ct , Il , iê.
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iiniiaDVCTiolf. 13 iies tlocumeus , et beaucoup d'aulres qu'il serait fiicile de produire» éémontrent clairement que le dio- cèse de Beauvab s^étendait aa-ddà de TOise dès fes
premiers tcms de la monarchie. Ce n'étaient pas seu- lement les paroisses comprises dans l'ancien comté de Cliâmbly qui formaient notre territinre diocésain snr laulre rive de la rivière, tous les lieux habités depuis . rile-Adam jusqu'aux portes de Yerberie en faisaient également partie , et pourtant n'appartenaient point à ce comté. Yilleneuve, il est y rai. nous fut contestée par révoque tîe Soissons^ mais Tevêque de Beauvais fut maintenu en sa jurisdiction sur cette paroisse, par décision de Gharles-le-€hattTe , en 872 , et le rd me- naça d'en feire raser l'église s*il s'élevait encore quel- que conflit a son sujet (i). Il résulte de cette décision royale que la paroisse de Villeneuve était précédem- ment soumise h l'évéque de Beauvais , et que celui-ci a {ait valoir en sa faveur une possession antérieure et continuée durant un tems suiiisant pour établir son droit.
Mais en remontant au-delà du septième siècle , et
nous reporiaul aux premiers âges du ehristianisme^ dans nos contrées , trouverons-nous quelque solution pbusiUe à la quésdon que nous avons soulevée? Nous ne la chercherons point dans un arrangement conclu entre les évèques limiiruphes : assurément les évoques de Seuls et de, Paris n'auraient eu ni la volonté, ni lé pouvoir de détacher de leurs diocèses un territoire considérable pour le céder à celui de Beauvais. D'ail- leurs, si pareille transaction avait eu lieu, elle aurait
(i) Floduai'U. liist. ceci. Ilcin. lib ui, c. 55.
14 * HISTOIRE DU DIOCÈSB DB BBAUVAIS/
été sanctiounéc par un concile» et il eu resuerait quel- 4|ac3 tntce$ dftns rhisloiro* DivoiM-Dopia qu« le tmve^ rain pontife qui a donné maâoa ûn ptemier apdlre du
Beauvaisis , aura lui-même étendu , tiu-tielà de TOise « la p9Y>vince qu'il le chargeait d'évangfé&iw^ Cette sap^ position ne pourrait être admise qu'autant qu'il serait
recpnnu que les papes desii^naieui par les bouts et coiés^lea pays infidèles oii ils envoyaient leur^missioni-r naireSf et .que les Bdlovaques 6*étendaieot alors suv la rive gaudie de TOtse : mais rien dan» MiistQÎre B*aii* toVise pareille supposition \ tout au contraire prouve que cette rivière a dû être en tout lens mie de ces ]»• mites que les^ peuplades voisines de récat'saitva^ rtsa- pecteni toujours, et qu'elle devait servir de séparation naturelle entre les cités de Beauvais^ Senlis et l^aris (1)4 A dé&ut de documens » nous hasaidercos une œo-» jecture qui nous paraît n'être pas sans quelque vrai^ semblance. Il est reconnu que saint liucien lut envoyé prêcher la fcn en ^ peys, ii peu près ea ibêM-lenis que saint Denis « saint Rieol et plusieurs autres ou-^ yriers évangéliques. Les courageux aputres se hâtent de commencer leur mission : partouti sur leur passage à travers les provinces 9 ils annoncaent les vérités do salut, et se dirigent, saint Denis vers Paris, saint Rieul vers Senlis , et saint Lucien vers Beauvais. Jua- que-là» ces villes n'étaient point encore chef-rlieu d'un diocèse ecclésiastique; elles ne deviendront telles que quand les premiers pasteurs s y seront fixés, après y avoir implanlé la foi » et formé aux alfpitonm qneiqoes cbrélientés naissantes. Les fiuailles que cbaçun d'eus
(i) Aanoaire du département. 1941.
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UiTUlMHiCTiON. 15'
amni cùKftvtàes «a cbristÎMiitM et avec lesqueUes il
pourra se mettre ea coanuuaicaùoD habituelle, iai éamarwmi éèaomm acqaiiei^ et hroat jnlrtM de son domme .f^irituel. Or aaiiit Lucien, e|wte avoir quitté Tancienue Lulèce , se sera-t-il hàié de passer l'Oise pour veoir se reofermer dans le» laurs de Beau- Tais Qtt TÎfva Qe reodail aa prëaeaoa phis nëceMire qu'aîKhura? N*€8t«il paa à présiuner au caotraire que, avant d'entrer dans le Beauvaisis, il aura fait quel- ques efteursioDS évangéliques le long de la rive gau- ^ dbe de la riTÎère, qu*il s*y sera iaitdesdiacîples, qu'il aura continué de les visiter et de les instruire lorsqu'il aura eu choisi Beauvais pour centce dh sa mission ? Si on se repofte par la pensée vers hé teins anciens, si Ton considère que nos premiers évéqnes n'étaient que de simples missionnaires qui allaient aniioncer la parole sainte le long des âeuves et au milieu des forêts nvissi bien qu'au sein des grandes viHea , netre suppo- ettion ne présentera rien que de vraiseniUable, et ré- aoudra parfaitement la question que nous avons sou- levée* L'eatensîon du diocèse de Beanvais an-del4 de h. rivière d'Oise ne serait done que le fruit d'une conquête cvao^éhquc coruuicncce par saint Lucien , et consommée par ses successeurs*
S-
«
misioff mr aiockss. — sis aTâBLissiaass*
^ Le diocèse de Beanvaîa élait-divisé en trois arohi*
diaoonés, savoir : larchidiaconé de Bray > Tarchidia* coné de Beauvais , anciennement de Clermont , et ^ rarehidiaconé de Beauvaîsts, autrefoia de Bretemil s
m
3
5
9
a
16 msroiHB mi Mocta ds bbauvais.
liiulairc de l'arcbicliaconé de Bcauvais prenait le titre (le grasd- archidiacre. Cette diiisioEi da diocèse ea arcbidiaoooéB «esi d*one date fort ancienne : nems la Toyons étàbUe long-tems avant le onnème nède ; Jes limites assignées à ces trois archidiacoaés n'onC point innrié dapnk cette époque.
Les acdiidiacpet ament- droit de vi^e dans lès paroisses de leur archidiacono ^ ils avaient jurisdiction sur les curés de leur ressort , dans le for extérieur et en ce qni oonneme la diaoi[>lino et les moeurs : ib les Oonvoquaient en syâode on en irime denx fois Tan , le mercredi après la Pentecôte et le mercredi avant la J Toussaint : od.y traitait ies questions concernant la Ju- riddiction, les moeurset ki discipline* A chaque synode» les curés avaient à payer une redevance à rarchidia- cre : celui-ci les metiait en possession de leur cure » ptésidait anx.funénûlles des doyens rbranx , et jonis^ sait du dvoitde ^'approprier une partie des dëponiiten du doyen défunt. Il menait é(5;alement en possession de leur abbaye les abbés de l'ordre de Saint-Benoit et de Slûnt-Auçastm» dont les monastère» élaiiaiit situlés dan» soti arehidîaconé. Les nonwaox abbés étaient tenus de lui payer une redevance ^ chaque synode et au jour de leur installation.
Xes archidiaconés se divisaient en doyennés, et ceux-ci en cures. L'archidiaconé de Bray comprenait ' : ! les doyennés de Beauvais, de Bray et4e Montagne ; \a celui de Beauvais s'étendait sur les doyennés de Beau- s ^ mont, de Mouchy et deClemant enfin , TartAftifia- . ^'^^ coné de Beauvaisis avait dans sa circonscription les doyennés de Poht , de Goudnn , de Bcisons et de Bre- tenîl. Le titre de doyen , cotiicédé librement par rêvé-*
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IXTRODfKînON. 17
<|ue, éfait réfocable à m toloaté^ H n*éttih point Umst^
jours accordé au curé île la paroisse dont le doyenne empruntait le nom j ainsi le curé d'HaïKiiTiUcrs était ibyBn 4fo-^i«tèial en 1405«
Lot doyeostraratui avaient itispeetion Mil' lés;co1r€s de leur doyenné , les conToquaient en assemblées nom- mée» Calendes , durant» le carême et au mm de WBfh tembre', '^ttaûént les paroinea ét* leur lemort »*et veiUaient à TobserviÊition des statuts et ordonnances. Us présidaient aux tunérailles des curés et surveiU talent le iiempovel dea» églîM; Cteipie plulriM' était tenue de leur payer wdMt da'ràite.
Ces divisions et subdivisions comprenaient les colle- gîaWs f les abbayeaiet les prieurés , les cures avec leura ^neariata et laaivvliapatteniesi Lenembrede eea écaUissemens est ' néoessai renient Tai^able de sâ 1I^a - ture } on ne peut le préciser qu'en le considérant k QQeépo^pie détemnBtée^ autre il était les annéeapré- eédenita y antva il lem dana la soile. Gommé eea sortès d cUiblisscniens se rapprochent davantage de la vie individuelle » ilâ $oat par*là même subordonnés à toutes les diapeea.qoi en-fiivorisent le développemeot on en abrègent la dnfée : ib naissent, grandissent et se hr^ tifieat; puis dépérissent, lanf^^uisscnt etmeurent ou bien lombeat tout-4-coop comme irappés de la foudre* Des paraisses^ atrtffèfeisflarissanies, des viMsgesvdes vîUea qui comptaient de nombreux habi tan s , ont totalement disparu I et ne sont plus aujourd hui connues que par le souvenir vagiiie et confus ^u*en ont. conservé- les populations voinnes, tandis que des Kenx', autrefois
couverts de Ibrèfs silencieuses, présentent maintenant l'aspeei animé de nos grandes ei populeuses cités. Nous
18 niSTOmS Dil.lHOGteB 0B «BADVAIS.
(jyuroasj dm^ le icour^. de notre histoire, .quand et
kvMuxHBois, Le CcmdTO^^€ftiiil4>emer« EaqiunBoy,
La Ncuvillc-ca-llcz , La ÎScuvillc-sur-Oudeuil , et au* IF^ paroisses. Mais qu*était.<:oe qu Orémaui , dans la
.y^^àlili^4^^flaiay^k^ que PinoMnliM, dans
Iç voisinage de Brombos ?Qu*était-€equeBoûs*Moraiid , ^ap^les ^viriû)^4e Saiot-Maur? Qu*étaii^ que cette .yjnfi<qiii 4L-étéf6iiipkieé« le bm de iMalimfiiflatt» -Iffte.de BaïKiépioeS ImpoaaiUe'dele savoir. Sen» lo-
monter si loin, nous pourrions citer d autres pertes moins anciennes». DaoAieA derniers fiiiyto» Bérone el ftneîl-aarsAijm, a^ix fog/kà 4ité.Qmmmt ^ Canj^d , eiHrc Sains et.Hoimi^y'^ La Rue Prérost, à Tenime de S^iiUr4u3t-«D-Chau89ée ; Mormaison , auprès de XifHppraiiy } ^iit-*Martii> , près Neyam^ Le Qisesoel, fpaès Sam|-ReH(i-eii4^Katt,;éiaieni.attlaotde fiaroisaes
qui avaient leurs enlises et leurs pasteurs. Aujourd'hui
iM^^à» cheKpboos h ptece.qu'eUai.oocupaieat.âur le sol, .^t naaane reaoonurDDS |ilti6 qyefuelqiies. ramdébris qui nous la laaoeiil wiifiçoiiAer* La paioisie de Saiiil*
Ouen ne nous est aujourd Inu connue que par son égtise qui seule 41 édiappé aux rava{j;e8 d'un incendie « ie| a^« pipa pour paroiaaîeoe que Aes habilMade Tliar- deiine et lieux circon voisins. Bélheocourt, près Bail- lerai ^ n'a point survécu à sa populaiiou inoissouMée tpar >P9 mcsmiriàve.épidéaMe : ws habilations vides et aoa %lise déserle ont depuis leii94eBis disparu. Il
existait anciçnneraenl un villa;;c auprès d'Arsy; il en ^exi^it un autre près de Jiainviller;> : plusieura iia- neauv s^élepraiest anv les temloires de SaÎDie^yioye» 4e Guigneooiirt » de FoaiaiaHaSaiiii-LuGieD et ailknrs.
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trisies et sileiïcicux conlnic les plaines du désen (^,). (Joe dirons-nous des monastères et antrfli dMUuu-
florissaos doot nous aurions à dresser ici l'acte mor* toairel Les aoeiefts ti très. parienâ des abbayes de foi»-
\km,4iiBL4Mb9^fëlÊé étaient ëitoéisi ll. ée;«èile»iihs
Irace de Tabbaye d'Oroer : ime petite lontaine au viU bge de Qury est le and indice qui fasse reooiinailre
que piLT ont MdMe» /lobtimé i|M tmê-eipptemÊm
qvCïl ^Ustait de semblables étabilssemeas à Qemip^ à MUMimià MiMMrdD.m jfiMMiy- : .Ujès aiiiifBiéimi '
Saial-Picrre^ on présume qu il a été détruit à Tépoque de la deriUère invasion des i^èa^nIands ^ vers le dixièim sîè«|«if'«Hsid]cittei^«0Qii l«*tndîtMm,piipBlimyli0 dofihetréfttee màmmtkm MM&eBt miM»«Mh#^ an terre, depuis que le» religieux ies y ont déposée» poujr Ui êOHWtrmve à la rapacttéides .iMMbares; Qutt^pts rw^ilia ^kàèk0$ fianjnfcniltairti knqupiia j»i<nngi|t parfois heurter le sod de la charrue au foi'beohe du fûsaoyeiAr, sont le& seules traces qu aiest laissdeS' aprèr eUes ces écoles des premiers âges» oii les néophytes allaient s'initier aux saitffés pratiques de la vie reli« gieuse. Le sol que nous babitons a été si souvent et, à oertaines époques, si violemment agité, qu'il n'est paa 4iHpr<mMi9i6 lasi^miens, cièhiisiaàienk niènt qnmy..en >g;raad nombre , et qu'il ne s'en roweénirq
20 UI6T0iii£ mj DIOCKSE I>£ BBAUVAlg.
plos aiainienaiit ç& et là que ide bietf rares ▼estlg». ,
Mais pourqnoi interrof;er les époques anciennes? Le siècle dernier ne nous a-trii pas suiiisammeut ios- truiiB^ oet ëgani? NVmna^iume pas eti et n'aimns- tnms pas encore bêê&ê de rvtees sous les yeav? inix établissemens anciens d'autres établissemens avaient élé subatittiërdaas la aoîtadea âges; et œux-ci ont été reàyersés à ieilr teiuv il y a à peine im demi-siède : et si l'histoire ne se haie d'en conserver au moins les noms, ces monumens de la foi de nos pères seront tafemem igoofés de WgéoéraiiiMi cpii Tiendra après
les inserirons sur desëtAis spé^
ciaui^ que Ton trouvera ci-«près, et l'on verra d'un seul ooupd'oeil quels étaient nos établissemens eccié- 8iaslîqo,e8 an dîx«4eptiènie siècle :fci Mmsnonsbonie-' rons à dire que le diocèse de Beauvais, en 1789, com- prenait,, outre la cathédrale, seize collégiales, treize ayiayès, cinq prieurés oonventuelSf ifoatmae conHnii- naaiés religieiiaes de diffiSrens oidres, quetra cent quatre cures et cinquante-un vicariats 'en chef, sans compter beaucoup d'autres vicariats et cbapellenies qnà se tnmTaieot dn» la plupart des graodeft pa* rbisses^ on peut de là juger combien étaient neoibreut les bénéfices ecclésiastiques de notre ancien diocèse. •
COLLATBOaS DBS BÉSePICIS.
Ces bénéBcses étaient amant de fimdatîoos pieuses que l'esprit dé foi avait inspirées à nos ancêtres. La munificence de nos rois , la libéralité des seigneurs , la piété des familles opulenies^araient fondé ici unecol-
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IUTUUDtCXIÛN. 91
légiale» là an moDastàm, aiiteors ooe église, une dka- pdkv aneimhdrem : et ovdinaireiiieDtfaB fomkfttiira
de ces sortes d etablissemens se rcservaient à eux el à leurs hériliers le droit d'y placer des ecdésiastkpies do leur dioiz, pourvu toutefois 4{ue xeu-ci eombt k» qualités requises par les saints canons, pour cire agréés et approuvés par 1 evéque diooésaiii. Le. plus souvent oedroitde praientatîoQ se transmettait avec la temt d^oii dépendait le bénffîoe à oonfigrerç et le noulm des coUateurs augmentait ou diminuait, selon que les propriétés étaient réparties entre plusieurs propri»* tftires, ou possédées parnn petit nombre*
Bepuîs le concordat conclu entre Léon X et Fran- ^013 I*% le Boi de France nommait aux cvédiés et ab- bayes de son loyanme : dans le dioeèsede Beawnisy il nommait en outre aui collégiales de Beanmont eNie Creil , pnrcc quY-lIcs étaient de foncLitioa royale. Les * seigneurs des lieux nommaient à celles de Mello , Mou^ chy, Méni et Précy : d'autres dépendaient des chapi* très. Les prébendes de la cathédrale, celles de Saint- Michel, de Saint-Barihélemy, de Saint-Laurent, de Saint-Yast et de Notre-Dame-du-Chàtel> à Vcxception de quelquea-unesqui avaient leurs eoUaiears particu- liers, étaient à la nomination de I evéque. Le chapitre de la cathédrale nommait aux bénéfices de la coUégialo de Sainip-Iiîicolas et à une vin^^ne de diapoBealea en la cathédrale. Un tableau spécial est néeessaire pour ea iaire connaître ces dilTérens colla tcurs. Sur les quatm cents et quelques cures du dioeèse de Beanvaîs, Tévé^ que en avait à peine une eeninine à n nominaion z ba autres dépendaient des chapitres, de^ abbayes ou bien
des seigneurs particuliers. - •
T. 1, a*
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%1 HISTOIRE DU DIOCÈSE DB BEAUVAIS.
Ce droit de pBùmiiag^ était inidé sur la « reoDomiisaaiiae. Il pandasiit dans rordre que odni qui
avait bâti uncé.'^lise et Tavait dotée de ses biens, pût en eoolérer le titre au prêtre qu'il youlait avauta^^ ou qu'il jugeait plus oapahie de k bien admimstier : il pa- laissait dans Tordrequeceluiqui ayaitefevétiii aulel et £)ndé des prières , put en confier le soin à i'ecclésias- lique en qui il avait pins de confiance. Jeia fiwent sana doute les motift qui portèrent TEglise à reoon-
naître et à accorder le droit de patruiia(^c ; mais sou* la protection de ce patronage vinrent bientôt s'établir des abus de plus d*un genres que toute Tantorilé des- éfiéqttes fut souvent impuissante à réprimer. Que con- clure de là? Approuverons-nous absolument, condum- neroii»?nous absolument cet ancien ordre de choses? Non : nous plaindrons plutôt la faiblesse humaine de ne pouvoir çieu créer, rien établir, sans le niar(|uer du tri^ cachet de son imperièciion,
S- IV.
. mSSION DB SAIHT LUCIEN.
Kown^voils de saint Loèîen aucun écrit autdgrS'*
phe, aucune copie de lettres par lui adressées h ses nouyeaujL disciples dans la foi \ son nom ne se trouve dans les actes d'aucun concile, et Ton ne connait au* oun auteur contemporain qui en ait fait mention. Il en est (lu premier apdtre de Beauvais commodes fon- dateurs de la phipart denos Eglises, comme .des pre- miers chefii des nations et des fondateurs des empires : son passage sur la terre ne nous est révélé que par i établissement auquel li a donné naissance , et son his-
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loiie ett.fmr oous comrarie de iànèÉmrîoiiiiM te soiil i» praiUm «nises^dii monàt^t qy^ëtwékffé^
11 ne poorait gucrc ea cire autreinent- . i
Les preBiiexs apôtres de l'^Ëvangile^ dans nos con^ tfm%a!étaîeiMl que d'obrnnidMoinunf ^îavfffrtîf beiveoup plus h amarée pffèdber fci dœtvniedtntltM qiie de faire parler d^eux ; ib arriyaient ^as (asio et MM brait au mMîmi 4ki populations iafiMertopi^Mi tutPBpnmipc t db onifsttit^i ki^liii^'ill ooMpMttfaioMi sans écïal leur pacifique mission , et la oontiniiaietol avec GOiirage> noDobstant les di^licuUés et lea^obst^ele) qpn'ib :MaeDBondcDC mtm lem ft^i h&m vêcM étaîtnt leMDei peu proppesè fim-l'ÉfMnikM^^ «ot^ naiieineiit c*était dans la classe pauvre et parmi leè persoDiies de condition obicoffe cfii'ilsiCaisaient leurs pfemiers prosélytes : lerprog^^de k iiéiM|jb'diN>- trine étaient^ls plas rapides ^ et ses pardmis d^ine classe plus élevée ? aussitôt Tautorité publique sonnait l*alamie, et hpenéoiicioiLac^bàiaîté'eBVoyevataseiipi pUees les propag^ateuii et les diMipi»!dei4e inoiieell^
relijjion. Leurs noms ii'éiaicut i^uère éciîts que "par le juge qui rédigeait leur açie d'accusatpn et prononçait leur sentnice de moet ; «i ceê'wimài léiuiUmip^ nm% et immoviebf ÎRinneiir iilIri éoiDfM*îe»iii(SIMr)jijM- diciaices de cette époque , s'ils n'avaient été gravés en cmwoièrefc inefiiiyibiCT dans bi -aié&idiie ditf WKl«' veaux ■êanwsslw* U «'est donc pas surprminc que nous soyons si pauvres en docunieiis sur rapoire du Beauvaîsië^ il n'est pas sorprenant que saint Lucien n*aît aasieié à aKMeoiicile'i'iiae Mt éestensfe nèii« aient tpeatt été tiMmie, qn*il ne ««'htiinMi a«etttt auteur cvutemporain qui pn ail entretenu jsesjec-
t4 HmOlBB DU MOClHB OB BBAtIVAIS.
taurs^.Un missioBDaire en pays rdolâttie^ilraqué par Ui penécuibn | ne quitte point le ckaiiip qu'il défridie pour aller siéger parmi leS'pontilSR 'des Bg^ito déjà
constituées- il poui'.suit son œuvre avec zclc, et sap— Inique à répandre la doctrine sainte par sesflisoours et B» eiemplcs beaucimp plus qoe pear ses éerits. B^aiUners, qaWnone dise quels- oondles ont été tenus dans les Gaules du tems de saint Lucien? qu on nous 4im par qiAei priviiége ies iustruclion». qu'il auraii adiesëjes pariécffiiàaes4iéopli7te)isenifliitpamni^ jusqu'à nous^ tandis qu^ii île . nous reste rien des Gau- lois ses contempoffams? Assurément les Druides ont éqrit, les JaUoivéqvet ont éeiit* et^iltts lasd nm-fr^ mieietieis ent écrit : q«*OQ netts^iumtre quelques-uns de ces écrits; qu'on nous prés(jnte ieaouvrages des au- t^rs ffmkm de cette époque. . ittnoiisresteeependBDtiiniwmMmt bien préciens
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dttJièle etiles travaux de notre gloriéus apdtre :oeiao-> nument a survécu aux persécutions des empereurs peifiDS et aux dévastations des faarinfesdu Nord, aux fiiimrs des béreaiaiqtteB da .seicîàiiie siècle et aux dé- crets de proscription des législateurs improvisés par rincrédulité du siècle dernier : ce monument, c'est le diaoèse de fieanvais. Bien anlésietw à la monarchie feançiise , ilsuUsle enoure aujourdliui , plein de efeve et de vigueur , comme ces chênes séculaires qui ont bravé tous les orages , parce que leurs nuaines sont plofiDodément implantées dans le eol-^ mais il n'a point toujours existe. Il v eut une époque ou le territoire, présentement cultivé par des chrétiens et soumis à la jorisdiolioA d'un évéque catholique, était habité par UB peuple idoMlte. Or , qui a oonTerti oe peuple au
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chriâliai)û«me? Qui, 4 élé son premier maître daos la foi ? IntemogeoDs qm pères M nos ancAcreg., imerro^ geoBS. les ^;énératiQlis qui l«s. ont. précédés : tons nous répondront que saint Lucien fut le premier prédica- teur de i'£vangile parmi les Bellovaqnes. écoutons sailli Oucn i|ai écrivait v^rs le milieu du soptièm siè- cle; il noiis dirai^e saint Lucien fot k psemierapô- tre du Beaavaisis , que reliques sont en vénération dans ia contrée qu'il a cvangéligjéet-et ipjke saint Ëk)i m ooosacté se^ kwrs à décorer son tonbeaii. Beaion** tons jusqu^à la saissanoe du christianisme en notre contrée > et interrogeon^^ le^ premiers ,discip(es de r£vaiigifo( tous, d'im ^»mvn aooctrd pDodbunefvsiil saint Ludenieur premiep mStre dans h foi \ pea une
seule voix ue s'élèvera pour en nommer un autre. Depuis que des. temples^ chrétiens ont été bàiis dans notre proviaoej bs Beanvaisins n'ont jamais cessé, de vénérer les reliques de saint Lucien , d*allar prier sur le lieu de son martyre, et de Tinvoquer comme le père et le ioo4ateur de ia chrélienté dont ils se §;|ori(ient d'écre membres*
Eu présence de pareils témoignages , les autres preu- ves lieraient superflues* Des écrits de saint Lucien iwn miuMf deàémtade.BesciplaBipoi*îiM» n'àjouferaienc rien à nés cQrtviotiona> parce ^*ib n'auraient d'au- torité qu'autant que la tradition nous en aurait garanli<r rauthentioAéi Ce serait par conséquent la tradition, beaucoup plus que oès docnmeoa eox^-méifaes» qui dé* terminerait notre croyance. Or , y eul-il jamais tradi- tion mieux établie, plus constante ei plus uniforme que celle qui proelagie saint Lucien premier apotnedu Beauvaisis? Le diooise de BeauviM» voilk la plus forte
S6 BISTOIBK Dtf MOCtoB DB BBAOVAIB.
preuve de sa inissioa et le plus inooutoslabfte monii*
ment de aoa «èle et éêr jfeBtrairiiu^' Mais à qûefte époque «diit>lMien'eBt4lveM«i firé-
senter à nos ancêtres la luniièrc de 1 Evanfjile? Par quel pape a^t^il été envoyé? Sous quel empereur a-t-il
mrffeK lëiniei^tyte? Ici iar mdiëea' ooîi^foit défaut f etle'B bien pu noiifr irahslueilM le stilMtme^ dlBê Mté
historiques 5 mais ce n'est point d eiie qu d faut alleu- Ûntdea àèmUs précis et cireonatanicîés, quand il s^ éeotiié UD livii^ espeee-de tenos èHitvë V^boumpIfiSBOiiNM
de ces feits et l'époque ou îts furent , po»r la première (ois, rédigés par écrit : ces détails ne peavent être pttisésqéed^nsdesdociineDflf^oûQtatt^^ les pve&iier$ MkmMfnerqai Airent^eeii^Ptis par les pvé»
dications dé sain! Tucien , n'ont laissé après enx d'au- tres monamens de leur conversiqa que quelques era- , ttlires secreisoiiils se féauissaient pour pdereei cem- ^tin. -Cesc ^ qu'ils méditaient ïes i^Slés saintes qui leur avaient été annoncées , qu'ils racontaient la dou- œufr, fa. charité, le désifitéM*bie&^ el les atttres Tertus extraordinaires de lluniiiiie apasiddque quf les avait évangdisés *, cV st là qu ils ainiaiciit à redire avec quel courage il avait iait le sacrifice 4e sa vie plutôt Ifoe d'être infiddeèe^ véKfoa. lis WÊÙoitniBnv iô Jieu t|tii avah été emMé*4e'Mii sang, et^ie^lcMMliesiQ renfermait ses précieux r^tes. Leurs enfans Tout ré- pété àr ceux c^i vinrent après enir^ et ce réott» pu- rmènt oral, s'est transM de fénénitkMi ei| féaéfB* tiotty jwqu'à ce qu'il se soit rencontré des écrivains qui le rédigèrent par écrit. Maie abrsplusieurs siècles s'étaient écoulés depuis l'aoconpIiBieiM^t du Mt prin- cipal : les géttératiins, à traVen lesqucUês k seutfvnîr
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INTRODUCTION.
6^élaild*aatajitpiii8 rciigîeuseiaeiil conservé qa'eUes eo auraient sous les yenx-lies prennes toiijo«nrs enb-
sîstantes, le racontant chacune à s<'i manière, n ont pas manqué de le commenter , de io colorier et de r<nheUîr selon Je ^ût de leur époque; et les ctroons^ fanoes primitives , déjà altérées par les narrations an* térieures , ont totalement disparu devant le merveil- kax-^pe' les légendaiies du neuvième siède sa fkjh saienft à répandre dans tons leurs véchs.
Dans cette disette de documens authentiques , nous ne pouvons fii^r que d'une manière approximative rispoqne de ia misHon de saînt.Lncien dans le Bean* vttsis. fions n'admettrons point Fopinion de. ceux qat [a lont re monter jusqu'aux tcms apostoliques, et pré- lendeiU que notre saint missionnaire fut envoyé par le.pffince dés apdtrea, ou dn moins par saint Clémenf , aoQ troisième sucoesseor. Ponr endurasser cette opi- nion, il faudrait admettre avec Marlot, historien de b Métropole ^ts Aeims(i), que les E^Uaes delà seconde Belgique, fondées au tems des apôtres y ont été tod^à- coup pi ivres de pasteurs et comme éteintes durant près de deux siècles : il faudrait admeitre«avec ce même liis- lorien^ que r£0iise de Beauvais reçat une preibièrey puis, après deai cents ans, une seooôde easteofoe de deux apdtres qui portèrent le même nom, menèrent la même vie, souffrirent- le même martyre avec deux compagnons également appelés Malien et Julien. Ire zèle pour lantiquitc de TEglise de Beauvais ne nous portera point à admettre une supposition si gratuite et si dénuée de toute vraisemblance. Qu'il y ait eu, dès
(i) Tom. 1, p. 60*li.
2S H18T0IBB DO DIOCtel lUt BRAlTTAtt.
le premier siècle > quelques chrétieos dans notre pro* viôoe, ne A&t«c6 qoe parmi les soldats de la ganiisoa
romaine, noas ne le contesterons point; cela pouvait être ; mais qu'il y ait eu dès-lors une Eglise établie .et un dvgé (pavenié par im éféqae, nous ne povTons radmettie en présence des momimens historiques qui attestent que Tidi^trie régnait encore en souveraine dans cette coattée, plusieurs sièdes après la naissance du Sauveur. Noos ne partagerons pas non pKis Topi^ nion de ceux qui ne font dater l E^^lise de Beau vais que du règne de Julien l'apostat, parce qu'il est certain que le christianisme était publiquement professé dans le Beauvaisis , à l'avènement du grand Constantin , ee qui suppose Texercice du ministère pastoral^ et par conséquent une Eglise oonstituée. Nous crojons nous « rapprocher davantage de la vérité historique , en di*- sant que saint Lucien nous a été envoyé par le pape saint 'Fabien qui occupa la chaire pontifioale depuis Tan ^6 jusqu'en Tan 261. C'est à ice saint pontife que - la plupart clt s E^^lLses des Gaules se croient redevables de leurs premiers évéques. C'est à partir de cette épo- que que date la mission qui a converti nos ancteesao christianisme. Le chef de cette sainte entreprise, après un apostolat pénible et laborieux , reçut la couronne du martyre durant une des persécutions qui signalé* rsnt la fin du troisième siècle. Nous plaçons donct avec Berault-Bercastel (i), la mission de saint Lucien entre Tan 250 et Tan 280»
(i) Toni. ly p. 324.
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iirrEoiHjCTiOiX.
29
• * ' *
S- V, ;
^ . *•
ÉMSCOPàT OB SAIHT LQCIM. *
€e M Ibt pas MaieMit
que saint Lucien vint annoncer rËvangiie aux anciens
pKr an'attHead^anx eidgnkitlnB didorité plus grande
et des pouvoirs plus étendus. Le caractère épiscopal pouvait seul le mettre en mesare de pourvoir à tous Us besoins tpijwladsdp sesUttofsaéDfèrftcs, eidMbs* licvir des p^étvei autant- qa^il eat Aivcfarail à rEglîse qu'il allait fonder* Aussi TEgiise de Beauvais Ta-i-eUe iQiujomrs bonoré oomma son praaier évéque ei fmmm leprenier mkétB^mtt^nnpfàcmmpauûÊks qui rônt successivement gouvernée durant tant de sièeles. L'é- piscopat de saint Lucien , tenu pour indubitable par kss dwieidGMa iHMnédiats de-orax mil a oonTertiftan Anstiainsnie, astmi dt oes Mts ratonqnas que IVmi ne peut raisonnablement révoquer en tloute; et il ne fallait rien moins que l'esprit raisonneur et pointilleux du dix-septième siècle pmir le mettre en proUème et en (aire le sujet d*une jpol&nique s^eose. Voici ce qui donna lieu à ce grand débat :
Ifessire Augustin Potier, . de .glotiense et vénérée mémom, Tenaitde donner une ii0ttvelle*éiîlionda Bréviaire à l'usage du diocèse de Beauvais. Une com- mission précédemment nommée par René Potier, son iîrère et prédécesseur, travaillait depuis plusieurs an- nées à préparer cette édition qui était sollicitée par le clergé. Conformément aux prescriptions du concile de Reims tenu en 15S3, toutes les parties de l'oiUoe di-
30 al^ruIltK 1)1 iiiocÉhË de be^^uvais.
YÎD^ notammeni les Ij^ndes , avaieni élé revues avec le plus grand soin , et avalent subi les corrections qu'exigeait une critigi^e sage et.écl^réc : de ce uombixî était la légende cooceniaiit notre saint apôtre. . : 0nfflait.q«e-k ^ de-satntiinewtta élit éuite à di- verses époques par diUérens auteurs , et qu'il en est deux pciaeipaieaiqaiflBt servi d» liièneà toales ceikis qtiioiit prini.danila-aniiei Ifbas mkvÉoi paintè m»- tnmet ici la' mérite dè œs dettx viès : nous ne cotisi- déi'oas en elles que oe qui a rapport au caractère dont élast ravétB rafiAliia d» Jfarovatsia immf^M vinfévani ffShtt oëlia ttmârés, Tiiipi'iWMliie «afoomamnénatit
altribu(îc à ()don , qui occupait le si^^ épiscopal de Jkauvais eu ,^60) mais des conaidéiations qui nous pa^ niMiif 'tffi8Hgri|v«s;k' fimt jugar amédeaaejàioe pré* lat (i). Or, il cAdhtdanajcellB vie qve aaint.LaiiMB reçut la consécration épiscopale, ot vint ensuite pré* cher, y^angiie: àtlfeanvaiSb/La Bcwndr r^a été Fédigpéa an liooviièin;âiMÉ.t)av liti nûiéeiaMiyina ipndéebffe
' . . '1 , (i) L'auteur de celte vie dit que saint lAicicn, après avoir quitté Rome, se lendit a Pavic, vil/e royale: or, Pavic ne fut viïle royale qnc depuis l'an 551 jusqu'à l'an t74. — Il nomiue Toulouse capitale d'Aquitaine; mais œtté ViHe ne fat capitale qiit de €i» à 6S1 ^ dnncnt» k vie dè Caribekt , qtoi f éu-
ioaveiit fait Jiienti^ de la procession da àat^-£9prit, dootoa dispatait alors : or, é'^j^rèa ce principe , on serait eâ droit de cOndfirè que ta première vie est biea antérieure au neuvième siècle, puisqu'il y est sotittnt fait meUtîom ' dé U divinité de 1. O. qu'on (léfeodait tOtitre ks Arîetiéj léfig-tenu avant cette
a
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iirmoBwinoN. 31 rayoif éeirit^ mm ia dictée de saint LucpAi)» qu^ |ai
tances de sa vie : ce dernier écrivain don^e à notre aputre,l9iquaiMé4^|irélre.
sous nos premiers cvéques. De très^nciais Bréviaires iBOiHMCvitd ,>(pie Ton voyait amroibis en .la biUiiHbèv
drale » enfin le Missel de Louis de YiUiers, en 1 499, et celui d Odel de Cbâtilkn;) fJQi dsm lesqa^ on
prote de.mttt Lucien y s^ maHêni^ 4e preQvœ qvte
TEglisc de Beauvais a toujours honoré comme évêque ceigénpreux UlUète és^b foi. La seco[id9. jrie étant plus ooarte qoe rantre^.-rf^ inWwhlrtnnlilttMe dmis Jhs Btévilâret mtniiaelritS! qtie ^acun transerî- vait, sans contrôle, pour son Msage peirsonnel, avant
iliiiMMiiîiua de i'iii4>ri«ime« Xb Jè. dkr pwssft dm fe
de Jean de Bar, puis dans oeux qui parurent succes- sivement en 1497 el eo l^^ir p^r rautorité de Lpuis
poilji^Mfè»^4a»arédîttofir4Q 14I1B<
L'illustre et pieux évéqiie qui venait d ordonner de revoir avec le j^usi jpriuiii ^ia tous les livres liiAix* ^iifai(»et.4'efi.Âtti^>lJlieiiil«'9elb édition, fit roirui- cher ce q«d fivuit ^ en^umnlé au moin» anonyme, ^ y substitua des», landes /otpposées sur le teiite de b premièro vift.Ii viipliit qœ mim Luoifin fit honoré camiw é véque danft ioiil90 bs ^lilos de ton ^iooàsa, ainsi qu'il i'avîiii toujours été dans sou église cathe-
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dnile> depuis même 1 adoption des Bréviaires fMréoé* demmeiit imprimés. -Ce fut alors' qut l'on eria kVinm^ ▼ation et que colnttiettisèimt kBdhtQSsioDs sur Tépis- copat de saint Lucien : alors au^, comme dans tous les tems» oeux'qui avaient ia ^iBOtiiB ^&tadîé'Mlia llia- dèrê firent les premtera ^ët les plus atfdèiia kt 'aMaqoer le nouveau Bréviaire. Cependant, les savans et les érudits se mirent au travail : toutes iefi^ bibliothèques farotkC' visitées; tous les aftclens ittâni»evii8y tons les viedx pansiMaiiiÏB limogés, 'et «hacuii reeiieillif a<v^
avidité tous les témoignages qui paraissaient favora- bles, à son sentiment.' De ces infatigables rechardies sut^gimit » armées imiieB ^hcm i-deûK opttibais op- posées <{iii snixirèrailtiiaciine son drapeau, et se li- vrèrent de fréquens et opiniâtres combats durent (e cours du dift-eeptièBe siMe.'
Les advetwires de l*ép&ieopât de -saim Lueien- fri^ saient valoir en leur faveur les anciens Bréviaires, les Légendaires , les Calendriers , les Martyrologes et an- tres livres lîtmfpques écritsdejMns le neiiviènie'Siècle : ils invoquaiem le Uioûie anonyme, Methodius de Cons- tantinople, Raban , Adon de Vienne, Usuard, Notker, Vincent de Beauvais, et autres roartyrologisiest légen- daires ou historiens : ils produisaient lé Martyrologe romaÎB, ceni de Dijon, d*Utreck , et plusieurs autres qui ne désignent notre Saint que parla qualité de prêtre. Ils fiûsaieut plus i ils s'adjngeaieilt«Doof«et'le siletioe de ceux qui ii*ont point parlé de èinnt Lucien , et les paroles de ceux qui , sans faire mention de son épiscopat , D ont célébré ei| lui que l*apdtre«t le wwr- lyr de la foi : ainsi , de oe que saint Oueii, qui écri- vait la vie de saint Eloi vers Tan OGG , ne donne à ^int
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Laqte d'aa^ '^HfiiSMkMi qùe <!eSte d^apdtire Idti^ BellMntfùeêi-^ u^'Eiitiani Bebtàtùnm^ apo$ioli(i)i 'u de ce que Bède, qui écri'vait vers l'an 730, ne le quâ-^ lifisi|«e de martyr ; deee que les édiivaias antérieurs n^eo ont rien dit , ils oonduaient que le foiidliteat^'dé i'EgKse de Beauvais ne fut jamais hondré'da carac^re épiscopai. ' ' '
■fies emiiaieida h vpit-, étaiaDt |»iiteinenk
ntgklma : ammae de* aiAtMrtié»* inVéN|uée8 Iii*à pbiitfi vemeiîl déclaré que saint Lucien n'a point été évéqoe: aussi nefat-it pas diUic^ aux apologistes du nouveau Biériaife df eir àéamirer tonte la hôAàesae. fis répôti^ cfarient que le^nlênoe dé oetix qui n'ont point ptlrié A saint Luacn ne pouvait pas être tourné eh preuve eontre-aott épiaemiat>, oônUkie', de ieàr'aveu \ on n*én
*«3riMénee'du saint ap6X tre. Il en est de même de la qualité de martyr, qui se trouve seule ajoutée à son nom dans plusieurs écrits : mint Ueois de i^ariâ n'è»f pàé ttotrâmëàt qualifié èani MB Ànoienr Misielé -, qui loi a poùr céléî donfeM lé caractère épiscnpnl ' Ne snit-^^on pas que les poiuifcs martyr^ n^étaieot oixlinâireihenticéiébrcà dans rF!f];1ise, «nx teus anciena , quf'ëâ dette- deitiîèrc' qualité? Ani yeux de la ftii'vive et héroïque des premiers siècïés'^ cettequalité doininaitet embellissait toutes les atitreè', 6t<)«pl>iedtr.tiwr^ro élàik^le principal et le pià^bUni titie de gloir<sl fiÉbii'Olien^' U'datf 'Yrâf, n^'dfeT^é le (bndateur de TEf^lirnî de Beaiivni^ que |inr h qualité d'apdCfîe^ BMÎa tant-it en conclure qu d ne recoililài^ sait en lui qtle lé sitt^e prêtré?'De]fmis qààfi4 Ui'i^
f t , : J •» : un..
(i) MSdeâoriUs. -
T. I.
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d apùtre est-il inconciliable avec ie caractère épiacopal? Et s'il na Texplttl poifMt» 9i ^ contraire ii le rcsoftcme impUcitenent, cette eipitma» du nini arakevéque
de Rauco ne ^l'^t-ellc pas plulôt e9 notre faveur que «f^ntre nous?
|4» MartyrolofiM, pour9ttWaieiit4b, elks antm écrits qui rangent le patron de notre diocèse pann \m
prêtres, ne peuvent pas non plus vous servir d'armes P9ur. atti)^u<Mr ao» épiscopat ; vous savea» aussi bien qoe nons» que las auteurs de ces éontsanatilaiit iW bitude de copier leurs devanciers, et que ceux qui, les premiers y ont employé le mot presbyter prêtre pour qgaatifier saiai Luden» ii*^ni bit qu'adopter une-eaB- prcfssion qui , dorant lesjuiit «ides de rB-
glise, s'appliquait auâsi bien aux évèques qu'aux sim- ples prêtres, ainsi que Tou peut s'en convaincue par la lecture des écrits de wint JérâM» de Tkéodorot , de s^nt Reni de Lyon , et d'Bincmar de Reims. Cette expression, comprise comme elle 1 était alors ^ n'auto- risa pas à conclure qiie le sujet à qui on fe|ipliqiie n'était pas twrétu du caractère épiseofial*
Mais il ne suilisait pas aux valeurcuj^ cliaiupions de répiscopat de saiiu Lucien d'avoir ainsi éinoussé les tcaks de leurs adversaires : aux «utoriiéa purement néigatives qui avaient été invoquées contre enac, ils opposèrent des autorités contemporaines, ils en oppo- sèrent de plus anciennes qi|i déplareat poritivement ^nl Lucien évéque de Reauvais» A. Raxoniost ils op- posaient Raronhis lui-même dont les annales contre- disent, ^n ce point, ce qu il avait écrit dans le Marty* rologe romain \ à Usuard ils q>posaieat Usuardj aux antres Martyrologes , les Martyrologes de Crémone, de
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INTHODUCTiON.
LicflBÎe CD HaÎMiM, des abbaye» de Saint-Martia'dtf Tomiay , de Sediif-Iiiieieii , de Breteml et de la etA^
légiaie ck Saint-Nicolâs de Beauvais^ enûn ceux de la icadiédnde, i'im de ld23,etr«Qtrederaii 1000; daai tons cca Mai'lyrologes , Èmt Ancien est qualifié é^éwé* que martyr : ils opposaient leâ témoignages de Diede- ric , relîg^ux de Saint-Benoit-sur-Loire, et de Pierre- b-VéaéraUe : ib oppMaîeDt dtedqiaM «tataes qui oMUiaieiit évidasHnent k rorifçiiiede (a statnam ^té- lieane (i), des sceaux, des bas-reliefs d'une grande antiquiié; ces aucieDs monomens représeniaienC saiiïl LucsîeB eo bahîts pmtifioasx, avee tm& tes aotm at-^
tributs de Tépiscopat : ils opposaient des églises les plus aacieuaes du diocèse ciédîëes sous Tinvocatioa dé aaini JLuciai, évé^e et «artyr. Des aaiorhés si pod-^ Û9eê mMlenl aBsafénciit pins de confiance que le^ expressions purement néf;aiivts qu'on se plaisait à faire vakûr contre i episcopat de saiot Lucien.
Cen'eatpaatout^afiade désarmer entiiffeiiieiit leurs adVersaircB et de leur 6ter tout moyen de riposter^ ilt remontèreol à la source oii avaient puisé tous les lé- jreiKlaîrea qu'où ieur opposait, et déMoufrèrent victd^ rtcnseuNiit que tovl ce foriMdable appareil de oiMP lions sous lequel on s'efforçait d'ensevelir répiscopat de saint Luctea, n'étail, en dernière analyse^ Ton-
* If
L 1^ _ |-|- I r ■ r •• -1 I Li ..i. I . I
(i) Une flstae dt «loi Lacito » ca bdutt |K»tilifltaa« , Ht vojait io'Jmiobi àm diâpiiefta da pwioiei' piUer qm supports
l'une des âtnx retombées de l'arc ogive du sanctuniie avant i'iatcndif de i!80. — Gilberl. — l'arcille statue existe encore dans réfjiise de lîiu v , rune des plus anciennes du diocèse £lie fait partie du cliapilcau d'un des piliers près du baptis- tnrc.
nfSTOiRF ni diocèse de de au vais.
Tfagc que d^uQ seul homine qui avait , fiour ainsi dire, donné le mol d*ordre à cette croisade dt^i^e contre le
premier évéque de ficauvais. Cet homme était Hilduiii , abbé de Saint^DeniSt qui écrivait vers Tan 836. Tout préoccupé de la gloirètlu Saint que son abbaye recon- naît pour priir oii , i! entreprend de prouver que saint Denis de Pans élail précisémeol ce même Oeuis que saint Paul avait cotiveili att cbristianisme, par soo admirable discours au milieu de l*aréopa|je ; qu'il passa de îa Grèce à Hoirie d'oii il fut envoyé en qualité d'é- véque annoncer l'évangile aux Parisiens^ plusieurs collaborateurs lui furent asscxîiés^ entre autres saint Lucieu qu'il ordonna prêtre , cl à qui il donna ensuite mission d'évangéliser le Beauvaisis. De \h le sermon du moine anonyme^ car la Cuncnse vie rédigée par ce moine n*est autre cbose qu*an sermon dont on s*em^ précisa de faire circuler des copies : de la le Mai tyro- logc de Baban qui écrivait sous les inspirations d^Hil- doio avec qui il était étroitement lié : de là les textes en langue grecque envoyés deG)nstantinoplc par l'ar- chevêque Méthodius à qui i abbé de Saint-Dents avait £nt passer ses mémoires; de là enfin les autres ou- vrages qui furent ensuite composés dans le même sens au sujet de uotre saint apotre. Inutilement on chercbcrait une autre source, à tous les écrits qui ont mis saint Lucien au rang des prêtres; Uilduin et le moine anonyme sont les premiers qui , pour donner la prééminence à l apôtre de Paris, ontattentéà l'une des plus belles gloires de l'Eglise de Beauvais.
^oilà donc les détracteurs du nouveau Bréviaire refoulés jusqu'au neuvième siècle et forcés dans leurs dei^iiars rctranchcmcos : en vain chercheront-iis à se
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INTRODUCTION. 37
fieiire iiiie arme du sifencB des siècles aotéiaflors ^ cotte unique et demière ressource ^ leur^re viet^rieu-
sèment enlevée. Voici un cali ndriei* dont ils sont 6b\ïw §68 de reooDoaitre i'încoaiestable autfaentiohé f e'ast le caletidner de Gorble; il porte la dale*4le l^ 710 : le Spicilège nous Ta conservé , toni. x, page 130; voyons ce qu'on y lit ; « m id. jan. JBdivaig^ civiiate , natalis sanetî Lueiapi saiseon et nnrtyria : le gaièM.joar des ides de janvier, on cëlèlire à Beaavais la fête de saint Lucien , évê^hk et martyr. » Voici un Martyro- loge que la catbédraic de Beauvais conserva seigneu- oement dans ses archives^ depuis &^*an 1000; en y: Ut : aiLviical. novembr'. Bellevacus civitatc, translatio et dedîcatio basylicae SS. oaartyruni Luciani Episcof^i, Maaiani et Jotfaiii : kidia^sepl des caleniies de.iKH iwmbre, -o soleonîse à.Beaiivaîs la dédicace de b ba- silique et la translation des reliques des saints mai tyi s Lucien £vÊQUE^ Maxien et Julien ses compagipas. » Or, aîontaient^ils, iabasdiquedieaaialLtioieOy év^e et martyr, doot on célébrait la dédioaoe au dixième siècle , n est pas régUsc que nous voyons aujouid Lui, puisque oe n'est qu'au douzième siècle qu elle a été fallie et cafisBcrée9 c'était donc celle qui rai|>réoédéo« et dont la dédicace fut faite de 580 à 590raiaai que le prouvent les titrer anciens. Ainsi dooc> dès le siiième •aiède^ waA. Lucien était hofeioré canine évéque»
S'iLMIaît de nenveltes fvewes , non» pvodnirSonf des titres tîouv es , du tems d Aa[juslin Potier, dans des châsses très -anciennes» sur lesquels on Usait ; À\ Idicim, é^éqii^é.m : nous prodniriûns les diptyques de la cathédrale , qui conservent les noms de. nos évé* quQS suivant lordic de leur succession, et pr^seiAteut
38 HI8T0IRB DU IHOGiflB DB BBADVAIS.
^amC ifUCieu comme ie premier aaoeau de ceUe lon^uo cbaine qoe noos alloos voir se déranler à tiavors Im siMeik Oa a loog-^Bo» oonserfé , dans lea archives <la phapitre, une liste écrite sur parchemin , et coniiouéc sans interruption depuis le sijûème siècle jtisqtt*aii dooiiAiiie : cette iisie, d'une aKllwBtîmlé non eonis»* tée, présentait saint Lucien en léte des évèqiies do Beau vais. Mais à quoi bon nou$ étendre plus au long? Arrâtons^Bims et deaiattdoins ; à qui £Ni|-ii s'm râp^ porter' de prAfiérenee du sixième siàele eu du dÎB- sepiième, sur un fait qui s'est aceoroplî vers la iîn du troisième siècle? Les pasteurs qui vivaient au aixièaie tiède 9 si rapproché de Tcpoque oir aetre saint aptee a rceu la couronne du martyre, ont -ils ignoré eu queiie qualité il était venu évangéliser notre province, et à<»t-il été réservé aux disoeurevr^ du dn(*septiènie d& déoourrir , par 4ine ilkuuMtion ipudaine, qtt*i| n'était venu qu en qualité de prêtre?
Jttais voici un dernier témoignage qui portera, la ^éoumitraaiaii jusqu'à rérideuee. fioeuions les lems aiiljrîeurs au sixième siècle, car eux aussi ont perlé de 1 apdtre du Beauvaîsis : ouvrons le Chromcwn his- pmnèDnsôf que les Bspagnob attrihuent à Flavius tex** lér, uofttemporain de saint lérâeie; uous- y MrsM h qualité d'cvèque donnée à saint Lucien. Interrogeons réglise de Wich , ei^ Galekigne i notre ue iui est |ieiikt ittemmu^ elle adeiBwadé et dbseuu uw portion de ees reilqttes. M. Foy deMut^Hilatre) ohaudnede Beau vais, lui écrivit à ce sujet en 1699, lorsque s'agi- tait 4^ grande disousSMO suri'épisGopaidesaiol i<ucien, et 4^ eu reçut^ trois hmns après, une répouse en ce^ termes : « De sancto Luciano martyre nuUa alia habe^
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mtoBUcnoir. 39
fur Dodliaiun ea qii»liabetiir in libro ooostkniioiiuni
eyuotlaiium WiceQsium sub sancto Justo Wiceatii episoofo qui ad annain 330 ponimU, «nb bis yerbif ^ — Et mb boc efiifoopo, reliqui» iandi Lndani Bid-
uacensis episcopi Wicum îranslatse SUDt. — Sous Tépis- copat de mmi inile , qui Vfvait vers Tatt 320, deà fe* bilMB àm «Énr Luote^ il«ft«M éb Mmmè , IbMrc apporte» à Wîeb (t). » Cette preuve eét dëetoiver Au&si M. de TillemoQt, qui était venu visiter ks ar- drot àm, dafiCM d» te MbédiiUe, Aift4t ii Ihi^ ilavdrréfMsoopaijdtfttMW^Mlm ^
des autorilés si notnJbreHsos , si imposarrtés et sî an- deraes, qu'il promit, en pcéMoce de MM. le MâM^ ffmop aft de NoMr r dMuuiiica, «t de Gimdei<, Mté de SaÎDl^Pierre , de rétracter ce qu'il aiFaif ^rit peur défendre i opiaicm coMraire : la uiorc ne Uii iaissa pas fe ta»ad'cncMriK pmaeaw (»)^
Il m é&m àémmif attanff ^Haai fidt Uiityrique est su^ptible de l'^re , que saint Lueien , premier apdtre de Beauvais, en fui aatat le premier évéque, ai qw c'm bMQ titoénmmÊÊAt^ jf&am éefiiraîn, dont nous fMurbons m9fçmète , se permit non seulement de nier à'^iscopat, mais encore d'élever des doutes wr à*aakMoa do iiiMi« séi«t et gtoeiaux yatri».
(i) Nous devons à là vérité d'avouer ijue de graves docteurs ca Espagne rt^vcMi^teet, eu ^ioute raulheaticite du Chronicum etdeiGolittitatioM ci-tkssiis meotiooDMt ^ puûs ce qu'ils oe révoquent point en doute , c*ett lenr grande aatiqwté : ca|f ^ nom sniBt ponr démontrer combien est ancienne la tradition^ foodiant f ^soofiM Aè fafnt Laden.
ft^MBdlfll. ét Kolljr, toiu. iv, iâ, delM. ftérel, ÙanSs ftUncqnet. • " ' . . t
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« *
' ' ' "SOCCESSetJRS bg SAINT LUCiEH. •
suçc^sfiivemeat occupé ;|e ^ié^ jépîfloopai qu^ilimnit ci élever pfkr ses travaux et de omacrer par son sslqq. Ce mj^it i^.M)»..'ei.4MeD iutéfeflÉanle ^idene^qw
611' son CM^
drc , les gra[n4^ et imposantes li|çures de ces noïnbreux poDtifes qui oqt présidé» dttiwt tant de siècles , aux ^ipém ()sil'RgÛfB:|l4 Aaftiiviisl. loi» la miamà ce»- roQQée4*u9Q auréole de gloife^ là, Ifr8eiciiniee,lft^«1b i^(M^te^t te mérite réel; plus loia, Téclat de la naisr 9mf7ik^b9im êi^^éù IJSgliae ètdai ËM^eafiii^ la^pîto^ldui mattyre plaoéè •iut'deiix:extféaiilé».db cette longue série de tableaux , comme pour couvrir ^$:(|V^>ies*lAct^j^ÂA.y jceucoatreaide ioixi aiLloîa) fillilc^-îlfpéiw.ticiiM.ooUee Âtaèliameet ph»
ii^tructive;tQU( à-la-Xoiâ? .
.ItQ^SûlidM .S^auvaisiSi réeewfiieQt arrosé du sang de ma ipUmier «p^ljm^ «'aura |sa0«ié «léiiile miniiu de vertu et de potelé. Koiiit de , doute, fus <iibiÉ« E^lm iitiissauie, qui ii avait alors à offrir k ses pontifes d'aiitn* h^''''^gff que la pauvreté , ia persécution et la mon » n^ait compté plus^i'im Samtf paffBt iet aoooaa*
seurs immédiats de son illustre et héroïque Ibndateur. LeS'Màrin, les Constantin, les Hildeman^ les Ansel» li^ttiiTObt pas été les seuls dobt leurs conteinporaios âeht vénéré la tombe et inscrit les noms ait catalogue (JjÇ3 Sai^^li» ; np^|S $|urions d'héroïques vei^tus , d'admi- rables dévoaemenSy et des traits d'une saiole^éiû^
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liIRODiCTiOy. '41
nente k'àéanre^ s*îl noas teit donné de péoéLwft dtns
les secrets des siècles aucicns : mais nos pères, plus eiDjuressés de recueillir et de loçltre en pratique les leçons dbilom fnalsan» qne -de léàà^* pav éeviiie Htaii deJevt&aeUoDs, obligés d^ybavffàfine gininde circonspection pour ne point attirer ^nr eux les Fq- rear» de la perséoution r ne noiis.oftt guàv^ tianfimi» que ks noM 4e oenx qui les disigdateni dans.la Toie du salut. . I T • ; • •
Cependant, i iigiise de iieauyaiê, ânble et obscure dans stS'fnmières années,' n^ tarda ^ k grandit^ k a*ëlfindie et à prendre rang parmi les B|g|llâes les phsn' illustres de la seconde Beligiquc. Elle vit bientôt les membres les plus distin^ésde Ja noblesse, des grands du foyawnet des fnînceftdn san|^, destfils de FnùM» ambitionner Thonneur de devenir ses premiers pas- teurs : elle cooip^ parmi ses évéques cinq princes de aan|^ royale t^nq oardînaui.» faeenecMip'de ministim d'Btet, eLun-très-grand^nombrede pvéints égalénent illustres par leur naissance, leurs talens et leurs ver- tus. Depuis la donation de Roger de Champagne, en Tan 10 1 8^ nos évéq«e»ont éié oomles^éaBeanYais, puis vidantes de Gerbtroy , pairs de fVance , coneer-* vateursdes privilèges de l'Université^ et revêtus d au- tres titres bonoriûqnes* Comme 'pairs de France, ils ttiBiBtninnl,iini sacreda ndhjnw » oocopaient lâiffoinème place parmi les pairs ecclésiastiques , et portaient le maoïeau' royal à la cérëmonie.du sacre.
Lesévéqnesde Beantïdsî a¥antde]Mmidre perasnr neUement poflMBSton de leur tiége , étàîént tenus de
se rendre , le jour précédent, en l'abbaye de Saint-Lu- eien, où ils étaient reçns par i^abbé en tète de ses ro«
. I
4i UISTOIUK DL D10€È8Ë DE BEALVAIS.
lîgîeux, (ftà leur présentait kt oriii, Vma bMÊ» et Vmem, «t le» ocwdiiisiit proeeniMMMileiiitiii à Té^
glise auprès des reKques du saint apôtre du Beanviiî* sis. Le nouyeâ jéréque y priait diuam <pMlqoe tenift ^ nMttMi sa panonne et son diocèse M0 la pftMesskiei du seîht martyr, peie élirît întnxMt ett ta «fasiiinre où il dbrait passer la nuit et méditer sur les vertus de eehii dont il «Heii devenir le snccessswr. Le lenn demain, il se rendait de nonvcau à Téglise pour- y eateadrc la rae^iic, après quoi, revêtu d'une aube et marchant nus-pieds , il était conduit par la pn^- cession de l'abbayte jiisq«*à une cicâi planiée sur la Totue, à qndqne distance de IWid^Dien : H se / trouvait réuni le clergé de toutes lus paroisses et de toutes les communautés de la vîilei ce novrcau cor^ té^e conduisait réréque jusqu'à la porte saue la» quelle ratlcndaicni le maire et les pairs pour lui en présenter les clés comme à leur se^neur. Apràa raveîr baraugné par lui «mine eu par un avocat^ spMaleinent dwargo de cet ofifiea, le maire dKsali an prélat : « Mon irès-redouplé seî^eur, nous vous bail» Ions et rendons les dels de vostre ville de Beauvais» et sommes prêts de ynm fmm le Jenneot^iier aons somme» tenus, vous suppUUnt lniml>lemens finre ce que vous estes tenu vers nous. » L évéque recevait ks dés, les élevait sur son épaul» en signe de {MesBSsienrf puis les remettait entre les nains dwnniffe en lui dfe sant : « Maire , je vous baille en fjardc les elcls de ma ville de Beau vais , à la charge que vous me les ren- dues toutes ibis et qtmites je trous les dmnanderaiy. » Le maire alors répondait s « Je tees jure et promets^ otonscigneur, ooaime naairq et pour toute ia ville,
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guder V08M corps, mlw YÎe, m-neoMn, mir»
honneur, vas cfttlieujf et ^osdroiets, sauf la- fidéiilé iluiQ auk liai* > L'évéque à son tour reprenait et disait : nSt moi, je w priMnate vom nwintciinr tn ¥fls fira»> dôsesetlibertéi. 9
Aprè^ces premières formaUlés, le prélat entrait en sa ville épiscqnin^'et, précédé d'une nombreuse pro- cession, esoorié «t suivî purtoolBS les MtBbMdéB d^ln Ttlln en dn diocèse ^ il se diri^it ver» fo fMnrle da CM^ tel, sous laquelle s'élevait un pont ou estrade en bois ; sur ootio osirade otaii pinoé, les vasMuix db i'cvè» ché, un sU^ portant «m coossiii orné de^nnnoirios
du nouveau poalile^ l éveque s y reposait quelques inaians, et devait souscrire à de nouvelles obligations^ m&t de se revêtir desbslnis pontifiein «t de pépé* tfier dans la esté. - -
Bientôt arrivait le chapitre qui jusque4à était resté en la cathédrale^ il s'araaçaît en oidro de procession , revéta de ses onnniflns soleiniels : Tnn des digni"»- taires prenant la parole , adressait une harangue au prélat , puis lui présentait la formule du serment qnll était tenadafittre et qu'il faisait en ces lstine8:<£go i¥l pramîtto me honft fide oiiscrmtufMm jura, prtv»» le(;ia , libertates, consuetudines honestas et approbatas ËcciesiiB Beivaccnsia : sic me Deus adjuvet, et haso Oei veKlia.*«^Jb pranels qoel^observeiatdeboiiiMi foi les dnitts , privilé^ , libenés , omitinMMrlionBéies et approuvées de TEgflise de Beauvaîs : qu'ainsi me sott en aide Dion et sa sainte parole. » Il apposait en* suite sa sig&atnre an bas de cette fonttnla, recevait la chappc, la mitre cl la crosse, puis était introduit fai la cathédrale , oîi il était installé , au son de toutes
44 MUTOIIIB DU «lOCÈSE tm BEAI VAIS,
ks cloches de la -ville. Le TeJhmu y et assez ordinOTe- taent b mené pontifiœle .lenAûiaiéBt k cérënoonk,
après laquelle le nouvel évéquc éiait conduit soletineU lemeot au pakûs épisa^pal doQl il prenait possession. G>nYenoii8 que dans cette solennité, oii Ik» nè^perJak au prélat que de ses ^voirt et de se9 obligatioDS, il y avait de .graves enseignemcns bien propres h Pempê- cher d'être ébloui par la pompe du oérémonîaL s Celle oéréonook) de date Ibrt ancîeiiiie» élak^oUî* gatohre poiir l'érétfiie, et il ne pouvait s'en dispenser; eu ce qui concerne le chapitre , qu'avec ragrémeot de ce defnkr. L'obliption de prêter jBerment, à IWtrée de la villes existait déjà vers- la^^inr dai^on^ zièrac siècle (i) : elle fut imposée à l'occasion des fvéqoeas démêlés qui eulreteuaieut alors la divisi<»a entre les évéqnes et la commune. Ce âic Pbilippe- Augtiste qui , pav édit' donné à Melun v Tan^ iéf 6 , en prescrivit la formule telle que nous venons de la rappdrter , et qui iiii tbnjours ■ 'snâvie depùîs^ cetie époque. Quant à oeinîacpièr Tévéqae faisaitvàki requis sillon du chapitre, sons la porle du Chàtel, loblifja- tion en a été imposée en 127p par Kenaud de Nan- teuil à Ions ' ses auocesseurs mat le siège épisoep^l dè Beanvaie. Ce prélat possédait de grands liiené dans lé diocèse : il en laissa, par testament, la plus {grande partie à son évéché; à. k charge par tous ses succès-, senirs de payer une jwl^àènneUèiaii ehapitiie^ ik cathédrale, et de jurer sur lés sbint« Evnngtks , de^ vaut k porte du Chàtel, eu iaisant leur eutréc soleu- nelk,*de respecter les droits et privilégea^i^ehapitve;
(i) ïvoo. caraai. ep. t.
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IM RODUCTIO.N. 45
sinon, les biens U^ué» aéraient mis «n vanie, et les
fonds en*proTeiiaiit employcs au soulagemeiu des pa|i- vres. ' * ■ *
UEMECRE DES ÉVÊQUES '. LEUR AD1IIS1STR4T10N.
Après k presIâtbQ'dB eement et rinBtolktiini en
Fcglise ontKédvfile, ^^nuiit b mise en posMBion àu pa- lais cpiscopaL et du temporel de rëvécbé. Cette céré- monie» qni nvnit «mn sa solennité » n'exîgeaii pea ab* solument h présence dn nonrcau tknlwre; elfe se fiiw sait quelquefois par son fondé de pouvoirs; mais quand il faisait son entrée en sa ville épiscopale, il était ton* jours ooDdbit atec pompe an local qni devfâc Inî ser- vir de demeure , et son avènement était ordinanreaMBt signalé par la mise eu liberté de (pielques détenus pour dettes et par plusieurs autres actes de bienfiûsanoe. Il est bien cerièin qneœtie nâse ep poaMMbde févé- ché et de ce qui en dépendait , ne date que de Tépoque où 1 £glise de Beauvais lut, suiiisammeat dotée pour loger et entratenir ses pontifes : qtiand oib gommi* ça^*il? Ce n^a du ém qu'assee loo^tems après h
conversion dL's Ik'llovafj lies an christianisme*. Nos pre- miers évéques n'avaieat d'abord d*autre habitation que oeUe qtt*ils ponvaieDt se procamr par lenrs ressMnxns personnelles; et assez souvent ils aeoeptnienc ffaospi- talité que leur offraient rattachement et la reconnais- sance de leurs néophytes. Uneanoienne tradition dé- signe» comme ayant été habitée par saint Lucien, une maison de la cité, iHluéc au sud et loul pics de l'em- placement où fut batic d'abord une égii^ en bois 9
46 HISTOIRE DU DlOCivStil lili liEAl VAIS.
puiSf au onEiève miscktj la cottéfpale ào saint MifiD* ]as(i). Bîmldcaprès^ nneaotreéfiilbaayaotétéélefée
sur le tombeau de ce saint évèque, il est à présumer qoe ses successeurs ont établi près de ià leur demeure, et qu^ils y ont vécu en oommunanlé avec les prêtres^ qui partafi;eaienl leurs, travaux. Telle a été sans doute 1 origine de Tabbaye de saint Lucien : ce qui porterait à le cioin, c*cat robligatiooi tfdéuiti da wm îoiaié- * OMMrial , imposée asz évéqnes d*aiHer pasaer la Mit en celle abbaye avant de prendre persouucUemcnt pos- session de kmr siège» et au diapitra de k cathédrale d'aller y enterrer ses morts; oomme pour leur rappe- ler ({ue c'est de là qu'étaient parlr»^ leurs prédécesseurs pour s'établir dans la cité* Mais ce ne sont là que de pnes eoBjeeliiies tfai ne reposent ser aM^un doe»^ mes faiBCortt|ii6.
Quoiqu'il en soit de ces premiers tefiiB, sur lesquelif lliiaiQsra est muelle» nous sevoes qu'en dd3y Dodoo rbn des pmnera ét éques de Bcesmns, haibhak loiellà-' teau à S.-Just-le»-Marais, d'oii il se rendait assidûment à régUse de âaindl*Pierre pour roilice des matines qui s» chaataietttabcs pendant la nttit(a)b Après Dodoa» ses successeurs €lément ^ Hildenian et les antres évé-< ques nous paraissent avoir résidé dans Tiolérieur de h ville} vais rien ne noua indique quelle demeotre ila ont hahiléer Desressead^doearchîteotnre Ibrtancienne que I on voit à lu laçade d'une maison située entre la rufi du Prévôt et celle de Sainte*- Yéroni^pie, deunant snr in place Saîn|*Kerre, ont porté k croire qu'elles
fi}Loav«t, I, 575.
(-2) lùid., 56 f.
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utnfMNicnoii. 47
servaU. anciennomeni d'habitation aux évèquaa ; um» les cwraciÂres 4e catle axchttecture, sur leiqneb ob
s^appuie pour émettre cette opinso , n^aoenaMit point une aaUqgité antérieure au onzième siède. Or, au eWMfnffnoeweat da onâème flèdbt los évéqncs sont deveiittâ propriétakies de rhâiel des aticms de Beauvais; et il n'est pas présumablc qu'ils aient ordoaaé cette pooaiructioa soignée , dont nqus voyons eacDi^ de al prédeui. ralBit poar ane imbitadon qu^ils étaieiMt sur la poUit d'abandonner, ai tomefiNB ils Voni, jamais occupée.
Çe fut an 1013« en vertu de la donation fiûte à fio- ^nrdeCbnmpagnei el par int à ses luceomanrt, que noe évéques devinrent propriétaires du château des cçonl^s de Peauvais. Depuis celte époque, jusque vera la fi|i du dix-hnitièîne siècle» c*e8l-à-dîfe do- rant près de huit cents ans, il a eonstamawnt mtvî d^hutd ou palais épiscopal. C'est incontestablement l'un des plus apcieos et des plus cnnanx monumens dç la viUe de Beauros. Les caraeiàrea arcbiieetnn»» qnes par lesqneb Tart de bàdr a marqué tas diforias transformadons , y sont si bien conservés, que Tœil db connaiwenr pem finâlemeni y Mre tontes les vi- cissitudes %n*a subies cet antique manoir, depuis las
teois les plus anciens jusqu'à ces derniers siècles. L'histoire nous racontera les événemens dont il rap- pelle le aouTenîr. En 1333 , saint Lonîs, accompagné de la reine Blanche, sa mère, vint 8*y établir pour juger les séditieux qui avaient soulevé la ville contre le maire qu*U y avait envoyé. Renaud de >ianteuil , qui lliabiu de 1366 à 1284, y ajouta, de aes propres dcaiei s , les vastes jardins qui en faisaieni l'agrenient,
48 HISTOIRE DU BIOCÈSB DE BSAUVAIS.
et la lour deiiCroux qui le protégeait contre les attaques du debQra«.Eailâ06 » il €Bt«Qvaliî «i piMé put l'émeute «fiii endras8e.révÂ|oe'Simon de (Stênnoïkt deNesIt rie prélat y i^tre; et, poar se mettre en sûreté, feît bà- lir les deas.toitrs qui ea défendent l'entrée. Pierre de Sairoisy, de 1397'à IM^ établît la galerie d^ coama-
nication qui conduisait tlu palais à la cathédrale, et servait en méoie lems de bibliothèque publique (i). Lesfioùi^guigoont y metteaile £eu en 1472, ett\m atirilMia à un-mîvadede la Ptovidencc qu^îl ail été pué- serve d'une ruine totale. En lôOO, Louis de Yilliers (2) en fit leeonatmîre le corps prineipal tel^ que nous le voyons aujoiiid*hui. Vient ensuite la ligue qui ea ehassé réveque , le dévaste de nouveau et y établit ses prisons. René Potier le trouve dans un si grand état de déla- bnamemtea lôd6| qu'il renonoeà y résider*:. et quand il revint en sa ville épiscopale pour s'y faire soigner dans sa dernière maladie, il lut obUge d'emprunter une oMiiMi canoniale, eii il cerminia sa carrière. Son frère Augnalin Potier lefil«éparer en pmt ie : dioert de So- zanval y établit le sémiuaire, etscs successeurs, jusqu'à M. delà Aûohefoucauld, conliDuèreot de Thabiter. -
. Outre la résidenoe de Beau vais, révécbé possédait encore d'autres habitations rurales, telles que Gei be- roy, •Goukncourt, Bresies, Sain^4ust^n-Chaussée,
(1) Set armoiries se voient encore en partie aar lei pootrai
de celte galerie.
("1) La cloche de rhorlo/;e poiie la (l;itc de laOI, ainsi que le nom cl les arnioiiins du (mcI.iI (jni la lit placer. Ces luciues ar- moiries ont élé cmisf?! veeH sur le courouoement d'une fenétrcf de i'éfêciié» d« cké du booktard.
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iNTaoDiif.TioN. 49
Hodenc-rETéqiie et ancres : oeMe db Bvesles leule fiitp eoiiservée; tes autres ftnrena aliénées par ksévâqpièa
pour être remplacées par des propriétés moins oné- reuses. L'évéché de Beauvais était richement doté ; d'après un <hx»iiieDt aotbcBtiqiio»^ proifant iiet .do M biens n'aurait été en 1760 que de «incpiante miSki livres^ y ^ nécessairement erreur dans ce document.' Des personnes bien infbraiéss nons assurent ifa» oes revenus s*éleYaient à cent miOe livres environ; ce qui s'accorde avec les calculs de l'ancien almanach du cler- gé : mais iis étaient souvent grevés 4e pensions. M. de La Rochefoucauld devait , à son avènement an siège épiscopal, payer 24,400 fivée» de pensions ^viagères.
Aussitôt la mise en possession du palais épiscopal y commençait pour nos évequcs le soin^de leur double admÎDKtralion* £a knr qnaUté de eoortes et seignënra ^ tesiporels, îb avaient lenr admnkistration dvile, leurs oliiciers^ leur justice, leurs tribunaux : ik noanmaient aux charges et eaipioîs qui idépëncbient de eelttBladpii- msuwdèo* Au<«ioycn~age , ils avaient kairbdtel de
monnaie : ou retrouve encore des pièces de diiferente valeur^ marquées à leur coÎQ. Gomme ;évéques^ ila avaient Icw adaunîsikètion èedéàîastiqaé. : ils aaiw fissent I des imendmis ou batllîs la gfestion dit teain porel de leur évècbé, exerçaient par eux-uicaies ou par leurs grands-vicaires la jorisdictiool grapieuse^ tandi» que rofidalité eierçail en leur nom la jurttkyàtiuit conicnticuse. Celle-ci était investie de toute raulorilé judiciaire en matière ecdcsiasiique : elle évoquait le^ esmses à son mbunal^ instruisait lesprocèa, fiiiaiâtlea témoinSf traduisait les accusés à sa barre, et, aubesoin, les faisait apprcliender au corps, prononçait des arrêts
T. I. 4
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50 HI8T0I1IS DO BlOCta DSB SBAinrAlg.
Qt rendait des jugemens. Ces iugiemeiis^ étaient cxécu- ioirf89.à4DDins q»i*ib ne tesMt cams par i'Uii^ialiié méiTOfolitaiiie paiderant laqneUeon pMwut îaier jeter
appel. Alors toutes les causes étaient jugées seloa les rèçlefttdliine jarisprudence éclairée; ii ii*y avail pas. Ikûà yarlûtmîrey et- jiea droilB de diacim reposaient
en paix sous la tutélaîre égide de lois que les siècles, ataiem sanciioniiiécfl de ieor inaposaïUe tmtttrilé.
... $• VII.
t r ' i '
' CHkPlTRB aa tâ GATBÉDltALil.'
L0 chapitre 40'k.oÉdiédmb M Mieirak
long-tems, de la jurisdiction épiscopale : il avait sa oouslitutioià ^léciale et se gouvernait par des lois qai WéiaiéDi propres. OngîiiaifeineiiSy tf foraiainti amnàvlfiré^vlièMCéieit le presbyterium dent Pévêque était le supérieur immédiat^ c'était le conseil sans Tavis duquel iiae se faisait rien de ooBsidf cable dans le gou- Terdemént ée TEglise^ «"étaît une soiea de nonoiat ok Von s^ezercait et se formait à Tart difficile de Tadsii- mistration , et o« i'on chmsissMt ordinairement le nou- Tsa» ttiulaira qui de^ saœédor à i'éf âfee défîiiit. On ne distinguait point entre le» revenus de Vémêshé et ceux du chapitre : il n'y avait que les revenus de la communauté (1). £n ôâ3, sous réj^soopat de Dodofir^ 18* étéque de temié» roliiee cam>nial dte jour ètfleila Àuit se eélébrait en Féglise de Sains>Pienre : par x^nséquent le chapitre existait abrs, et tous ses ■leiaiires formsient une ooauniunaaté ntgulièi» dont
'■Ln I II I ; i.^.. I I f i[ Il Il I II II. iiiii m ■
(1) Lacombe, p. tiH.- •
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mmmmn. 5i
les reveous ec ceux de étaîenl confondus eti
ttfle mmeooiMmiiie.
Ce ne fut qu'en 876 que le chapitre de ia cathédrale de Beauvais o\>Wài son atîfraïaebissemeni de i'autorité ^Mcofafev et Be 'OOQittttia en un .corps ^épttté ayant radnÎDistraflîon de ses faîens.' Odon, trente-Misiènie
évèque de Bcauvais, crm devoir accéder à ses vœux : après avoir obtenu l'approbation du inétropoiîtaiQ et des évoques enfifraganir, fmh •à'siiiefisatîM de: noii » il délivra au ebepitre «ne <âiane par laquelle 'U kil às- sîgnalt les biens qui lui appartiendraient en propre , ec finie à ctaqttaate le ntimbre des ebaniôîlies^ timbre qat ne pouvait être défiassé qu'autant que les revenus s'augmenteraient assez pour en faire honorablement subsister daTantag;e (i). Le chapitre ainsi sécularisé » ét ttnÉtùrÉoé en ^ine eorponrtifm dédarée aptcià pi»- sMer et acquérir, lie tarda pas h ajouter de noîirvelles propriétés à celles qui lui avaient été prirtiitivcment as- signées. Odon lui avait accordé des propriétés à Bourst' nés prèiOrodr, à Pnsèeuses iMèaRavenèl^ à-TelMiiie% Laversines^ Froméricoutt , Heilles , BaiNeiral et antres lieux (fi) : ses successeurs se plurent à y ajouter de nouveaux demainefr : Hervée, Roger de Champagne, Henri de France, ftaiAélemy de Monfodraièt , Philippe de Dreux , Renauld de Nanteuil et autres illustres pré- lats disposèrent ensai^veur d'une partie de leur Ibr- HuBe« afin dea*asBurer, apiès leortrépas, kesiiiipages de l'Eglise , et de contribuer à la n^gnidcenoe du fter«' vice divin en leur église cathédrale. Les se^neurs de
(i) Loiivct, Il , (n; lùiél.
52 _ HMTOIBE DU OlOCittK DB BEAliVAlii.
Bulles, les comtes de Clmnoiit, plusieurs dumoînes
riches et opalciis, contribuèrent aussi, et pour les ittémes fins 9 à augmenter les revenus da chapitre. Outrte ces propriétés terriloriales , il aoquil enooredes rentes , des redevances , des Ames, et le droit de |iré- seuiatioQ à un grand nombre de bénéfices ecclésias- tiques.
Ces revenus toutefois n'étaient point exempts de
charges 5 et ces charges, à différentes époques, lu rem si pesantes que, pour les soutenir » le chapitre se vit phis4*uDe foisdans la néceisitéd^enfa^r <m de vendre ce qn^l avait de plus précieux. Une partie de ces re- venus était consacrtki à l'entretien et aux réparations de la cathédrale , ainsi que des églises des paroisses ru* raies dont il était §ros décimatenr : une autre partie, h Tacquit des fondations et à tous les frais du culte : une troisième pai lie était destinée à contribuer aux subsides annuels cpie le clergé présentait à r£taA, et aux diverses charges que la ville avait à supporter. Ce qui restait, était réparti entre les membres du chapitre, selon qu'ils possédaient une prcbeiide pleine ou une demi"pfféliende. D*après la déclaration feite conformé ment au décret de T Assemblée nationale, en date du 28 novembre 1789, chaque prébende pleine valait au titulaire 4,683 livres IS sous 3 deniers, et chaque demi-prébeode 8,259 livres 18 sous la deniers.
Les chanoines éutient tenus à la résidence pcrson- neUe et à Tassistaiice quotidienne à Tofiice canonial : ce n^était qu*à cette double condition qu*ib touchaieai les revenus de leur bénéfice. Ces revenus étaient di- visés en deux parties j 1 une se distribuait chaque jour aux titulaires qui avaient assisté à Toilice ; et celui qui
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i!fnoiNicm3r. . 53
t^ea était dispensé , en était privé : l'auti'e $c distri- buait chaque année; et ie ctenoîne qui* saas cause OBOookfoe et recottatte mmine ialle^par le chapitre «
s'hélait dispense de la résidence, t^n était également privé, fout ce qui concernait l'admioistration du tein- poiel» la coiiaervaiimi'dea droits, IraiicfaÎBes et' privi- lèges , le DMintien de la discipline et la fépressieii des ahus, était traité en assemblée capituiaire.
LechapHi^ a^aît pMne et eotiève jurisdictioa sur toutes les penom^ qui lui étaieot attachées à titre de chanoines, de chapelains, sacristains, chantres et au- tres titres analogues. La jurisdictioa gracieuse s'exer- çait par le d9yen.:G*étail lui qui appffonyait les confes* seuvs au tems pascal : 9 neHuaaii aussi à un certain nombre de cures ; mais les nominations attribuées au chapitre et non à tel membre en particulier, se fai- saient à tour de rdle par le chanoine qui était mtabulé. Toutes les Cures de la ville et environ une trentaiti^ d'autres dans ie reste du diocèse, étaient à la nomina- tion du chapitre* U noaunait un ofiicîal pour exercer la jurisdieiion oontnntiense sur lea diamMnea de fiaint'- Nicolas , sur les chapelains , vi<»ires cl marguilliers de celte cdlégiaie , ainsi que sur ceux de la cathédrale. Les chanoines de k cathédrale étaient jugés par une oonmission nommée en diapitre : les appéb étaient portés devant rollicialité raétropolitaine^ de sorte que le chapitre et chacun de ses membres étaient éiempts de hi jurisdiction épiscopale.
Jusqu'à la 6n du onzième siècle, le chapitre de la cathédrale de Beauvais ne pouvait exercer sa jurisdic- tion que dans l*inlériettr de son église ^ et seulement SUT les personnes qui lui étaient subordonnées* Gepen-
54' HISIOIWB DU mOQÈ» PE BBAUVAIS.
daai ii posbétiiiit déjà à cette époque des propriétés cooakimJ»!^ eseitaieQt la œuvoiiûe et su&iisaateiit des envitkitpeMA qti*îL skétAÏt jm toujours^cD aoo pouvoir de réprimer. Dans ce lems de luttes et de li- raillenieafi an «^lieu ikâqueU k pouvoir moDarcbique aedébattailavec|idoe«l'a«fXMiimiiDÎf^^ le seol
spoliateurs et de les amener à résipiscence; mais ce moyen alors iorflwkWe <i eUit poÎDl au pouvoir du cbapiM : M ;po»¥aîil lai Tenir %iie p«r ooocflMiiMi des évéques» et \e$ évéques crimnt deveîr le lui ac- corder. : •
J^$mA ftu. le premier de j» évéquet ^ôi, ptr aoie do noia de am 1098» actserda au dMpitredakoa-
ihédrale de Beau vais, uou pa^ le droit de nieltre , i^gyaud il le j itérait bon , rioterdiisur le.diocèse, ainsi
(fm l*avaa^ à. ton M. Guiioi, dans json Cours d'his^ toîre moderiie(i),^ aurait équivalu à l'alidication diq :juu autorité, mais la faculté de publier et iaiit: publies ses monitoirea» et de frapper d'excoamuiiiica- tîpft les ravisseurs de aea Imciis;» ou violalsurs de ses
immunités et iranchises : va , afin que le chapitre eût territoire pour leire acte de juriâdictioa extérieure, CQ:|)réial attriWa au do jea rarcbidîacoDé de Bia^
|
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ioisses de h\ ville cpiscopalc. Miiou de Nanteuil coo- iirjDa. celle concession au i^oia de Mrs ISiO^. et le pape Hooorins III la ratifia eu IftftO.
U eu, fut do chapitre de Beau vais comaie deeeux des autties c^tiic^rale» y il c^s«a peu k peu d être admis
I ■ 1 I I » I I m nii M > I ■
(f) Ttom. V, p. 5«.' ' .
limOINXtKUl.- M
k preadfe part à i admiaistratioa du diocèse : sa coo«> fiénfidB ne fol pkifoMigtnigB pour révéqMfpedàDt oMHiils cis éétenoméfl. Amn àmoê J«iëanMei»ieinS',
J echan^îc ou aliénalioa des biens de la catlicdralc ou dei'évéché, Tudiod ou la st^ipressioii des bénéiioesde Jfticaifaédnb; k 4igalpliÛBie cl Tocdw de i*«ffîiiq(dam
1 institution ou la suppression des leces, étaient à peu près ies wdeicboeBtwir Lesquelles k chapitre eut à délibérer, et pour leaqueUei i*éféqpBe>éttic lBBadle40*> mander son conseatement (i). Pour œ qui était des autres affaices adroipi^ratives , le chapitre n'anwità alen «oespar ^ae dhumtile'WMaaDe^v.siqgBijieaoôm — puwieît iliete» qa9ftar*m^^ïïmaà^inumu^^ ciait tenu de nommer dans les huit jours qui suivaient la vacance , sau tpiûi, la i^oBàiaalMMi était dévolue au mkfeféhtàn^ ea , en cas de'vacpiaeede k^mèl:0Êfùki^
ao plus ancien cvèque de la province. • - s <
Le doyen, le gnuid«<archîdiacre , ie clia«|r0>i l'ar«> ebidiaore de BesQviMiB et leioai*ohaiitre»'éiaieii(4et
litis dignités, telles que la Ucsorcrie, la chancelliirie et entres : elles ont été soppnioées dans ie coui^sila db««epriène«ièeie« Chaque année y eus -am»^ij$m^ mêm et de juillet , le chapitrcae néiàiiiiait en «siéiithMe générale pour discuter et régler les intérêts qui con- cernaient tont te'oevpB. Le dof en , dam -ime ioatmo» lion pleine de:gravné» MtriQMi i chaeeb-leedevéên
et les obligations qui lui étaient imposes : le promoteur signalait lesahos^etenrequéraii la réprestion.-ljeiunin*
11 I - - ' fii'-uniii ■ - Li j ri_iL • ' '-^ .1.11.
(i) Lk'UcoiHbu , J). loi.
0
66 BISTOIBB Dt) DlûCittK PB BEAU VAIS.
tien (le la discipline et des mœurs ecclésiastiques, était ie but priocipai de ces assemblées soleaneUes; et , nous sommes keam» de poofoîr la pmbnar, le ehafâme de k cètiiédnile de Be&QWS ibt, duviiit «ne lon^e suite de sièdes, Tim des mieux réglés et des plus ecempbdns. Si «foelqttes dées^dves- se sont, par kU gMsèfe yes'mi ses inndiffêa mfitiesms, toujom ikont été suivis d uuc prompie et sévère répression : ce sont moins ic&.|aute&quei'in[ipunîié qui portent psé^udice àl'kèiiiiearte'OBrpiMrftlÎQiie. > > lions nedissnnilerbns cependant poinc que le bonne harmonie qui fkurait dù toujours régner entre Tevéque el leaehaoàinee îde BA.€ithéârale , a été phm d'naejfoie lif0«faléelpablc*tra|ifMi|ue^ prenaient fire»-
que toujours naissance ai; sein du chapitre; mais qui ne sait que^elatoajoucs été et que tel sera toujours I esprit de lenieairpDvation qnia saoonslitiiiMm particnlîàrot ses tradîtîons, ses coutumes, ses privil^^, ses inlé- réts propres j qui seoensiitue en assismblée délibérante, diseoie aés griefe et prend des décisions? Si de voisin à vnisin il)Se lODOosilre sonvent desdtnits tellement eenr* testablesqô'il en résulte de fréquens procès , pouvait4l en âlfieautceaMnt de <ienaj«fammslralinns qui avaient entte ellesdes fianiis de ooniaot â nomliienx «t si dél»* cal^P Ignore-t-on que, avec les intentions les plus droites et les plus pacifiques » nn se trouve quelque- ieiti WMigm soi , dans l'ebUgation de-reDonrir aux voies jndiriaifes, ponr' défendre un droit que l'on se croit tenu de nq point iau^ser périme v;' Parce que le cbapitrc éaûtnn corps eoolésiastiqae,. n'ailens pas Ini finie un eriaie de ce que nous trouvons raisonnable et juste dans toute autre corporation. Oisons au contraire que
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limOMICf lOlf. 67
ceai à 80D inébranlable attacbemut aux andenoes U*%- diikMtf et à l'esprit oonaenraieur dont il était animé, que rEglîssde Beauvais fat redevable den'atoir point été entraînée dans les voies de I crreur et du schisme : que c'est k lui qu'elle lut redevable delà stabilité de sa liturjgîe, de sa discipline et de ses antiques coutumes : disons que oW à lui que l'Eglise de Beauvais fut en pariie redevable de sa gloire et de sa splendeur.
D*oii lui sont Tenus ta plupart des iUustijea pontifes qui Tant (ait briller d'un si nf édat? M'est-ce pas au sein du cbapitre qu'elle a été les cboisir, tant qu'il lui fut accordé de n'avoir q^e des pasteurs, de son ckoix? Et parmi les antres Eg^ise^ comU^ iCefk eonyleriona* BOUS pas qui sont Tenues demander au cbapitre 4o Beau vais quelques-uns de ses membres pour les placer sur leur siège épiscopai? Angers^ Cabors, Coutancest Embrun ,Xaon, Limoges, MmaîUe» Meaux^ Mendest Beims , Saintes , Sens , Soissbna , Tulles et autres villes dont Ws noçQS se présenteront dans^le cours de noire histoire , n'oavelles pas en pour évéqmes desdmnoines de Beauvais?. Bernard delà Tour d'Àuver(^nc, A.nge
des Ursins, Rig^aud de Noisy, le bienheureux Pierre de Luxembourg, Jean Cbçlet et auires illustres cba- noinesde leanvus» epittousétébonorësieia potirpre romaine. Nous ne finirions point, si nous voulions passer en revue tout4:e que le cbapitre de Beau vais a.foumi d'bommes distingués en piétç, en scîettoe et en ^»éri1cs. Ce qtt*il fut dans la prospéritérîl'Ae eessa point de Tètrc dans les jours dV preuve : cl, quand ar- riva le jour où lui fui sigiûiiéie décret qui le irappaic de mort ^vila, il révéla tout ce qu'il y avait en. lui de grand » de npbk el de géi^eux , par un acte qui sullit
58 HISTOIRE DG IHOGÈ^ Ofi BEA» VAIS.
seul pour rimtnortalîser : nous le rapporterons lex- taeUement , lorsqtie Bous déerirans les dernières an* nées de rancienne ËgUâc de fieauvais.
, S-viii.
ÇATaiÉDRALI OB BSAUVAI». ^
11 ne noua resie-attcim Swameilt historique sur* là première t^iîse oti les^snocesseors itfiinéèKats de «tint Lucien ont établi leur siège cptscopal : on ne ior- mer là-dessus que de simples conjectures : on présume que r^ise ou ehapdle qui a été prtnnttyemènt bÉfîe sur le tombeau du saint martyr, a été la première ca- thédrale du diocèse de Beauvais : quand nous disons eaihëdrale , il est loin de notre penséede iroulotr ràssî^ mfler aux ^frandeset mafestuenseslMistliquas qui rorenl bi\tics dans la suite des âges 5 ce sont ià des mcrveiHes qn*on nt peut point attendre d'une chrétienté nais- sante : nous disons senleméilt qn^efle lut ^église-mère (Vou relevaient les autres églises du diocèse, et que là nos pontifes célébraient babitueilcment les samts mys- tères au miKen de leur clergé. Qu^étaiiHce que cet édi* fîce? îloas en pouvons juger par -celui qui hérita de son litre , lorsque nos évcques vinrent s établir dans la ' cHé. ' ,
• Cet édifice subsiste encore en partie : vous le Hroyet
h roucst , tout près et . pour ainsi dire, sous les combles de la calbédrale acluelle : c'est ce vieux temple quoa a tranflifiNrmé en magasin de boiSy comme si Tôn avait voulu le Ihîr^ cotispirer contre le chef-d'œuvre élevé près de lui. La Basse-Olùt\>rc est le nom qu il porte dépuis lonç-tems. Cette égKsc était bien simple et téen
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• I^TRODtilTlON. * 59
laodQsie : difi U'OWjpe qm peu d'eapaoe aiir le sol $ die ne s*âèvtt guère plus que les hebUatioMciroQBr
voisines. Ses murs construits en pierres du plus petit appareil 9 a oat pour tout ornen^eiU que quelques hti* qpesionMiineftmierpoiiSet entre les pienes qni foram le plein^^jolve de ses feiiétves simples et de iiio|fieDBe grandeur» et on cordon de ces mêmes briques qui se
d*ttne kaèum à à'autie, après s'être eottrhé en' hémicycle pour en eoerauier r«r«- cliivoUe. L'intérieur ii*offre rien de plus l emarquable; oo y voit de ^s piliers oarrés serrant de s^fiports e^w arfmlffl qiui^ciihlîfmcipt flwnnmminiiriiai nntre h nqf et les deux sîles; du reste, poiatde toâIbs, pttiitd*or* nemens, point de sculptures. Assurément cet édifice est bieu bumbic à cuté de celui qui le dofttîoeavae taal dem^jesté; mais Jesaièotes qWila ira^ra^ el les sqqp vcoirs qu*il nous rappelle , eo font un des asonvunetts les plus inléressaas pour i arpbéologue et pour \ \m* toriea* < ' i
Objel de cdoiro^erse pour les. ta tans ^ san origioe
se jjcrd daus la nuit des siècles, et semble ne se rat» tacher à ^i^owao époque connue. Les uns le .considèt» reat coaMne un de cea leoipkB antiquet qve 1k leligîaâ dbrétieDiie bérka du paganisoM, après en aroir aeu*» verse les idoles^ les autres, comme une construction qui daterait du sixième » àm asptiàine on du Jàuitiènie siècle. Quoi qu'il ^ soil » oùm ssAma que ^era la fia du sixième siècle, en 583 , le service divin se céiéfarait il Ueauvaiâ eu uœ.ëgli^c consacrée :ious l invocation de saint Pierre elq«e0edoiii^ noire «la^iévâfoe.»
• ■ ■ I M • - • • ' ' ' ' ■ ' ■ ■
■
(»j UufCt, I, 580.
60 *UlSTOItB Ml DIOCèlB Itt BBAUVAIS.
s'y rendait do son château de Saint-Jusl4es*Maraid pour asosler li l'oflîce de la aiiît. Or» tout nous pcnrle à croira que la BaimM]Evvrk« plaoée da tetns iaiDéiiio-
rial bous Tit) vocation du prince des apôtres, n'est aatre diose que l'église qui était f réquentée par le pfféiat lésiilaot à 8aiiit4«MC. Ce senît dûoe m moaw' ment oonteroporaîn de la teotiarehîe'de Clovis, qui serait ià resté debout depuis plus de douze siècles, tasdis. que loat s'ëcmritil el disparaUsait autoar de liiil Qui pourrait se déAiadiie ^^ii Mitiment profond de respect religieux, en pensant aux nonibreuse^ générations qui sont Tenues prier dans aon enceinte O^aèt là, daaa ce 'vieux teiiipk, qtie se &t, en rouifertore du premier oonoile de Beautnis, oti lé célèbre Hincmar de Reims fut élu et honoré du carac- tère éfîaoopal. C'est là qtieiut apporté, en 1013, et déposi 8oieoiieilenîe&€ sur Pant^l» en présence du clergé et du peuple asscuiblé, Tacte de donation qui lit passer le comté de lieauvais à Hoger de Champagne et^^ses sueoessnm sur leai^^iseopaL G*esi là que sWyrirentles ooncilet de1114,oài Pierre de Dam- martin fat élu et sacré évéque de lieauvais, ei de 1 120 où fut canonisé saint Arnouk de Soissons. C'est là, dans œ vieui tempby que ifinreai: prier les papes GaHxte II en 1119, et Innocent II en 1131, avec Suger, saint Bernard et plusieurs cardinaux. Que de souvenirs se rattadienc à cette rniHe^gliae, et tet déséer qu^elle soit rendue à sa praniàre deednaÉbn !
La Bassk-OEl\ liii perdit son titre de cathédrale, et ne i tit plus dans la suite qu'une simple église parois- siale, à partir du jour où roilioe canonial put être célébré dans la HAVTS-pEoiNtB élevée par Hecvée et
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UrrBODliCTIOR. 61
M suooaflmirs. €e ibt en 991 que ce pirâiii fit jeter
les premiers fondemens de cette grande cl admirable Goosuruction v maia que de vicissitudes devaieut entra- ver la ttaidw 4e Getle,gîgBiit0S9iie *entrepnsel--Le • sanctuaire et le dioBur^e la nouvelle eaUdrale éiaicnt à peine achevés, que Fincendie qui dévora la \iile eu 1 180 , mil. oet édifice emièremenl hors de service, et il n*esf réparé à grands frais que poor succonbèr à la fureur d'un second incendie qui le détruisit entière- œeut en 1225.. La (ùi magnanime de nus pères u*esl point abattue par ee aoQireaii désastre^ il» se mettent à rcravre avec un redottUaBbent de eanrage : Miloo de Nanteuil et le chapitre de la cathédrale consacrent à cette sainte entreprise twe année de tous les revenus des biens ecdéaiasliqiica du dsocèse» on, ead^annta termes, le dinème de ces revenus durant dix ansf ét, le 31 octobre 1272, Toilice divin recommençait en gia]idesoleiuùté.dail8>Ge'lioiiveaa di«ir. Gependfptf de noaveanx revcam «dlaienteneoredeasasider démon*
veaux sacriûces. Les murs latéraux qui paraissaient' sûUdement construits s écartent toolrà-coup et laissent lomberi avec un JborrîUe Êcàcaa, les vaâtes qui 6ii«' traînent dans leur chute plusiears piliers tant dit dehors que du dedans. Ce désastre, arrivé le 24 no* vembre 12S4 » était réparé en 13i4 ^ et pour prévenir de nouveaux maUuoimt ^ mit de réiréoii; la largeur trop considérable des travées relativement à la prodigieuse élévation de 1 édihce , et d'établir de chaque oôié> an point eonlfal deairois preauèresrdas piliers destinés à eootrebalanoer la pression de la re- lombée des voûtes sur le sommet des arcs og^ives des parties inférieures. Jean de Harigny» notre 62* éve*
6t HISTOIRE DU DIOCÈSE DE BEAI VAIS.
que , dumt^JSnguerrûtMû'Bicke de la ilweotîoB de
ces travaux, ci irouvu ihms ic religieux empressciiicnl a¥cc lequel le secondèrent les communaotés du dio-
ktlaadsiiicaoniri ni pour supporter ettte dépense qui, d*«prèsles registres du chapitre, s'éleva à dO,ûûû I1Y.9 «irifim 1,240,000 fnmcs^db nom monnaie f depuis 1198 jusque 1388.
Tous CCS travaux, tous ces efforts, tous ces sacri- fioÊft n'aTaieat encore produit que le chœur, tel que aM0 k Toyens* line ckimi pnmsoîre en fermait l'en- trée, en attendant qne IVm pflt donner suite k cette vaste eatreprise. Cent soixante-seize ans s écoulèrent a¥ant que i-on reprît les travaux : ce ne Int qjœ le %rt I mai de l'an 1500 que ton» de Viliers de nie- Adam, 77* éveque de Reaavais, posa la premiLie pierre de la croisée ou nef transversRlé : Martin Cam- kî^ dq Gambni, et Jean^Yait de Meauva», en diri- (çèvont'let tra^n a^ree nne^raniie aetllM. Après leur décès, Jean- Yast fils , Scipion-lkmard , et Michel Lalye eonlèiaèrent leur œuvre : la croisée était ter- ■nnéèen 15i60 : la nef allaîr4if« oomaitneée, et l'un des plus hardis chefs-d'œuvre d'architecture serait vraisemblabicment achevé depuis loQg-tems, si Tamour delà eMm et le désir de s'imsiortaliser^ ne s'étaient prémataffément emparés de nos trop eoaflans archi- ' tectes.
Michel-Ângc venait d'élever le célèbre ddme de Saint*Pierre cte Borne , et il n^éiait hrâit dans fonte la
chrélienlc (jne de la hardiesse de cette entreprise , dont le succès était considéré comme une des merveilles dn monde. La Renommée nWak point assee de trom»
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«■diiiectet
Jean-Yast^ MioM Lalye, et F||dçom Maresckal, ar*
clw^iarpenUer, sont les seuls qui ne parta^oi poiat,
r<wi>¥WiÎBf»ieg6»qriil : ils emrepnwiimia je proiwar m mondiBqne r«H §othîyie peut )N«ibiii« des mwwi*
mens capables de surpasser ca hauteur et en hardiesse tous ceux qu oa avtiit juâque-là considérés comme ïe^ phtt élieirfà et Iw- phiaiievdw. Ib éteUiasent^bmc, eu ceefre de 1r ctoMe, ue toer pyrMMckieectogoné de quaranle-Uuit mètres d'élévatiou, posée sur une base de Ibnse qeaanm^iaire» «yem dix-neul^ JB|è|iw$Miv dbei|iie âQ99 et tetnipée par mte flàcheeii charpeeie de quarante-cinq mètres cinquante centimètres v qui donnait à ki cathédrale » .d^à ékvée de cinqwnl»' de«x mètm diMpiiiiieceatiieètres a««desm du «1», une élévatk» de eaet evaMTe-six, mètres , et e» fei^ sait le plus élevé de tous les monumens cou u us. Cette, tour, à jour de toutes parts» était ornée de ciqdheHiiM délicatS) de nitiau p>îi«a» et conooite de mmèni que, du sol, on pouvait en distinguer tout Tintérieur.. Aux jours de solennité, oa y plaçait une lampe ardente, et oetle espèce de i^hafe, que apefesvait k de ir6â- grandes distamw» » aeiablait indiquery dit M. 6ilberi>>
que le temple du Seigneur esi le vcritaLlc port du salut. Cet admirable et prodigieux ouvrage » qui n'avait de-« ■mdé qiae luiit aoa de tre^eili jae subsista jqiae . cinq ans : ferndiié en 1 568 ^ il a^éeroela le joer de PAscea- sion 30 avril lî)73, pendant la processiouqui , pir un miracle de la Providence y. ven^ de sortir de ^cat^ié^ drale^ il n*y eu^t d^^ntm inal)ieiHrs à déplorer qof h perte irréparable de cet Incomparable monument. Ce dernier et ierri))le revers n'abattit point encore
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le courage de dos iieauvAÎsms : après ks premiers momeas de stdpear e|pe coBBtenMficfii, le tm^aU fat repris avec une nouvelle ardein*, non pins pour édi* fier, mais pour déblayer les décombres de louvrage' éaiMié) ei vépifer k» domnaget qù/ti-sà eltâle avaÂf ' camés att l«Ble àa l'ëdîfioe. On mk en Veste im Miel-
que révèché possédait h Paris, on vendit une partie de ses bois; Charles IX accorda la coupe de dix arpens< de bola dana k ibréc de La Ne«viyè-«ii<-iIeB, et les Ibinfe pfftiwnaiit de ces difl^rautes sommées finrent oon^ sacrés à faire les rëparatioos les plus urgentes. Oa ajonrna la recoDstriiction de la tour, el on ne pensa ptas^qa'auz moyens de eommanoar et da ooMiduer là
grande nef. On comprit alors que si on avait achevé l'édifice avant de le charger de la fièche aérienne qui le ooinonnaitt on aurait évité k eatastre^hè quéi l'on déplorait, que ka pifieHi qui supportakbit œ lourd fardeau , étant suffisamment contrcbu tés par la résistance de la nef, n'auraient' peint sèlis lé
psids qu'ib avaient à soutenir; mais il éiait^tlhop urd^ ' Après avoir réparé le désastre, on se mit à continuer rédifice : le troîsièoieet le quatrièmie piliers de k nef forait oonmencésç mais sto èntrait dans laftèéjpoque qui ne permettait plus d'espérer les ressoiiirfiies'iiéei^itiss' pour achever l'ouvra^. Les fureurs de la ligue avaient commencé une funeste division que leJansénisme n'eut que trop soin de perpétnar. Lesguervesde Lows XIV,* et les cakmilés qui en sont les suites inévitables; Tes- prit d'irréligtou et d'incréduhté qui souilla ensuite sur k France : toutes ces causes réunies refroidk*ant' k' «harifié , apauvrirent ks fortunes , et tari rënt biites les; sources oîi Ton pouvait puiser les moyens d^achevcr
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UfTWVDCflO!!. ê&
les travaux entrepris. Il fallut s'arrêter en 1604 j et tout ce qufi Ion a pu fairei dfijpiai» œ^lç époque » çelcit de pourvoir ^ la ooD8Qr¥a|ioii.de ce qui.avM éié ooné- tmil.
Quoi qu'il eu soit, la cathédrale de Bcauvais, telle que aou6 Tout donnée lea sif cles écoulés , n'ep est moiDS Ym jdes plus remrqu&lilçs édifices religieux du moyen*4çe. 11 n'entre point dans notre plan d'en don- ner une descriptiou anisiîque : nous renvoyons pour cela à M.. Emmanuel WqiUes>.qai s'est oocopé daccr ' travail, et a publié à teuyais,'ea l&dS , une deacrip- tion fort intéressante de ce niôuumcnt doiu notre ville 1^ glorifie à si ju^ ^^c- îious avons enqp^unlé 4 c^t^ option le^ détails qoQ nous venons de dunnqr.:
' : ■ '
s- IX.
LITURGIE DB l'êGLISB DE MAUVAIS.
L'Eglise de Beauvais, à sa naissance, n a fxjiiil eu dautre liturgie que ceUe.de i'liglise rom/aiue \ . la raisM^ s'en {msente d'eUe-toéme^ Cestde Rom^qu'était vem sonpraader apcteie; c'est là qu'il ayait «té préparé au ministère sacré qu il venait remplir. Il avait été formé t à réoole de ses pontifes, il avait appris d'eux ops,dir vins oaniiqujea.et nos adofables mystères. Point dé
doute que saint Lucien, arrivé au lieu de sa mission OÙ n'avaient été jusqu alors céléWées que des cérémor nies paiennes, et eoHmdas que des chants idolâtrlr qnes , n'y ait établi les règles et les pratiques 4fui lui avaient été enseignées par l'Eglise , mère et maîtresse de^toules;les autres Eglises : point d# don le qu*il n'a^ prié ooasme priait l'Sgliâe ronailia., qiit'il n'ait adaiir
T. I. ' 5
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66 UlOTOiafi DO iMOCâSB db bbauvais.
nistré Jes choses saintes oomfbe <Me les aâiiThnt9rrait elle-iuenic » et qu^ii q'^îI répété sur hs nvcs (iu Thé- rain^ ks hymnes et les ctotîqiies qu^it ftvait diantés dans la reine des cilës. Il n'avait pas , comme ses sac- cesseurs, à suivre -ou i\ iiiodilier les Iradilions ^n- ctcnaes : il venait aixiiir ce qui existait et opérer iine 'Mftfmie complète , ea créant des mœdrs wm^ vdles par un > enseignement dt tm cuhe totalement Apposés à tout ce qui s'était pratiqué jusque-là.
Mais dans la suite des âges » it a dû arriver à l'Eglise dèBeauvais , ainsi qn^aoY autres Eglises issues de glise romaine, ce qui rirrive anx colonies par rapport à leur Métro|x>ie. Ces établisse rm^n s transplantés au loin » ont des commencemens difiiciles et bborienrx : ils languissent, ils souffrent durant quelques tems,et fi- nissent par triompher des obstacles et prendre de rapi- des dévelop^ieoiieos :qu*arrive-t-il alors? JLes colons ne tardent point à modifier et approprier à leur nouvelle position les inslitiitions (|u ils a va ii fit apportées de leur mère-patrie, tandis que celle-ci conserve invariaUe- ibeat ees tiMtmes institutions oa bien les modifie Misst Il sa manière et j les ohangemeasetamélionutim qu'elle a reconnus nécessaires , de sorte qu'en ii-ès- peu de tems il y a de notables dilTcrenccs entre les «sages de la eelooie et œnx dek Métropole, il est»- possible que deux établissemens, quelque semblables qu'ils aient été à leur origine , coosarveat toujours en- ire ei» une conformiié parâniO) quand ils sont à une gratida distance l*un de Tantrevet tlirigés par des hommes de génie, de caractère et de langaf;o difTé- rens, qui ne communiquent entre eux qu'à de rares iuYe^vaHes. fl en « dû être de mêiue par rapport ans
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IKTBOIHlCtlOM.
éè btwùàimoit^tm èt fmMsfkh itfèlMÎionroef «il
ûécefisairvment pris une phystdooiDie locab et suM les îttfiuenoes du climi oà ili ont-été împoffléiT^ . - - . < La iiargfié ttiàMqaàr pnt étrmiÈmiiUblB :dni9 ses principes fondamentaux y n'en a pas moûts en ^ suWant ies tems et Heai ^ ses déTelc^pemens et ses iÈùCtéiÊÊmùÊOM suqeeniib : «Mk «He étok sm Qniit^ tniiii odnvMi' «ti ebiManism» cutm 'soilt IQrsn penéctKenr des chrétiens*, autre elle était dans les efttaoombes, autre^eUe fut dans (os oraiules et maj€t-
sée doniifMRit«'^ M KmjMTB la méaie) patièeqiMIe repose sur la vérité qui est immuable ^ mais ses formes "vnrient selon ies ieiii6«ileicifO0Ditantes» eObiwpeat wkir reupMarion. iFont -imiIs' es ménei penBés. He^
puis que Rome cbréuenne a envové ses apoires civi- liser le monde, eUe a elle-même plus d'une Ibis retou*^ cU m KlQfgie priBiltiirej eUe a aneiili ttotdonné les ^MRSf^etUésykttfties dsTcilfiee dlHrin>f ^le • i^evfeonraiiîi
son chant, varié ses solennités, donné plus de iiinjp*;fé èsesoéiémtiies. De leur coté, les ifi^lisesparuculièi^ dut aussi peHbodooné la leor : dhs oat Mi|bmé à Rome y et IKoHie letrr a emprunté ; et de, oetle connut»- liication mutuelle se sont Armées, chacune avec ses tfaiisde foiaille et son earMSèfedWnonf , les'lhiivgias IMhnlcnlIèrss an dlMusntas tfj^^eh^^bÊMmatk^
Les nombreuses variantes qui se reiiconireiu dnris h liturgie comparée, sont unesuiie Datardie et nécts-» Mtt é^ bdifiMon di«l^iSa|taa-loitte'là tatt^i^tial» wipaviallle unMbfiaM sai«h'tea«iM9^»|riaf Mll^
concevoir que cette diversité de rîtes. - .
ê
5§ ' ■mOUB DO UOCta M MAOYAIS.
L'EgUsede Beau vais a donc eu aussi sa lilurgie par- tioiUère» ou plttKk.elfe'a modifié eiâppropiié à ma QSBfiè celle ^^dteawit veçae êm ma fimdaieiir.: cHe
a eu ses Missels, ses Bréviaires, ses Jiituels et son chant dii£éreQA da ceux de l'Eglise romaine « et diffé- roBt ÊÊàsn eui^ «nivaiit la» dmfaes époques qu'alk a tfayeriéc», Foai* natts ea ooawacte, jetons an ooup- d^ceil sur nos ancie&s livres liturgiques j d abord sur le» Missels. Le plus ancien que .nont ooanaîwions esi oelnî deBeger daCiianifagne qui gou^taa TEgUse de
Beauvais depuis Tan 998 jusqu'à Taii 1022. C'était 1 un des plus précieiUL manuscrits de la bibliothè^e du cha- pitre : il éuif ooamt d'une lame de entvrilrdaiié^; ie ▼élm le plus hean ét le pins redMedbérfûrniaîi le corps du li\'Te; les lettres capitales, (racées sur un fond cou- leur de pourpre , et encadrées de gracieuses aqibes-r qïMB» éiMentélincdante»dWet<Ï^Éi||pii»; des vignetles d'un goût exquis et d'une exécution parfaite brillaient oosmie autant d'émeraudes sur chacune de ses pages. Il cetttenaîi l'oidinaire de la méiae'« qodqiies piéfonoa ptrdcoiièbes , eC(f8oikanl&-ciBfl(. nenes spéciales. Le Missel de Guillaume des Grès , qui uccupa le siège épiscopal de Beauvais de 1249 à 1267 « quoique moin». riobet n*élût pas moins préoieiiK •» oes ém MitMibv soignettKmtnt donserrés par Tanden chapitre db kk cathédrale , ont disparu avec lui , ainsi que tous les mannecnts qne poesédaii sa hihlîoihèque : ils ne nom^ adntcdtanns que par Taiiatyia qai «n a été laite par Etienne de Nully, chanoine. Robert d'Hangest, autre chanoine, décédé en 135G , avait légué à la cathédrale an MiflMl àrnpafe dn diooèae de Beauvaia» à la charge^ cl'nn obif pour le repos de son âaMi- : ce ihwe a aussi.
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disparu. Nous avons sons les yeux le Missel de Jean de Dormans, de Tan 1360 (i), et celui de Louis de Vil* Hm de r«i 1499 (•). Le pi^l^r esc nn malilMerit qui ne iecèdeg^nère à ceUit de Boger de'ChnBpa^;
le second est imprimé, counne l'avait été en 1482 celui de Jean de Bar, le premier que la presse ait iouroi à VB^fke de Beenvrâ. Aptès Lmnade Yillim« keoardi*
_ #
nal de €hfttillon en fit préparer tiné ntra^elle édîtioh qui ue parut qu'en 1560, sous k cardinal de Bourbon. Eo&n , Augnsiin JPotier ie fil réiaptuoer en IdtS ^ ei le oeràkidi de GcMvies en etdonne vmat deiuièftfr
lion en 1756 ; c'est celle qui est encore aujourd'liui en usage dans le diocèse de Beauvais ^ chacune de ees éditions dMère de eelle qaî fa préeédée, en ce qtfî coneefM la eomposilion de Teffioe. Or, ton» ces lÉa- aels ne s^nt point le Missel romain ^ ce sont des rejetons portés par la même souche, qui se nourri&seni de la mène sève et prodniwnt les mêmes frmis; mais ilk ont chacun leur physionomie particulière et kttir tNi* ractère distinctif. • • :»
Tens cesMimeUont emprnnté à TEglise romaine le canon de la messe cpi'ils reprodoisent in^riaMeuent dans le même ordre, avec les mêmes eipressioDS et les mêmes cérémonies : ils n'y ont rien retranché j seule- ment les^ncsenaMîsseU jmfBim%^ahé SaflD»LncieB« 8sinf4nst , Ssante-Angsdvêbie / et Antres saînti pa- trons du diocèse de Beauvais» lesquels en uat été re-
(i) n est à la bibliothèque de M. Le Marescbal.de Grasse» à à qui il appartient.
{•i) Il appatlient à M. Badraad, chao. hoo. , professeur an SiMiiamr». , . • . ' i -
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7Ç HISTOIRE DU PlUCi^£ J>£ BEAI VAIS.
trajoK^a ijaas erfUion^ «ai vmtei. Une laddiiioii plus
considérable se trouve dans le Missel de Boger deCbam- p^^^^ pei^Mu^ alor^ ç^isuiit-^e ^9aî Uaqs le I^îs* ^,rQia»io, C0 <|aé «ou» ni) aoyium paa k mème.éf OQ^stater, Jkfirài la |i?îère « SuppUoes le rogaouis^
omnifxjicns Deus... elc ^> qui suit la consécralion , le
ffNMWV Upet bipo «WMQia j|i4%9« liU^ Far ter-^ oniQÎpoteiie sçieroie Ihus^ mebuiaiiibua ofibmn* Uiç 4aQi)i6çiâ , qui iavQcarç saoçtum ac venerabile nimm tmmài^p^i s^m; sed quaoianit in honore^ laudfl.et meporî4.f^i^iwigii'dîbc<wfue fiUi mi do? mini uostri Jesu Cbristi ofTeruntur» sicul incensum in oopp^ou 4ivMi^ Majestalis tuia cum odore $i|#jvi|||ia aottiuiAiitiijr*. aor fmmdf m rAnifaiiin DiHBliiUfli.noaT Inua a« Piiîa il comîiuiait aiaftjs « Umenla atiam , Domine, iamuiorum iamularuinque tuaruiu... etc. h - LaaMijp9Glm<iliam.jqui a éié omm^é^^sta Memenio des morta daoa ttoa Miflaeia aapderoes , porlemikcrow
que l'autre Mémento que nous venons de rappprfer,
Wélaii fMMit pf^iiculier à r.£gliaa.de .B«aayais dans les Kuna aockiia. Vatiraiiiaiiè il.y a< dereéftfemif^iaiHre la Umigie ila
ri^lise de Beauvais et celle deTEglise romaine, dans tout ce qui a uji jrapfMMTt dirœt et iniuwdiaià, TaotioA
du aaoiifice> «ufa»t y de difiëffwoe dao«.«e. ^ n^/QD eat que h partie accessoîrer Dans dos andens
Missels , les prières que le prêtre récite alterna livc- meut avec le servant, avaat de mouler à Tautei, taieut pas les mêmes que nous récitons au jourdlini.
Les épîlrcs cl les évangiles pi-é;^eiitajciit d autres pas- sages de i'écrilure sainte. Le Missel de Ec^r de Cbatt»
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pagiM: prescrivait des li(aQi«s (i) à cliawici , aux fétei de Pâqii^ et de la Penieeole , ^ire l'«|tt|r^ 0t 4e Gift* dati) TAgm^ IM, les atitry diutchei ut»
raaa&> : ot» Ulaidea Ment des ittjfMilien^ en faiFem du soaTerciiii poulii'e , de l'évéque, du roi, de la rmifi » de& jii^W ei armées cbréuenaes^ fifaf'lft sttite, etteg fiiTOt ertwm » et l'en a» Wwmtmwiner» au prone de la messe paroîssialQ, les personnes ponr^ ksquçMe^ on devait prier. Jusqu'au cDauneaceomldd mrièm «èiM» lef évâquee de. iBoittffiîa deanyiifiat béoédictMNi penliGetde immédietemet »?eiil Và^am
Dei , et non à la lin du la messe comme agjourd'bui*. Le Uiss^i 4c Jeaa Atown^ et celui de.LeAMs ^l ViUiem preflerîmeiit M pi^im 4e ia donner dialmeat après fci derrière oteiacm , et atatit le
par les paioles « A^uWrium.., sûnomen^ ^tc. >
Ainsi donc nos Hjasels- avcieiis éiiïèn^i eft iiîeA foufU do Missel aeniel «l du'Niasel toiaaw :: le oalen<*
drier ne présente p«Ts le même nombre de fêtes ni led mêmes ollices , m même céréauuûal^ niaii ce est IMorteai le mtmt et n'% jamais .varié dans aiAdiui do DOS Uwres timigiqqes , c^esl. le dogme callidlique qui
dooiine toutes ces variantes, les coordonne et les réu- nit en un seul iaisceau qu il sui^Miiii comw»U9f^§imtj
laade de âeoif diiva^ Taiiiel dii'seeiîfioe.
Il ea fodes Viéviaifes comme dee Missels : ehaque (bisque l'autorité diocésaine esk ordonnait ime non»* veUe éditiûa maauacriie m «mprimée^ die y Msm* les irf^mymiiis el oonMîiiBS'qu'elle jaipeaît'âéeè»^ iMÛres. Ayant t'iav^^iiou dje 1 imprimerie, rédîtion
■1*11 uimt ■WMiiMii I ^>Mi>iw iii^KMI iii|i|iiiHI i| I
(i)TigrcacmMtlniwlikiD*iràaitréd»oi)sa. '
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n HISfOIBS DU DiOCiSS BE BEAUVAIS.
d'on Bréviaire était chose diflicile et dispendieuse : aussi (ce livre était-il conservé avec ie plus grand ^oui, sartoQt lorsqull aTaît été écrit air«c l'appUcaiÎMi et le lalenf qae demandaic alors la transcripiiiMi des HMMU-i
crils. Le Bréviaire d'un chanoine f;nsaii eu quelqofè- aorte fiartie de sa succession canoniale , et passait avec elle à son successeur.. Jean-le-Péeheur, chanoine, dé^ cédé en 1402, légua celui dont il se servait depuis longues années au chapitre de la cathédrale, qui Faoeepla avec veconnâissanee; Ge Bréviùre contenait des prières pour 'la délivfance de k Terre* Sainte'.'' Jean d Aucby, aussi chanoine de la cathédrale de Beauvaisy décédé en 1478 , attacitait tant de prix à la ccAoservation du sien , qu'il ordonna pat son testament qa*il fôt fixé par une chaîne h ta stalle quMl occupait au chœur, afin qu'il pût servir à ses successeurs et aux eodésiastitpies qui n'auraiçnt pas mbyen de s'e^ procurer : ce qui Ait religiettsètliÉËlt'exécnté. Quand les livres liturgiques étaient usés cl liors de service, une Cou 1 mission était nommée pour en préparer une nouvelle édition et traiter avec dès copistes dont elle devait diriger et surveiller le travail : si réeriiuren'é* tait point agréée, on payait à Técrivain le prix de sa journée et on le congédiait ': ainsi fut congédié au mois d'aoât 1 485 , un eeplstè dont le tmail n'avait pas part^ iiSOTvahIe, et il reçut trente<leux sous pour quatre jours qu'il y avait employés. Ce ne fut que sous f ean de Bar, en 14S3, que pàrut te (Premier Bréviaire im^ primé à: rusage du dieeèsé^de^^Beanvtts. Mais alOM c'était un livre de luxe . dont le prix très-élevé luellair dans la nécessite de se servir encore des exemplaires manuKrits. IxmisdeVilliersIe fit réimprimer eii î498 ;
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après lui, Charles de VHlîm'Son frère, le cardinal de CÂkàtîUoBy Aii|^8tm Pmierei le cardînal-de (ksiFres
ime ^tkm, après en avoir modifié la rédaction. Le principal changement fut opéré sous le cardinal de Chàtillon qui , dérogeant aux règles ju8iiae4à ofaserrée», rédinail'à un mok Moefome de trois psaumes et trois leçons, tous les offices depub Pâques jusqu'à la Trinité.
Le chant suivit nécessairement les yariatioas des Brévialrts et des Misfeals^ un teilB boutcHu dismandait un diant dilVéremnient modulé ,'el ^ancienne mélodie * faisait place à une mélodie nouvelle. Ainsi fut .modifié leeliant grégôriendont les aooens graves et majestueux ftîisssent tressaittir nos aneâiros* On- sait ijne ce dnint
fut introduit en France nu liuitic-me .siècle, soui» les rc^es de Pepin-le-Bret et de Charlemagne , et que tontes nos Eglises reçurent i'otdre de l'àdopier. Des inÉhreii lidnies forent en Wfés dé Ro«[ie : nos évéques, eiitr*autres Tarchevcque de Rouen en 757, envoyaient leurs clercs se former soos.ieur direction et apprendre «feux ia sdcMedu ebant saevé. En 7S7« des éco^»>d0 efaant fnrënf établies' h Métv'etiiSoissons^ etlesdîmo- teursdecesécolcsétaient charges de revoir et corriger, confonaément eu chant grégomn, tous les Missels et Antiphenaires dit royanm». B&enllt -œs éoôles se multiplièrent, et chaque éjjlise cathédrale eut sa maî- trise particulière où les jeunes clercs se formaient au ebant eodésiastiqua et apprenaient k Teiéenier dans tome sa pureté. Gdie de la oatliédrale de' BeaUTais ne fut pas une des moins renounuécs; plus d'une fois ki reine y épouse de Louis XII , lui demanda do ses élèves pour les attacher à' sa dwpellB. le diavt gréjfornn y
74 HISTOIBE OU lNOCto..»li BEAOVAIS.
ïiit eni>eigné comme daus toutes les autres écoles, cl il y fut d'autaiU pius reti^usement observé que, daaa k cpttradu umviimbmèdk^ le fiég» ëpiaouftal da Beaii^ fQt ifioemtvmeftt ooo^pé pbr plutieiirs évéquea tirés de labbaye de Cotbîe , oU ce ckaot (i^i uior^ oon-
Le ofaiiil nKMiii MiooiiMm yémsmo$ égUm imMî
lonpp-tems que durèrent les livres où il étuil écrit ; mais d^ oe»|j(«ci ifurait hors de -service, il lyaUut les
f^emèiig qii'ayuenn lubto les Bréviaitet et les Milaelfty
QoaiKi arrivât k moi&eat de revoir el de modj&^r. Iça
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ijarqueoii fluJlie du cbapeUe^ toilflhoiff da r0i?oir
la.'parlie du chant; et c'était pour lui chose ditficile que de ne poiot swocgnabey à ,1a tcatatioa de marque?' da-ioik cidiec Je travail qu^ii timi à JwUgHr» ki ^ un passag;e diilkile qu'il faut simplifier ^ là une phrase trop loogue qu'il iaut cx>uper; p\m kûo intonalim i|ai ddbiii€ mal* aiUcnra uii mmaan qiiî:>éifiil tnapi broscfumait : las préteileftoiilttnoiifeMfliatcfiani jamais à qui est travailiédu besoin d'innover. Il Failail d ailleurs composer de nouvelles pièces de cham,loiita9 les kià que l'on inundoiaait daaa Tattor das patoleA qaî n'avaient point encore été chantées^ et tous ces cbangemens successifs ont impriné un caïadère parrr , tîcuiier aackantde^àaquadioflèaa.
La dernière féimpranion des lima ikur^uesli l usage du diocèse de Beauvais eut lien sous le cardi^ nal dfi GesvoeSv vers le milieis du damier sîècfe r l'An* tiphonier fui imprinié en 1741 ; le Hissai at la Craduel ne parurent qu'en 17ô6. La rédactiou du chaut fut
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MTIOIWCTIOII.. 75
cxmfiée à îhouiaj>-Claude RoiilJeau, syiuplioiiiaiquc de la cathédrale. BouUeau était né à Paris , où il fu^ d'abord en£iat de chœur et élève de la maitrise de la iMéfropole. Il s y fit remarquer par son goût et son ap- titude pour le chant. Fins tard il obtint un U^Uce à caifaédrale de Be^nvaîs dont il fol nôiiimé syaiphor niarqae yers 1734. Le> aoÎDS qu'il donna k la nouvelle
cdition tics livres de chant, lui valurent, de la part du cardinal de GesvreSy un canonicat en la coliégiaW de ^Huat-MlcheL BouUeau était un homme d*9ii gr^nd talent , exceUent aausickn , habile compositeur : il écr»- vait aveç une très -grande iacilité, mais ne revoyait jaouiia ce qu'il avait une foi« jeté sur le papier» Iss piècea de chant de sa oompoaition, qu*il a «emées ça et
là dans le Graduel et les Anliphonaires, porieal un caractère particulier d'originalité qui les Tait faciieui^t distingtter. Quand il n'a pas mis du sien, niempmuté au chant parisien pour lequel sa première éducation lui avait inspiré beaacx>up de prédilection, il a conservé Tancien chant autant que le lui permettait le texte auquel il Mlaît Tadapler : et dans yu grand nombre d'antiennes et de répons encore en usage dans ledio* oèse de Beauvais» ii est iacile de reconnaître le çbanf grégorien* ■ ' • .,4.- •? - ' w
Pour ce qui est des Foutificaux, Biluels» Manuels cl autres livres concernant les bénédictions , Taduiinis^ traiion des sacreoiens et l'ordre des cérémonies , ils présentent aussi de nocaUes différeocsa quand euies compare soit entre eut , soit avec ceux qui sont presen* tement en usage dans i'Ëglisc de i>eauvaiâ ou dans TEglise romaincL -On voit» par le Ponûfiealde liése» que le baptême par iamaenrion avait eoeote lie« dans
76 HISTOIRE DC DKlCÈSB DH BEAl'VAl!>.
le diocèse de Beauvais, vers la fin du quinzième siècle ; il se conférait solennellement la veille de Pâques ; après une triple immersion , les nouveaux baptisés rece- vaient la confirmation, si l'évéque était présent , puis fa'' sainte communion. Les constitutions synodales dé 1554 donnent à entendre que Fimmersion se pratiquait encore alors dans quelques églises. La formule du sa- crement de confirmation exprimée dans le Pontifical de Roger de Champagne par ces paroles : « Sig'num Christi in vitam œternam. » se trouve exprimée dans les Pontificaux moins anciens, parcelles-ci : « Consigno et confirmo te signo crucis in nomùie Patris et FiHi et SpirilAs Sancti, » Les Constitutions synodales du car- dinal de Chàtillon prescrivent aux confirmés de conser- ver leur bandeau sur le front durant trois jours; le Manuel d'Augustin Potier, durant vingt-quatre heures seulement; après quoi ils doivent se présenter à l'église devant leur curé, à qui il était réservé de leur oler ce bandeau et de leur purifier le front. L'usage de pré- senter aux fidèles du vin après la communion, s'est conservé dans le diocèse de Beauvais jusqu'à la fin du dix-septième siècle : il existait sous Philippe de Dreux, puisque ce prélat, par son testament > en 1217, lègue au chapitre de Gerberoy une somme pour cette dé- pense. Anciennement, l'évcquc seul disait la messe le jour du Jeudi-Saint : tous les membres de son clergé recevaient la communion de sa main, ainsi qu'on le voit par le Pontifical de H86. Le Pontifical de Roger de Champagne contient les prières à réciter sur les nouveaux mariés qui devaient, ainsi que font les ordi- nands le jour de leur ordination , se prosterner devant Tautel pendant la inessi» de mariage. Les prêtres qui
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étaieal présens à radminiâtraûoQ de TeiitréiQç-QdctipD, deiwmt mfmBt. alfmmtiwiMiit les maiii^. w laile« Nous ne pouaaotODS pobt plus h^ .nos vemar-
^ucs : ce que nous avons dit sufilipour démontrer que, depuis grand nombre de siècles, l'Eglise de Beauvats a «a Ikoi^fieiimv et qu'elle, a |c»fyoon usé du droit de h. nuxUûeT) cfiianfi elle Ta ju^é.oi^portiin* •
S- X.
C^RàMONIBS DIVERSES* ' ' '
Nous, ne terminerons point cette introduction , sa^a diff6iininQldeqilelf|iM8 céf4nftf niftimiitWft pi miini/w à Beaniraia» Bë» écrivains qui ont 'parié de la cathé- drale, n*ont vu , dans les cérëiuoniçs qui s'y céiebraitint aux tems anciens,, rien de plva intérMftO^ pûnv «os qne la iSled^ l'Ane, Il epi juger parlesoîmiBianMeux avec lequel ils en ont raconté jusqu'aux moindres dé- tails. Cette féte, dans son principe 9 avait un but in^- ttUGtif et nMval, païc^ qufelle.fla ^^liMiehaâtà rnne dea circonsfances les ptns tanchamlrode la vie dn Sanveur,
sa fuite en Egypte. Elle avait ^ans doute été instituée pour abolir et iaire <>ul)ii^ quelqu'une àe (m orgifff par leaquelleB lea ptfane awent coatame de aqlep* niier les premiers jours de Tannée t on saitque ce fut un des motifs qui iirent décider 1 luslitution de plu- sieurs solennités chrétiennes« Ce fut moins par voie d'antorité que par une prodenta tolérance, et par des institutions appropriées au caractère des peuples, que l ii^se parvint à changer leurs mœurs dépravées et à loir ftire goûtes la morale de TEvangile. A. des pei|- ples qui ne demandaient que dn.pain et des .spcçtacicei
7è BWTOllIS DU mOClbSB BS BSAOVAM.
il fallait des instîtations qui prtrlns^ent aux yeux et fissèM ioipredaioii sur te tûeavi et i'Egliae iroimi nos I^retr saSnts de quoi sudaibli^ ëhmAiiiiiiieDtv M sans danger pour les^mœurs , à ce besoin dâs peupiesr encore enfans. '#
Qft mit ^el plaisir le fttdTèthâ^<é|p|Wittit à' voir mis en scène la plupart des m^lstërèsds notre reKgfon . A la messe de miouit , le jour de Noël , des bergers , la houlette en main , jouant sur la musette et le chalumeau ces noâs si suaves, et si nalfii que Ton aime encore à entendre , allaient , suivis de leurs chiens fidèles, pré- senter à Jésus enfant un agiieau paré de rubans. Au jour de riSpiphaiiie, nue étoile «vtifiei^ ifiê l'on M- sait gtissér le loii|;de la vtrtMpar' un mécanisoie^aelié,
conduisait les rois mages dans le sanctuâîre oît ils al- laient adorer le roi nonveau-né et lui oilnr leurs pré* sens. Ija'veille de Piques» dés ehanoines en aube repvé- sentaient les trois Maries auprès du sépulcre, et un enfant de chœur, revêtu d'une tunique blanche, faisant le per^nnage de Vanget annooçidt aux saântesfemiaes que celui qa*eRes chei«iuiien€ élafi rassusdlé. Le jour
de la Pentecôte, pendant le F'eni, creator^ de Tierce, des étoupes enflammées ou bien des pains d'autel , couleur de feu , tombaient des voûieset rappehûenl le souvenir de la descente du Saint-Esprk'sur tés apdtrev. Le jour de l Ascension, avant la rentrée du cierge au chœur^ au retour de k proeessidii , le plus ancien des dianoines montaiiau jubéeceiiaiitait l^lienae Non
relijujuam vos orphanos. >> Ce n*était point seulement dans noséglises, mais encore dans les mes, sur les plaees publiques, aux jours des grandes réjouissances, que Ten aimait à voir représenler les mystèi^ il y avait
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mmiNîQiioif' 79
encore k la cathédrale de Beauvais , sous i opiscopat de lean de Mar^nf Bap folKktion spécMieaifMiC oifoctée à cette fin « et très-miYaiitle chaj^ittpé fnteittsMiifiiiis deduBor ainc directeurs de ces refirésentations , pom en au^meaifir i intérêt par de mékxiieux concerts. U y av^itydaaacea féteSietcp&repréMtaiioBaibc^^
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résultats pour la morale puhlicjue; ef, quoiqu'en puisse difc ia civiliation inci éduie et Failleuse de iiotre épo^ foe» les apeeticle» d'abri -valûcnft tma oeoi de noe jeanfietir le faeblMiMrdes ftKOiUes»
Ces fêtes néanmoins perdirent peu à peu de leur fÊumté prinndva, el finlvoit par.dégéoéter e& abtt cawMlaMahlfli : ainadéj^féosim Ja-fôle des saints loao* cens durant laquelle les eulans de chœur occupaient les sta^etilautes, chantaient l'office, dirigeaient les céré* aM»ias0t rempUssMenilas icmîkmÈ eDolésiaeiifiics qai M'eiigeaîent point les ordra saorés* CSes jemiea^iffH' cians auxquels ies chanoines cédaient ce jour-Jà les liiMHienrsde La.cathédrale, pour douer pâos d'impôt^ lanœ à leur éUvÊ$im d*vn jonr» s'iiiiwsNsMni danois salie capitulaire, délibéraient, nommaient des digni* laires etcouférmeni ies bénéfices yacans. Ce n'était d'à* bord qa^uA amnspawnt d'sn&ns^ ipKi^taid ea fnt on dniii dool «a Toninc sMensemcBt niatnlenir lesiaotes , comme étant émanéi» d une asscmbiéc qui élait investie de toute i 'aulorilé du cbapi tre. Les choses lurent pmi»- aéessiioin^iinelestfniiuisde Ja nuittise.d^léMK^, ayant éhi Tan dVntre eux pour s uccéder à Tevéque qui venait de décéder, le roi JPhiiipfsd" voulut que cette nominatîen f&l aainlfiitte par-le chapiiM. Cet abna avait jeté de si profondes raeincs que, malgeé Pantorité
80 BlSrOlBE DU DIOCÈW DB BEA0VA1&
dfiB oandleB et les «nadièiiras àê TEgUset'il snlinsii en*
cûie dans quelques cathédrales jusque vers le milieu du dix-septième siècle, i ^
n en foc de même de la cérénuiiiie par bipielle oà rcpnboBtek la hààè en Eg^le : leaenifafeiiient on ou- blia le Sauveur des hommes , pour ne plus s^occuper qœde la monture qui le portait joaqa'aa .lieu d» eoa eul : on ini oédint sla place d'hemBBràhtpnwBwktn, durant laquelle on célébrait ses belles qualités par des strophes chantées en choeuTi et terminées toutes par un refrain dont Tair et les flMmoeyttafties rediment le tBlentmnttcaldu'hémdela féie. Céiucde mandais goût, c'était grotesque, c'était contraire au respect que commande la sainteté de- nos temples , nous eu coavo* nons : ^atusi nos pontifaB n'ont^ls nen négligé ponr proscrire celte ignoble parodie; et nous dirons plus tard to^ ce que cette supfn^sioa leur causa de pemes ■ etdesoa«. Pour qni connaît le «enr de Tlioaime, il ne paraîtra pas snrprenaBtquelesalNis les pkiaéiran^et viennent parfois se juiudi c aux ciioses les plus respec- lableaeiiles plus saintes^^ rien n'est diffîdle comme de ne péint-eioéderila jnsteonèniié et garder tonjours le milieu entre deux extrêmes : rien n'est difficile comme de redresser uu arbre qui a prison mauvais pli ^ il n'y a qtieia main d*un jaidinier pradent qni puisse le iiire à la longue et parles moyens oonvenafali» : tout aufve briserait ce qu'il voudrait trop brusquement redresser. Au seizième siècle^ surgissent des hommes qùi veulent fiiire disparaître, en un jour, Kmle l'maîe «pi avait grandi h edié du frsawnt dsins le champ de FE^Iise; ils se mettent à Tœuvre; <ut bientôt sous les pas de ces téméraires et impradens réfiMrmaieors^'ce diampno-
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UlTftaDOGTlOK. 81
guère si riche et si fertile, n a plus préseiué que l'aspect d'une piaioe ravagée par l'eoDemi. L'Ëglise» parce qu'elle est mère , agi t avec plus de patience et plus de ménagement. En voici un exemple : Deux chanoines de Beauvais sont députés au concile de Reims assemblé au mois de novembre 1564 : oes deux députés étaieplf Jean-le^Bèguc et Jean Harid; bien décidés à ne hlre grâce à aucun abus, ils signalent, comme abusifs, plusieurs usages de la cathédrale de Beau vais, entre antres , celui de chanter la Passion avec une espèce de musique , ce sont les expressions de Jean-le-Bègue qui faisait cette motion, et demandent qu'ils soient réfor- més* Le concile examine et discute la requête» ordonne la réforme-de ce qui parait réprâiensible^ mais n*ap* prouve ni ne condamne le cliant musical qui est tou- jours en usage daos T^glise de Beauvais. Bépélons-Icy rEglise, avec son autorité divine et son cœur de mère, a seule caractère et mission pour régler et surveiller le culte ^ à elle seule il appartient de choisir le tems et les moyens de réprimer les abus qui tendent à en altérer la pureté.
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HIST. DU DIOC:l:>i: OE DEIOVAIS, IlfmODlCTiON.
PIOCËSE ]>£ BEAUYAIS ' u 1630.
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Saint- Michel.
Saint-B.irthéiéiny
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Saiol-Nioolas' .
Wolrp Dnme du Châtel
Saint- Pierre de Gerheroy . . . . Saint-Lvaureat de beaumont. . ,
Notre-Dame de Mouchj
Sainte-Marie de GlertMoC: . . « i Notre-Dame de Mello \ Saint-EvremoDt'de Grdl/* , . . • I ly.;.. de >féro. . , , I N.... de Mon ta taire. [**^Saint-Jcan de Précy.
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%i «nran wu Dioctn m ibaotam.
ËTÀT NOMINi^TIF DES ABBATES ET DE LEDBS PBIEUB£S
aAIlIT-LUGIBlf*
Abbaye fonclee ^ers la lui du (>" sî<"cle , sous la règle de saint Benoit ; elle eut deax. prieures sous sa dépendance, savoir Saint-Maxien de Montmile et ^otre-Dajme de MUlj. Il n'eu reste plus que quelques murs d'enceinle et mm 4Coorelle» prè» de Téglife de Nbtre-DtmeHlii-Tlia<
' SAINT-GËKMËH.
Abbaye fondée en également sons la règle de saint Benoit. De cette abbaye dépendaient le» prieorés de firenil-le-Mey de Breuil^le->Tert , de Saint» Arnonlt-de-GleEinont, de^SeinWean-da-Yiviect» pris Ifony, de Saint-Remi* soQt-Glenpont » et de Villers-SaintpSépiilae. EUe evait apdennemest le prieuré de Belle-I^onlfeine , prêt Hannachet. EUe en possédait en outre beanooap d'autres dans les diocèses circon\ oisins , entre autres ceux de Laillerie , près Cbanniont, de lleiUy, de Serans, et celui de Gouy-les^GroseiVers au diocèse 4*Amiens.
SMNT-ftTHPHORIBll.
Abbaye de l'ordre do saint Benoît, fondée en 1035 : elle possédait les •prieurés de Pont-Sainte-Maxence , de Saint-Martin-Longueau , Saint-Paterne , près Pont, Saint-Thibaut, près la Rue-Saint-Pierre. Etablie sur la butte Saint- Sjrmphorien , près fieanvais » elle dominait la ville.
SAINT-QUCNTIN.
Abbaye de Tordre de saint Aognstîn, fondée en 1067 : elle avait sous sa dépendance les prieurés de fiétenooort» prèsBaiUevad» de Fay-Saint^Qoentin, deGonmay-eui^Aronde, d'Hânérilleis, da Mesnil-Aiiberty pris Aatbenilt de MoàœanXy de Megr^nneviUey de Neoilly-ioas^jleniMMit^ de MenviUe-roy, de Neuvy, et de Bétbisy do diocèse de Soissoos. Ce qui reste des bâtimens dft cette ablraye est occupe par la préfecluxe.
SAllIT-JUST.
, Abbaye de l'ordre de PrémoiUre , fondée en Itl9 ; elle possédait le prieuré nie Bury. Elle était située à kiaiutrJust'^n'-Cbauâsée, entre Breteud et Glermont.
SAMT-BABTIH-AUX-BOlii.
Abbaye de Tordre de saint Augustin, fondée en 108D : elle possédait les
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■ nrmoDicTioiv. *5
prieurés de LadraDcourt , JKoroy et YaumoQl. Ji u'ea reste guère que réglise qui est fort remarquable. '
Abbaje fondée en 10154, de l'ordre de saint Benoît, aoai le titre de Notre^ Dame : elle poaaédait les prienréi de Bonnenil, de VonUers i de Noiremefkt, de
Merles, et plusieurs autres dans les diocèses voisins.
FftOIOMOHT..
Abbaye de Tordre de Gteaas, fondée en 1134 : elle afist on prieoré à Mao^ re|^ , près Renil-snr-Brêohe. EUeélak sttnéeprès de la forêt de La NenvlUe- en-Hes« en face da liont<iésar.
BEAUPRÉ.
▲bbaje de Tordre de CSiteaax , fondée en 1135 : elle était située sur le Tbé- rain, entre Aobj èc ManeUle. 11 n'en reste pre8q[ae pins rien.
Abbaye de l'ordre de Citeaui, fondée en 1130, aossisur le Xbérain, ao* desspt deBe*apcé« 11 n'en reste <|De fnelqaes bâtimens.
ROTAUMONT.
Abbaye de Tordre de Citeaux, fondée par saint Louis en 1227, sur la limite du diocèse de Beauvais , près de LozardUes.
8A1RT-PAUI..'
Abbaye de femmes, de Tordre de saint Benoit, fondée en 1056. Elle aTait
sous sa déj^cudance le prieure de Pommereux. EUe eUit située près de lieau- vais , sur la rQHte d^ Gûjoruay •
' ' Honair-HiuiiÊiiM. • ^
Abbaye de fouines, dé Tordre de GileadXy hoàét en fl£S^» à Moncliy-
Hunlères , sur ta route de Compiègne à Rove.
. VaiVCKL.
Abbaye de fonmes, Tordi^ do saint Francs, fondée e^ ^33^, près de Pont-Sainte^Maxenoe.
PKNTBSaONT.
Abbave de feninjes , de Tordre de Citeaux , fondée en 1217 , transférée en 1671 à Pans au faubour ; Saint-Germain. Elle était près de beauvais^ a i'extrc- mité du faabonrg 9aint-Jcaa.
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90 HISIOIKB DO DlOCàgS DB BBAOYAIS.
ÉTAT NOMINATIF DES PRIËURÏIS . ,
DUKT JLE& ABBAVES ÊTAI&BT HOEt DU DIOCÈSE.
Lin prieorés de Heaumonl, «le Cressonsacq, cl'Elincourt-Sainte-Marguerite , de Francièr^es , derile-Adam , de S.-ChrislopîiC t u Hallate, de S.-LeU-d'Es- sereot, de Vignemoiit, dt ndaient de Tabbayc. .de Clunjr. Les prieurés de Bornel, de ^uUn, de Mc^.,, de
MoDtreuil-sor-Brèche «de VéMtUjr»
Les prieiif^ de Mtffliers , de Claire-Fonlaine , près - > » j
Sainl-Panl de Granmioiit.
Le prieuré d'Atmenil de Htmoatien.
de Boran • ordre de 5. Benoit. '
de Boaquonval, près Glaincoart de CoDche en Mormaodie.
de Bray ou La CiiapcUe-aux-i^ots de S'« Catherine de Rouen.
♦ de Caletioy •«••••»•«• .de S. AqUîjir de Paris.
' de Cbambly, d hrcuis .*. . . .de S. Marlia>des<champs.
de Grand-Fictoo/, d'Hoadancourt. . . .de Charroia, près Poitiers.
deLacheUe«.«, de Braine.
deMoDtataire • ...de Jnmiège..
de Noga^t-les-Yierges. • de Fécamp,
de Rantigny de S. Foscaen d'AnieDS.
de Rivecourt. de FooteneUe.
de Valfleuri d'Eauœurt en Artois.
de Wari ville. .de Fontevraait.
de Warty * iw. de S Heuoit-sur-Loire.
de Verneuil.. .de Alolcsme.
Les prieurés de Bailloii , de Broière » de la ToiM>da-Laj, de Moraogtos^ de Nointel, près BeatUDOnl, de Nourard et aatrei» qni ato»Dt éoliappé à dos reoberdies , a? aient leurs chefi^Ueux en différons diocèses. Plnsîeiirs de ces prieurés tkvaient été sécnlarisés bien avant la révolatita dt^WL
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IJITBOlWGflON.
ÉTAT NOMIKàTIF DES COUVENS DU DIOCÈSE
Bfl 1630.
S»
COUVENS
DIKS B1AU\ AIS.
Les JacûbtpA. Lei Minimes. Les Gocddîert.
Let RJigieuMi da TitnHirdffe'4e
saiot François. Les UrsaUnes.
HOKS JDS BEAUVAIS.
Les Trioitakvs , à Clermont. Les Miaimes de N.-D. de U G«rde* Les Pères pénitens, à FranconviUe. Les Religieiu de S . Jean, à Warivilie. Les Religieuses de Fontefimolt, ibid* Les Bénédictines , à Boran. Les Religieases duTier»-ordre, à Mello Les mêmes , à Saiat-JiiB&^B-Gluiotsée. Les Ursnlinss» à Oennoiit.
ÉTAT NOMINATIF DBS GURBS Et VICARIATS
M 1788.
I.
|
|| doyj:a.m: dk lii-Aij vais. |
|
|
Saint- Pierre ou la Basse-Œuvre. |
Saint->Laurent. |
|
Saint-Etieofie. |
Sain te-Margnerite. |
|
Saint-Sauveur. |
Saint-Thomas. |
|
SsinWllMtiD. |
Saint-Qoeirtm. - |
|
Saint-André. ' |
Saiiit«|S«|iies; |
|
SslMs-HaddWae. |
Saint^em. |
|
N, B. 11 y avait antérieorcment dcfux autres paroisses, Saint-Gilles et |
|
|
Sainl-Hilipolyte : elles làreni sapprimécs long-tems a?aot la réTolotion |
|
|
de flf 95. |
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18
UISTOIRË DU DIOCÈSE DB BBAITVAIS.
lié
Abancoart.. S. André.
A nchy-en-Bray S . Ta n n n .
BazaQcotirt .S. îSjmphonen .
Blacourt...,.^.,*. . iS. Martin. Bouricourt;. . ,1» • .... S. Médard. Condny,; . . . • • Notre-Dame. ÇtfigT-. .S. tétt S. Brice,
Pûiideauvilfe S. Etienne.
Efpanbonrg '.S. Martin. '
Ferrières S. Marlio.
Flay ou t ij. ï.ucien.
Flay ]Nolre-Dame.
I-outeDay Notre-Dame.
Fouquenisft. • • « i . • • . S. Lan^bert.
|Ganooart S. £tienne.
Gerbecoj « . . « . .S. Jean.
Gnunénil , « .S. Pierm.
Haletoonrt S. Michel.
Hannaches S. Sulpice.
Ha n voile S. Georges.
Iiaucoort.*.« .«S. Vast.
Hanieei « 6> Martin.
C0nf. FATIOM.
fiécourt .'^ . . .s; Martin.
Ho(îenc-en-Bray S. l>enis.
La BcHière S. Laiirenl. *
La ChapeUe-s-Gerljer.ru>tre-<DaQie.
La Uodelle S. J.-Baptiste.
Longménil. .,«•.•.• .S» Martin.' < '
Holagniet . . ^ SrMennef im
Molob . . . . . * • . 4& Genniin.
Ons-en-Bray S. Denia^
PommercQX , . .S. Pierre.
Pniseux-cu-Bi ay S. Pierre.
Saint- Aubin-en-Bray.Noire-Dame,. Saint-Just-des^Marais.S. Jiist.
Saint-Paul S. PanK
St.-Pierre^t-Champs.S. Pierre. St-Quentin-dei-Préi .S. Quentin.
Savignice 5. Remi.
Senantes S. Martin.
Sully S. Pierre.
Waïubez S. Martin.
Villers-sur-Auchy . . ,S. Lucien. .Villers-Yermont S. Martin.
VICARIATS.
Courcelles-Bançon . . S. Pierre.
Ërnemont &. £loi.
Glalignj , &Nkî9l#iL
Herchies S. Martint
LaCbapelle-aux-PoU.S.!« Trinité.
L'Héraule S Prix.
S-Germain-la-Poterie.S, ûerinain* Yille-en-Bray .«Nptve^Danie,.
En 1788, M. DaudiQ, curé de Saint-Quentin-drs-Prcs, étail doyen de Bj ay.
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INTnODUCTION. 111*
89
DOYENNÉ DIS^MQWTÀGffB»,
CUKKS. 9ATA0HS.
AbbefiUf^SMLacien.S. Laarent.
Acbj S. Fiacre.
Anchy-Ia-Monlagne .S. Eloi. Blicourt. .S. Martin.
BoDûièk^ MartiQ.
Briot .S. Mathieu.
Caigny (Grillon) S. Ghrittrophe.
CuDpcatniV* ••••••■S* Samioii.
Canny S. Len.
• Nioolit* ...S.ttiMlaa. «••S.Hartni. . .
ioquîèiiaa •Ifotre-Oaai««
«nUtae-tayaganiie.S. J.-Bapdale. *oiitaîiie-8aîntLiicieiiS« LtuBÎea.
*rancastel« • « •« Notre-Dakne.
res-Hamel 1 H otra-Dame,
rémévillm. . • . • . . . S. Rémi.
G u i i^ncooiirt S. Aubin .
ntépfne : .S'. Maâiaiin.
«ieotirt. S. Martin.
éloteénil .S. J.^Baptifte.
ovigoiet. Notre-Dame.
VeiivilieNeOiiaeiiiI.S. MidieL
lins Notre-Dame.
incby • . .'. Notre-Dame.
artifel Notre-Darae.
arseiXle. ^ S. Martio .
V iCAfi i ATS.
CUAK9. PATaoas.
Martincooit. S. Martin*
Maulcrs.^,.*. « S. Loden. ,
M ti tdorge S! Lucieo .
. .Notre-Dame.
"Milly . 1 S. Hilaire.
Notre-Dame-dn-Tbil Notre-Dame.
Omécoart «...S. Martin.
Oadeail S. Martin;-
Oarcei-MalMn , • • , «.«S. filaiae.
Prévillers S. Nicaiie.
Poite^Vallée S. Prix.
Rolangy S^.
Rotoîf S.
RqyrBeliqr; S.M|âcQ.
SaintKAznonlt. ••«•••$. Anumlt. Sasnt-Peniaeoort ... .S. Denis. .
Sainl-Uaar . • • • S. M anr.
Saint-X)mer.« • Nôtre -Ibme.
Saint-SamsoD S. Sàmson.
Sanquense S. Nicolas.
Songeons... .S'. MaHin.
Thérines : S.Tast.
Tbîeoloy S. Antoine.
Troissereox S. Pierre.
Verderel , .... S. Martin.
ViUcrs-sur-Bonnières.S*« liaibe. Wrocourt .S. Martio.
'^«-'■^ . ..*••••. .«â. Hubert.
Brotti
Broquier ,^ . S.Côrae SJà^m'
Buicourt . . . , S. Lucien.
G>lagoies.. S Fiacr«?
Gaudechart.,.', Notre-Dame.
Hautbos S. J.-Bapti§tc.
LaChau8«-da-b»KrEcuS»< Réstitute.
La Neuv.-s-Bonnières.S. 31: eh il.
La Neoviile-s-ie-Vaults. Thonus €«»iack.
Lonease S. Picnc.
^lni<;oncelie-S.-Lacien.S. Prix.
îViorviUers ,,,, ,S. Vandnile.
Pîsscleu S. Adrien.
£n 1188, M. Contant, caré de lÀhm , était doyen de Montagne.-
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90
HISTOIRE DU OiOCi^^bJb D£ BEAU VAIS.
IV.
Aùdeville. . • « S. Léger.
AsDÎères ..•».•••.. .S. Remi.
Beaumont . . . S. Laurent.
Belle-ËgUse S. Martio.
nef»*«.,«,.» S. Dcoif.
S. Vart^
myh9$ S.PiimS«BMit.
Iji llot»4)tiM«
S.Mavtiii.
ampagfnt. ........ Notre-Dune.
orbeU-Cerf .*S. Mathieu.
Cl ouy . ... ; , , .S. J.-Baptistc.
Ercuis ..«.S. Nicolas.
Elsches . •••«•••••«•.S. Remi.
'oateaelle S. Jean, évaDg.
'resDOy-ea-JheUe.. «S. JNicolas.
nmviUe . * î . . « S. Martin.
ivienx » Grene^iève.
édoaviUe ^ • . . S. Sanvenr.
Jouy-le-Gonte S. Denif. .
La BoiââiciHî S. Dç^iit.
eOM. ^ VAAQBS.-
La MûiLje ,,S. iSicolas,
L'Ile- Adam. iV.
Lormainjon S>« MargUieate.
Lys..... .«i,^* S. \ast.
MafOiera .Kotre-Dane. Méra.«»,»p,,^ S. Lnéen.
ManuM7 ; S.PicR«S.BMl.
UorlfltelHM « • lloir»4)aM«r«
Moiir»...w..; &Hilaif«.
Neslet S. Sympborien.
rsoisy S. Germain.
Keuiiiy-en-Theiie . . .S. Denis. Persan .•••..,«••••.$. Germain.
Précy. S.PierrcS.PauL
Prctlca.......^.....S. Germain.
Paiseoz. S. Germain.
RooqnefoUet « « iS. Georgiea.
Sainle-Gtnevi^e. • . .5>« G^netièft. S.-lf artin*dii-Tcrtre . 5. Martin, . Yiarme» 8iWf«S;Pnnl.
VtCABIATS.
Anserville. . , S. Nicolas.
BelloT . .S. Jean.
fiiaincoui't : . • »£i{oire'Daiii&
Dieadonae N.
Focsease S. Clanda.
|La Chapclla-S.-Pierre.S. Pient. rdièret Notre-Dame.
Le Délu
S. J. -Baptiste.
Morangles S*' Madeleine.
Nerville N,
Nointel ,'«.•.•.$. Sauveur.
Novillerf .S. £ioi.
Stagj N.
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9i
DQYBmt DE MOUCHY.
Abbecotnt «S> ItoUftJ -
Âliouuc .Notre-Danei.
Au Demi. .Notre-Dame.
Autpuil .' . . .S. Denis.
Baiileul-far-ïhéraiii .S. Lubio. Balagnjr. S. Léger.
Brefll«i S. Gervais.
Berneoil « ; . .S. GtimiHB.*.
Berthecçofl^ S^MuA/l-' -
Bofy SblMm^:. .
Cauvigaj » . . ^ .3. WatÛm. '
EssailM. S. Martio.
Fay^aintrQueaUa. , .S. L^yrent. Foulangaes...,l«.^.S. Denis. Fouqaerolk». * « • . t > . S. Michel,
Frocourt .«3. F«9cicA.
ICoÎDcoort • • . « . S. Lobin..
HeiUef S.Martin.
••••&Yinoetit. "
iO>Lévlqiie S.Pierre. '
■La Hoossôje. . ..... «S» Christoplie.
iLaNeuTille-d'Aumont S. Nicolas. La^euv.-Mess.-Garn.S. Eloi. La versifies ....... .S. Germain.
La?eniiKQi.«.^«...»,S, Fi^cre^i
Liu S. Luciea.
LougviUers , .S. Lucien.
Moacb^««»,...,,«,.5. Etienne. Mouy. .•.^mpMpi,,,, .S. Léger»
NiviUwi:**«* »«f ««..S. Loeian
Oroër^, S. Evrc^
PondMMl « • * «S. lUni. .
RainnUe»»,..; »iîi<irtièilliiw .
Rocbjrf€oBdé«. S.Uar^. : .
Saint-Léger S. Léger.
5aiuL Mai tiu-le-ÎNceud.S. Martin.
Saint-Oucn - , . , dèr Quen .
Saint»buljpice.#,«., .S. Suipice. Silly.. . Martin.
Tillard, S. Biaise.
Tilltw S.£tiena«..
Yanrpnx S. Christophe.
YeUe'nnes Notre-Dame.
ViHcr^-S-Barthâmnj.S. Martin. Tjlle|iH5t.>54p«lcm.S. Martin. Ully-Saint -Georges . . . Georges. Warlais S. Lucien.
Angy , S. Nicolas.
Braclieux Notre-Dame.
Coudray-beUe-GueoleS. Mathoria. Merlemont S. Séverin.
V1CAB1AT8.
MoQtreuii-s.-Theraio.Kolre-Danie.
Troassures Notre-Dame.
YiUotran Notre-Dane.
1788, M. Beauvais, curé de i'ay- bamt- Quentin , cUil doyen de Moucby.
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9i
HisraniB mi diocèse di muovauw
VI.
DOTENÏIÉ DE CLERMONT.
PATBOMS.
AgneU.. : h , • .8* Lég».- '
Aostcq .• S. Loden»
AprenMNit* •••••••• «S. Mftïtiii.
AnfiUai*. k 8. Jaoqdet*
Breai1-le-^rert S. BfartiB.
Cambrouae S. Etieuue.
CaufTry .«.S. Aubin.
Cires S. Martin.
lermoat. • .w. ; • • * • .S. ^amsoD. Gramoitjr.* •«•••.... S. Martin.
reil «.«S. Médard.
iriMt S. Gillei«
ndainviUe A S. Aignatt.
igneviUe S. Emû.
Neavill»«fr<Hes . .Notre-DuM.
Maysel S. Didier.
Mello Notre-Dame.
jNogeot-ied-Yiergei. j ^ ,
cous. PATKOHS.
MoDchy S. £lol*
Montatûre ffntri HiiBii
Neiiillf-t.««GImont. Nott«*DtM«
Bi^glfte.
Kantigny S. Césaire.
Rousseloy .S. Césaire.
Saint-Félix. S. Félix.
Saiol-Leu. . . . .••••.S. Leu. Saint-Maxtaiiii,.«.*.S. Maximin.
Saint-Van S. Yatt.
Thi^emy.. «S. Uofroj*
Thory 4.8. Médard.
Vemeafl, .8. Honoré. ViUer»'40ii»*8t^Lea..S. Denîi. MUcTS-Sainl-Paul. . .S. Paui. Uoy
ViCAftIAT.
Courlieu ou Roe-SaÎDl-Pierre. . .«S. Lucien.
En 1788 9 M. Haadnroy, caré de Qennoiit, était diiyen de Clermont.
■ I ^
UmOIHICTlON.
93
VII.
J>OnVf(t DE PONT.
cutis. PATIOnS*,
Airioli *.«*•*••••.... S'^ Aoae.
Aogkoqrt. • S. Yast.
An/...*««. ..S. IMwl*
Avreciij« ,«•• S. Locivii*^
Avregoy S.penip^
Baflleval S. MaHin.
BaïUenl-le-Soc S. Dtnii;
Baurepaire S. Hubert.
Bazicoart. S. Nicolas.
Blincourt •« .. .S. Nicolas.
Bit nouilles. ,S. Denis.
Brc uU-le* 3ec .S. Martin .
Catenoy, ,* S. Vast.
Chevrières .S. Gcorgei.
Gfaoi^-lsH'Victaiie. • .Notre-ï>Aine.
Cioqacnx . • S. Martin.
Cuignèret S. Martin.
Epineuse S. Aiguan.
Erquery .Notre- Damo,
Erquiovillers S^* Madeleine.
Foaillense S. Nicolas.
Grand-Fremoy S<« Trinité.
HoodaiMOttrt «5. GeorgeM.
Labroyère .S.PieiTe8.Paiil.
LAOïécoort S. Martiii.
evatt. FâTioat.
Liaacoart ....«•••. .S. Martin.
Maimbeville . » S. Martin.
MognjiviUe S. Oeoia.
MoDoms • Notre-Dipw.
Noé-Sain^EflHBi S.ReoAÎ...
Nointel , S.Denis. .
Noroy Notre-Dame.
Ple88i8«L.OQgueaa . . . .jNolrc-Damc.
Pont S'« Maxence.
Ponrj)oint .S. (ïervais.
Pontpoiat • . • • « S. Pierre;. ,
Remécoart iV.
RieaZ/. ^ S. Denis .
RivecoQit S. Vandrille.
Roaoy « S.CdmeS.Dai
Sacy-le-GraDd .S. Germain.
Sacy-le-Petit S. Qaentin. .
Saint-Auhin S. Anbin.
St.-Martin-Longaeaa.S. Marha.
Sarron S. Lncien.
Verderonne S. Hilaire.
Villenenfe-i-YarberieS. Barthélémy.
Warty S.PielM.
Tvilicn...' S.Nifiohi.
VICAEIATS.
Gamoy S. Remi. | Faycl Notre-Dame.
,En 1188, M. Dapremoir, cnré de VerderonneT était doyen de Pont.
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04
HISTOIBB DO »I0Câ6B DE BEAUVAIfl. VIII.
DOYBNJNÉ DE COlTOUN.
GOIBS. PATRONS.
[Annet Notre-Damd.
lUMOil. S.Miriior.
myy •'S> Médkfdi*
mM^. ; . .s. Méànré.
Braine .S. BtHeniie: '
Cnnly .S. Martin.
Clicvincourt Pierre. Clniroix. .... .S. Etimnc.
Goudun.; w .ISotre-Dame.
Coadcm S. Hilaire. '
BlinixiQit.* S** Hadeldne.
^ndèrei S.Bficttet.
Ginoimmt S. Béoigfte.
Henbaticûvirt Notre-Dame.
Banville S. Martin.
Jaux S. Pierre.
Jonquières ; . .S. JNicoiat.
C0II8. PATIOHS.
LacbeUe .Notre-Dame.
LoD|^efl-5le.4iane»,S. Maflia. LoagàeSii«-Thbarotte.S. Martio.
Bfarcit ...S-Vait.
Mareofl ...S.Eloi.
Margny-lcs-Compir^utS. Pierre. Marpny-snr-Malz. ... S. Vast.
Marquéglise S. Pierre.
Mciicoq., ,.. S. Martin.
Meux S. Martin.
Montmartio S. Médard,
Moiidiy*«'IIiimières.« «S* BCartÎD* Remj. • • «V* Denip.
Rnoomrt . . .S. DenU.
Yandelicourt S. Léger.
Venetle S. Martin.
ViUer9-sur-Goudan. «S. J.^Baptiste.
▼ ICAftlAT.
Yiguemoat . . • . • . .Notre-Dame.
♦
En 1788» M. Saavage, curé de LoDgaeil*Samte-|ftrie, était doyaii de
Coud un.
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INTRODUCTION.
95
^ffnS^len S. Martin.
• S. Jeu.
S. JolieD.
Cannj .S. Mîdiel.
Caarel ...«S. liobert.
Coivrel S. Martin.
CoqrceUeft-^^yeUes.S. Lucien. Cressonsacq. S . Martin,
ovilljr^, • •••••«•.• .S. £loi.
S. Denii.
iy-fnr*ArondeJiotra-Dam. vi11fif>-ftQZ-BiDis.S. Entrope.
émévillers. S. Mardn.
Laberlière. ..S. Médard. Lataule Notre-Dame.
Léglantiers *v»..S. Eloi.
Maignelay. ^\ S'* Madeleine.
Ménénltor^. S. Léonard.
Méry Wotrê-Batne.
PAvaoaa.
Montien S. S^piœ.
Montigny .S. Martin*
Montgérain. Notre-Dame.
Mortaner Notre-Dame.
MoyenDeville. ...... .S. Martin.
Moyvillers. S. Martin .
Neaville près Ressens. S, Léonard. NeaviUeioy» . I S. Médard.
- *
Nenvy S.Pierre.
Orvillers « . « • S. Martin, .
Pronleroy Fiacre.
Restons. • .S. ^-^^li^
Riqnebonrg. Notre-Dsme.
Rouvillers Notre-Dame.
Hoyc-snr-Matz ...... S. Martin.
Saint' Martin-attX-BoisS. Martin.
Tricot Notre-Dame.
Trois-Ëstots. Notre-Dame.
WaGf^mmiottUn «S. Cbrisloiihe.
Gury . « ^ ^ . , . S. Denis. En 1*MV M* Ango» cmré dt Montigny» était doyen de Ressens.
•
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96
UlSîiHRE DU DIOCÈSE DE BEAUVAlh.
nOUEÎiUiL DE BK£T£UJL
evMt.
Anseauvillers S. Léger.
Bonnniil S. Nicolas.
Bonvillei'S Martin .
Breteuil. S.CyrS^* Juliltc
Bronvillen Michel .
Bocamp, • • • S. Pten e.
BuUes Notre-Dame.
Campremy .S. J.-Baptiste.'
Catilkm Not»-Dame.
Chepoii S. Léger.
Etouy S. INicolas.
Farivillers ,.S. André.
Fourûival • . .Notre-Dame.
Froissy S. Draon.
Fumecbon.'. .S. Lacien.
GaBD€ft • . . • S. DénU .
IladUVillert S.PiëiTeS.Patil.
Haaditillerà S. Martin.'
Lieavîllers S. Hilaire;-''
Mcsnil-sut -Bulles. . . .S. Sébastien. MonUeuil-sur-Bréche.S.PierreS Paul.
Moraavillers « » . iN'otre-ûame.
Morjr S.MarcS^^Croix
Noiremoct.
Nourard Novers. . l'iaiaTal. Plessis-sor
gie Trinité.
^t«..««.. S. ATast.
.S. Martin.
. . / S. Nicolas.
Balles. ... S. Yinceot. Plctsb-snr-Saint^iut.S. Etienne.' Qoesoel-Aobi^ . . .Tfolre-I)anie. Qnin^aenipoik', , • .lYi^Ire-Dame. RafeneL . .Notr«-Déike.
Rémérangle .Notre-Dame.
Reuil-sar- Brèche . . .S. Mat uq. Rouvroy •••«•«•••..S. Nicolas.
Sains v* • • • • Brice.
Sainte-Ensoyë» S'< Eoaoje.
Saint-Jnst..' ;.S. Jast.
Sâint*Rém7-eii*T6âa .S. Rémi.
Tartigoy • • • S. Martin.
Thiènx. . '. Notre-Dame.
Troussencourt S. Lucien.
\ endeuil S. M.Ti f a.
Villers- Vicomte S. Denis.
Wavigniea*** • » « • .S.âi|noaS.Jode
▼ 1CABIAT8.
Beauvoir • .... S. Denis.
Esqnennoy S.PierreS.Paol.
Lafiraye S. Nioolat.
MaisonccUe-Tuilehe. . Notre-Dame. NeaviUe-SaiiiU»ierre.Sf ClotUde.
En 1788, M. Portier, curé de Sains , était doyen de^Breteuil.
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DES COLLAï£UES DE BËliËriCEi»
DASS LE DIOC^SB BB BSAUVAIS.
117
CUBES a' LA «OVIVATIOM DB L^évftQOK.
Abaocoar^ AnderiUe
1 1
ÂDgJ.
AsBeaiivilIflrt.
Andij-en-Bray.
BoilleoUe-Soc*
Bailleval.
Baiicoart. BUcoort
Briot, îd.
Bruyères . '
Brunviliej-s.
Chambly-W.-D.
CliaroblT-Smè^lfarliii; . i
Ghevnèm.
CrtflMiify.
Caignières.
Cuvilly.
Ercois.
ErquiavUiers.
Esches.
F«rrièrei.
FoBtenelle.
T. i.
Foailleuse.
Foulangtict.
FoaqncttdteB.
FovniivaL
FroftYille.
GtttMt.
Gbtigny. Graraénil. lialcscourt. Hédouvilie.
La Ghapelle-aux-Pots. La Neuville-d'AuiDont. La Neuvilk-Mettire-Garnaer. Ul taule.
Lavenmei^Mttt* LiiDooart.
Marseille.
Méry.
Mesnil-SaiDl«Dcnit.
Molagnies.
Moodij-SaintpEloi.
Mongnetillab
Montatilre.
Hontigny.
I «
Montgerain.
Montmartin. Mûotreuil-sur -Brèche. Morangles. , . . • . Moranvillcrs MortefonUioe. Mory. Mouy. IVetles. Nivillert. Noonird. Ous-en-Bray. Pommeieux. * Raiavillers. RéméQOurt. Remy. RleaiL.
Roj-Boissy. Aabcoart
• jr
Sains.
Saiat-Âubia. Saint-Léger.
Saint-
Sfttat4teniy-eB-rEftii.
^ I Savigaief.
t SiUy. , Songeons. »
' ^ ]Tiverny. J Verderonne.
^yiilmy-VatiBoiit.
H if
Uévêqne de fteUtivÀîs nomnitît en outre aux prébendes de la
Cathédrale , de Saint-Michel , de Saiul-Barthelemy, de Saiiit- Laurent; de Saint-Vast et de Notre-Dame-du-Chàtel , à l'excep- tion de quelques-unes qui avaient leurs coilateurs particuliers : il nommait aossi à ou grand nombre de chapelleniM, tint de b ville épiioDpalë <{ae det autres paroines da dlooèie.
cimEs
Allonne.
Arsy. Bienville.
Catenoy.
Cauvigny.
Cuigy.
noudeaaviUe.
.1,
Eméee-Saint'Denis.
Genoottrt.
Gnigoeoourt.
HaadiTÎUen. Jnvigoies.
La Bruyère.
La Fraye.
Longviliers.
Litz.
Martinoourt.
Moyenneville.
Noirenont.
Oroër.
ReutK
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Il r >
Saint-Arnouit.
Saint-Ooeii^-TliMdai^ij^^
Le chapitre nomTOtît eià Outre à vingt-deux chapeilenÎM 4e U caUiédri]p.i^ a éiv^rt «iiu-et l>étiéûceft de moindre inportaiMe.
COIE» A LA lttÉtî«ji^dl^ |i mVEBê GOLLUTBims.
fTiUé.
l'roiflsereai.
ITeUcnnes.
nTcKleKl*
ySunt-Michcl . . ,
I Hermès.
4f ..f:
ifanvoiie. Aécoart. I^'Héraole. .ùaaohti KÊ Yaorotix.
/nol 1.
aa o
s
H
a!
a o
Avrci^ny. Fraûcastel. Saint- Lauréat. SeinterMargaerite.
i Samt-Aiidiv.
iaint-Eti«,ne.
paint-Laurcut. .
v.ilrmSr.''
[Saiol-Vast ^ ..... ./ Saiute-MadeleiBe.
i • '»){' liaint-Martin. .viu^v^ f Saiut'^aaveiir.
Saint-ThoBiat.
•^•!*.VJ;|Saint.PauL
. ' ''^ rCanny-tar-Théraiii.
VGerberoj,. ; ; Hanoouct.
tHansies.
4
Saiiit-Ni
-Nicolas . • *tti •ir>
♦ ' •» 4
il
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HinomB DOL Mociff M bbaqtad.
Héricourt. t\, ...s
La Chapelle-sous -Gerberoy.
La NenyiUeHen-Hes. lOméGoart."' " " Rotamgy.
liii. !• lî V' i.« i.i
»;» . I. Mt i tilt
Sully. Wambez.
{Epiocoict. Mm
I CreU.
(MeUo
IPOÎMIIX.
fDktuioQoe*
!Mouchy-Saint-EtiaiiM. Moadiy-Sûikt-Jafiqaci.
{FresDoy-eik-Tbelle. Gouvieux. la Morlaye.
ReoM .••*••! Lonipnéail.
Garapeaux. Chepoiz.
La NeaviUe-rar-Bfi6ioiit. ^
' ' ' Beilière. t 'iBlioourt. , j
Collégiale de QernuMit. /ilaii de Creil. AiMideMello. lÂcn de Mërti.
Le fe^ear du lieu.
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I »
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UUTBOODCTIOll.*! i^fio'
Le, «igoeur du lie». . . . . . }
ii|bbecoiirt ^nvillflrft.
Caigny aliern. ^OQtaïae- Saiot -Lacien .
[ï'i'oiisy. 'umechoQ. i
lliodeno-Lévèm*
f&uDt-Lucieo
ipiegne.
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iStiBt-Gerner.
Muidorge.
IHotre-Dame-du ihii.
^Rosoy.
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Villers-Vicomli, nfj> Vjfariuw.»
Agnetz. Angicoart. Berlhecourt. Bouricooit. " fireiiii4e-acc. ^ml-le-Tcrt! ' Goudraj-Saiat-Genncr,
mpanboiirg.
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flinoio mT omtemi bbauvais.
iGlref-HuMl. I jBDtrcail-fqr-Tliératii.
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fSlIftMvCnpMf • «•»••••••!
iPAnchoD.
* , ^ ^ I Wiiseux-en-Brav.
^. I QAiQl-Pierre-ès-Champs. I tenantes.
^jli l'^GoDicfille.
- ' i ; rS%>thois. •
»o iqi fià ' I 'iP^easis- Loo gaeau .
rn^i I ilPontpoint-Saint-Gervais.
' /-rrt.t Ponfe-Sainte-Màsciice.
1 1 / ^ :! 't wKpQfsdkij.
/ • (fil<rf/8&illt-JMiies) ,
a c * t ' I <^ Beauvaisi
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. - -Brcslcs. *»iîi ni »*rjii,.^* ff. if>i ' J Fay-Sainl-Quentin.
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killer-iai-Boit.
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Moncby-Huniièrei. Mortemer.
Neuillv-sous-Qerniool.
^»ioMΫDtMi...' /N«»v.U«ro,.
[Biieteiiil.
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Qnmqaempoix.
Sdnt-Qoeaiin-let-Bniavjiii. Vignemont. ViUert-tiir-Aachy. •
Uny.
I
/ftvtaiil. ' Oampremy. Farivillers. • HArdivillen. Maoiert. Wjpyer». Olitoel-Maiioti.
f|oavroy. tartigny. TrousscDcouri.
Saint-Hartiii-ain-Boli.
lielloy.
Bonvillers.
Cernoy.
Abiigneiay.
Noroy.
Ronvillen.
IMoot.
Wac<|aeiiiouUfi.
I ( »iry.
^SainWost ». Catillon.
\ l^cgUBticr».
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104
HISTOIRE DL DIOCÈSE DE BEAtVAfS.
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1' • '\\:\
I Betopré \ .
i Haatépine.
LmwT ..•.>^ . I SaintpManr.
Berneuil. ^fi.'i I Cambroone.
ISahiaitf ' /Frocbart. I i ;^ifb>î ^Goincouit.
'rf 6ÉiBl-BIariniJe-N«iitf«
Mitt. jErqaery. Banville '>r/.. ) i'u'ts-ia-VaUée.
ISamt-Rimmlt.
'Caaly.
Canny-sm>-Matz. CUiroix^.
Ginimmi. *
Longueii-Sainte-Maiie. Marest. Bflareail. Royc-sur-MaU. Sacy4the«lit. .
ÎAuvillers. Belloy^n-Thelle. Neuilly^n-TIidJe. Iioël>SMiit4Um}'.
kVéïeUy .....I"*"''"*'":
( Sainte-Geneviève.
(.Corneille de Gomi
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/ 1
1011
{BeUe-Eglise. une-Adam. RonqueroUes.
Asnières. Cires. . .. 1 Croay.
jUboÎMière. 'Le Déluge. ^ int-Denit « » Mafflim. «.
, Morancy. Moars. Noisy .
f, Saiut-Martin-da-Xertra» UUy-SÛDt-Georget.
La Houssoje. iFécamp » Nogeot-lei-Vkigei.
lÎDl^Fiitqiea. | Rantigny.
GorlMiU:erf.
Mannoatieit.
Mérn. Predet.
Viarmes.
Nogent-ioai^GMwy. . . « ^{ Gonroellei-EpajreUefl. Stiill-lIèdard<ieSoliioiiii. | Mélicocq.
(BiermoQt.
Fontendle ;.;..fHiwoint.
f Braine aiUrn. ' ' ' ' I qoodaQ-Notre-Dame.
106 HISTOIRE BU MOCBSE DS BEAUVAIS.
VVaiul«liootirt.
£linoourt-S(*^-Mar^uenle. <
Ëlaincourt. Rr en ouille.
Champagne. ;-Leifr4'£sMrait.\ . ./Qb^mu»
Borml.
Saint-Leu, \
■
Saint-Maximin. * Villers-soiM'Saiai-Lea.
iÀntemile. Bornel. Fosseusc. Sfiinte-Geoeviève.
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I \ - J ïkaiy-Motre-Dame.
S \Milly MiUy.SaiBt^HilÉirc.
( Saint-Oraer. ^
; »
, . ^ u . t Fouqnenies.
>aiiit-Maxien , < « , : , _ .
M
S.-Cairistoph»en-HaUate.|
(Bulles. Mesnil -sur-Balles . Plettia*aw»<teUt».
Fleuri Des. "\ Boatpoiat-Saint-Pierre.
MontreuU-»ur-Brêchc . . . f îf^''^!f'?\
( Qoetnel-Aiibry.
13eaiiiDont. Ifoiotei Benan.
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«mOMMSIKNk 107
1 Reu il -sur- Aire.
Booneail W ; h ^ mn^fi^*
|Bfe«inl-le-Mc ••'•1 AngifUlers.
Grand-Fresnojr ••••••••] Grand->Frasnoy.
iHoudanoomt j Homehaenurt.
V ai-Fleary. . ; • • | Yiltew-toaa-Coudan.
Waurty | Waitf .
Yenwii|l iVenieaîl.
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S^t-Araoplt de Çrépy. I
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108 HISTOIRE DU DKK^ OB BEAUVAië.
LITANIES
00 POHTiriCAL DI KOeiR DB CflAMPAGHI.
Glurittus vtncit : Christus rci^aAt : Quûtus imperat. Ur.
Eimudi , Gbmte. — Johan^ iiiiiiiiio Pontifici et aniyçfsali Papae vite. 1er. Salvitormiiiidi, Saocta Maria, • *i i
Saocte Michacl , . ' ) Ta illum adjuva.
Sanctc Gabriel , ,
Sancte Raphaeir» . -, : '
Exaudi , Ghriate. — Rotgerio hujas Ëcdesùe Pooùûcà ei ouui
gngl iibi comniiao aalat et vita.
Redemplor nmiidî»
SanctePetre»
SanctePaok, > Tq illtim a^jnva.
Sancte Andréa , Sancte Simon,
£zaudi, ChrUte. — Rotberto Sercnissimo et a Deo coronalo magno et padfioo Régi Vite et Victoria. Salvalor mmidi, Sancte Stapliaiie,
Sanele Dkmyn , > To iUnrn adjm.
'9
Sancte Jotte,
Exaudi , Christe. — ConsUotix Reginae Salus et vita. Redemptor muadi, Saocta Félicitas ,
Sancta Perpétua, ^ Tu iUam adjava.
Sancta Agatba, SanetftAgnea, « Biaudii Qiriite. Omnibai Jadkibas et conclo eierdtai
Christianorum Yita et Victoria.
I
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Salvator mnndi , \ )'■•■'
Sancte Silrester , ' I
Sancte Gr^gori t # : I To iliot a^ï^^^ " - ' '
SancteLeo, '1 •»/ , i>
Liberatio et redemptio nottra.
Arma nostra invictissima , } Ghristus vincil . Muras noster inexpugnabilis , Defeasio et exuitatio nostra , Prolectio et Victoria nostra ,
Ipsî Mli imjMrium, gloria et poletiM per imiiuirlaliA Menla
Ipsi idi liooor, la» et jaUlatb pcr infinili Mcola neiibnuii.
ri soli virtns, fortitado et Tictoria per oornia saecula saecalo- rum. Amen.
Chhste aadi nos. Kyrie eleiaon. Christe.eleiion. Kyrie eleison.
AUTRES LITANIEI^
ou MSIIE POKTiriCAL.
Honc diem htû dicamiis. ier.
DomQum Johannem Apostoiicum Deus conservât, ier. Salvator mundi , Sancte Jobannes, Suicte Jaoobe , SneltPliilippe,
Donmm Ro^gsriiini Bpitcopvni Diw €0iisw8l> 1er. RedeuipAor immJi ^ Stndt Martine, Sancte Remigi , Sancte Medardc ,
Uomniun Aotbertom Kegem Deus conservet. ier.
To illitin adjuva.
Ta iliom e^î wn.
f !• HUTOI» Mr-MOQÉIB W BBAVTAI8.
Stlvator muadi , ,\ rut" .t
Sincte Corneli , ^ Tuilh-rfiava. " '
Sancte Laurenti V !• - l. J / ; i
Sancte Vincenti, i) ' ) t
Feikiteri feiictter, felidter. <€r. . i • ^
Tempon boa» l|ata«fr^-iÉifcpani»è«iMi WiMnft ; habeant, ter,
Mnltoi annot. Amen. — Ile itm efC. Deo gtkêm^*
j . t . ; , , , ' ,
|[ , j. ' , -. I» i; . .i . 1 • ' '
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S. LUCIËN.
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rs lan 250 : igàtf awnrf A ihqmmuiii^ Umg^
V^qoK^hhmÊàèÊeétrEmfjteem étendu ses ilieiifriMiis rayons de l'Orient sur les Gaules, le pays bahité par les £eUoyai]iies était «M^e pioagé énii les imiàbm <fe]saan idoiteh. lie M^, «iréateur de rimiyers, était encore pour cette contrée un IHeu inconnu, coom^ ii létait , au tems de saint Paul , pour k aupiiiHhiiaiM ■«wriiKu 4e l «véopa^D^ Wm le éieu delaguem, TheolatÀs, Baoelias, Apollon , Mercure et autres divinités fabuleuses, étaient l'objet du culte religieux de noa «notosB aboaéa. Le «li qn'ib bafaiié Mufcime eneore dans sen aein de nombreux mo- mmiens de leurs antiques superstitions-, des statues, des temples^ des autels , des instrumens à Fasage des sacrifices, que l'on a déco^yerts h diffiSrentes époques, sont d'irrécusableS' témoins de la dégradation morale des anciens BeUovaques^ ce sont aiatani de m^Ahm sur lescpielies on lit cette inscription : « Ici a régné le
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H% BisioiiB DU mecÈm ib iiauvais.
pa^];anisme avec ses mœurs dissolues et ses sacrifices Itarbares (i). »
Les divinilÉB qa'invoqiuûeiit nos an^trps n^étaîeab à leurs yeux que des êtres malfeisans et terribles que Ton Qc parvenait à se rendre ravor{d>les qu'à force de viotiuies et de sanglaBte iaorifaes. En tems ordinaire', le sang des troupeaux leur suffisait; mais aux jours dos >^randes calamités , il fallait leur immoler des vic- times humaines qi^^qp fi^isait. expirer au milieu des tourmens les pkii Moces. LàMiqMSitîon des auteb trouvés en divers lieux, et les ^ossemeus humains découverts laieniour, ne révèlent que trop claire - . ment quelle était leur affreuse destination. Les druides présidaient à ces lumibles sacrifices ; ils étaient tout k la lait les philosophes, les législateurs et les magistrats d^. la nation. Une connafissanœ vMugjkie et^çonit^e de la dîi7ÎpÂllé.,r J^rptfytkéîsflnfti 'autteitiè b/tnmbxit à peu près taûle4e«nri|liéflio^aA^çimtique; la oonnaissahee <ies liDes étoiles aacrifioes leur tenaient iie»idi»ith0ptope pratique^. • • * ' Qpfi JIW j^iigpe , d*ap9èafle.côtt9t! exposé , quel dsvnc ctr^ Tétat moral de ce peuple qui ue connaissait ni le
l'i» l'f . I ijiji M I uM 1 1 r Il î <*
(i) Bâ iWi'éw 0latiMrdeOéi«t'«tit' MtMAlféet; l'une à fireteiiil;l'âatre A LieaviUevt. MS. deMlf . }DaHse, etc. , p. SS.
, Lu 1656, ua (lucom I it , sui- le Mont-Caproa , près Beauvais, les débris d'un vasle édifice que tout indiquait avoir été ua tctnpie de Bacclms. A quelque distaoce de là, au milieu de fragmens de colonnes qui paraiss ueot avoir lait partie d' lia édi- Ike tiâigîeQx , on découvrit 'en 1695 une ttatiie èe Mercore, qii»r«>a ^ ^ÀNôfe à Beaavâfit dieê U^^'An'màOjbtm. Des MAiU dsaidà|i«a;«tlMiltmit woort^ mr 'iUikéÊà (MAstf «i diovto. . . . • w i -^^
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SàlllT iUCIIlf . U3
vr^x Dieu , ni les sublimes euseigoemcas 4e la reUgipii qu'iia d^ig^é tévékf. ÀMmgéwal oa n'est pQÎm,def| KnaMiif» lew fiers ixmqaérai^, <ive. lu» pè^ valent recevoir les lumières qui leur manquaient. £n éieodaut sur dos contrées leur sc^tre domioa^ur, ces
asservis eu-mémes à fontes lee . ^ erveoTs d^na paganisme inmiDral et dissolu, ne pon- vaien; qu'ajouter de no|ivelles ténèbres à leurs tendres * ançiennesi et lenr piésealer» dans les divinflâfk.j4iç Borne qu'ils associaient aux idoles ganJqises, de nou- veaux mcxlclcs de liberiiuage et de corruption. Le seul aeryioç quç les Bomaias aîent renciji^ à nps sf¥^ k fafgioft nHwal^ Ait di*avoi|P aboli {siinn e^s^^ijacrî^r fices hniuains (i), et rendu leurs mœurs moins baiy bares. Mais qui les arrachera à leurs erreurs, et iex^ piller à leurs yeuxla InmîièrQde h. véiri^? Quel yyrft rapACfe asaes dévoué *poar venir, an mUieu de ce peu*-
pie belliqueux, s'élever contre renself;nemeut de ses dofliQars .et les. décrets de ses niaiir^, déclarer la gaérrenux IÎMUaesdiviûiésfpi'il;adow9.etlw^ une* région nou^vello, qui ii*est encore oonnue qqe par les saugiantes persécutions dirigées contre elle? '
Sm0U ItUçÎBn se dévoue à la prédiçaiîan de .t£van^ gilem — Cet apôtre est déjà prçparé à remplir sa noUe
et périlleuse mission. C'est de Rome qu'était parti le grand conquérant qui , après avoir défait et immolé sur les rives du Théraiu Correus et ses vaiDaDs frères dj^rmesi deniiera défcnsenra de^ b fibetié; gauloise,
(i) Druidaram reUgioaem apad Galbs, dif» iwwMai^ti».st taatùm civîbus sub Augu&to iuterdictani , {Ciaudtufj p^^h^n^ abokvit. 6u€ton^ cap. 15. . , ,
T. I. • S
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p
îH RKT0I1IB DU mOGteB M BBAUVAIS.
^ptèé^iÂt prh et rasé i'antique Bratus|iaiice , dernier bddlé*nitV opi^'à'rintââkm roiè«ia«V éknt à iiotre pays ses lois éc 'véînqtienr, . ct le wk^rs d^ftàt dif Tecouvi*er de sitôt son âticienae indépettdance î c'est dé ttdttiè MSÉff que irb |wtîf cdtli ^ doit k ptiéparer l'^^iië^^lartéttMi éiAéhdpàCîèff , par k 'dcteMrfM îf^ seule a la vertu cfè civiliser la terre. U partira , non ^ périr far lêée de nônrbreuses et formidables légions qui i^MlMit îftirt6utfl£poiMil(e étiréfflN>t , ind$ëc6tttti- "
]^.irni( seulement de quelqtlCS'Ié^llWI Kluffellifil* HfA nom poorr toute armure qu'une foi vive, une charité atlêé bàtùkij une |)àtiiàQoe^ kurindbfo. Un ittuôtre
apôtres; c'était saint Fabien , le père de la Gaule chré- tiëârid. ffâ clergé nombreux se formait sous ses yeux -mt ^ië^s i^d^t^es, fit rassîMit à r^ce mx jours de f^randcs solennités (i). Ce clergé, anîméd*Uttê foi magnanime et d*un courage surhumain , était une ^niûièfe de Aléûoiikudm qaé lé sAînt pontife ptépa- Mf1l«!UAi>Heiix ttiklifl^de râposlolÉt. Léa4k»il«» où r idolâtrie régnait encore en souveraine , offraient à lenr zèle de ta^ès régions à {léfridier -, c'est de ce c^cé ^ dtèf Mj^rèttë 4le VE^jiiÊt a mttùé hs regards ^ sollicitudé!. if ^ Avait envoyé dé iioiid)réilk 'Ouvriers cvangéiiquesî d'autres vont les suivre i et
•• •.•<.!» lit'. I » .
■ % •
. (i) GoroMeViiiiaBiiéiir dt Mîail f abîtà, «rét ptm mA^
* tans, aux joart des grandef Mlennitét, 46 prêtres, T diacres,
7 sous diacres, 4Î acolytes et !J2 autres lévites , qui formaient line majcstnëuse et brillanle couronne autoar de i'aiitcl do sa- crifice, dorant la célébration des saints mystères. S. Cornet. y JSpisL ad Fol». AnUûofh,, «« 3, coi. 150, apud Constant.
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SAINT LUCIEN. 115
H quitte Rornê, ^ Il vfaït poïsé la foi à la source
et <soi!Afli|^llÉf iM[â|if è ^ dite |M>iitif60 ' ' iH!jttuilii8 \ il aToît TU parmi eux de géaéreux confesseurs et d'intrépides iMirijffttf Hâftfk itfppttoA lettr^aUttUph^à HM i|iii|!W efà iDtfi séciMiM^ |Voiif étêuiiNvi^tapiw du fcwiKiMr
des hôTiittle»; n'en faut pas davantaj^e pour décider sa vocatiob. Il va se mettre à la éispoeitioft dodMf de
à'8|^, àBomée 8tf béttédMMi) pitnd swqnhrM et
fétt; noboltttaiitteii^ les Iftfl^ ^ pottvaiemt Tiittachcr à Rome, ia ûère dominatrioe des naUons. Il quitte la lërré è'hM^s'^ÉéhÊÊdiê^gapHSt la txmtféB quil doit é^^ëÊstr. if dëdin^'^ iM^kitilès, répaMaiif «ilr sa roufe la sêftfTftrtte fv^n^Mqxîe, î.es environs de Farmc ont cnteadu se».|ir€Ktications', et l^enttttiii id« sàhàtf dffray é 'déH iMlftlèi ifÊMÊfêST pféoft^iil y Mteflfeit pour rarrêter' à ^ dëbtft. H ttiei en eamp^f^ne ses suppôts qui arrêtent le* saint missionnaire , et le jettent dans tttuB étnfttb pt^iM^ii liÉiÉ^'M^iiiâl litt'iilirélîeM du pays l'ont rendu à la liberté (i). Lucien î^^m^foimee qtie plus d'ardetSf i 'pou rs n i v re s(wi œuvre ; il con tinuc $k mate et arme au pays des Beliovaque» pur y ieii« iét mie ed/àifaÊ^ nMé M» fUms difikil^ qilfe«ille qui rendit les RioM^ niÉîtres de cet<e nation belliqueuse.
If artiva dans le Beauvmsis, ^ Le pays qnc} noui hablltfns étitif alofs en gvmdepatcie toô^mÂe tMM et ^ssed'fbttts <(iift eft^MKMaoi'fa famonw extrê- mement difficile ans ét|tingefs. Ces forêts s étendaient
oonine nne faurg^e ceiotniv praeqi«kiii«BA sur k» rifc»
de rOÎ9e, depuis h source de cette rivière jusqu*à sa jonction avec la Seine , et ne livraient que quelques ranftfMissa^ soigoeuseqwnt gardés par te gmiÊfm Mmaiiie. An. mikem de ^xs .feré»; mUmécmm ♦ s*4l»- vaientde distaace à autre des habitations plus ou moin» rapprochiées». selon qu'/eiks ollraient plus ou moias.dd ftciM ptivr ooimimniqner av^brivièce* làdwjoum mmpàitt f tes hahilapf dit eea poteiUoi demfNmR si»
rassemblaient sous Tépais feuillage de quelque chêne antkiiie pour oiîrir à leurs diviuilés gwteises des S9- csrifices prteMte par tes draUes : oii sait quête chêne était un arbre vénéré parmi ce peuple. Pour pénétrer dans le fieou.vaisis, notre saint missionnaire a du vi- sii«r qttelqneft-uns cte ces habitan» des te»s« sa repo- ser au milteu d'eux , et sfenquérir desmyanees, des pratiques et des mœurs du pays. Ces entretiens fami- liers avec
Bwut fiwrai malièiie à aies fimiiteés ummelteas, et
nous nous plaisons à croire que ce fut au milieu de forêts quesaiut Luciea & ses pmnièras conquêtes éfiagéliques.
Mais là ne devait point s*arréler te sète dfl^t II était dévoré : le saint apùtrc poursuit sa route, et arrive dans lu vîlte qui sena iiienlot tepentre et te,sié§e 4^ sa BÛssion. One ^raison romaine eomnieiidiût- Jiters celte place et tout le pays qui en dépend : peut-être y avait-il dans les rao^ de cette nàlioe quelques soldats chrétiens qui apprirent avec bonheur ^*ttn ministra de teur relig;ion venait d'arriver au ndlien. d'eux. On sait que , sous Marc-Aurèle, il y avait uu grand nom- bre de chrétiens dans Tami^ romaine. JHous ne som-
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MIXT Li;CIKiV 117
me» qm dlMer, dimi ans fmfiêtem» romaîtts Ternir
lien vers la fin du second siècle, et déjà nous reiuplis- aoDS vos camps et vos wmém ( i). AtLorêj pouir k pre> ■lèrofoût'fflMiSMe «otifiee diB wmmuiB Art «An
dans cette cité encore païenne, et le Dieu des miséri- coniesabaissa enfin les r^;ard&iie sa clémeiiGe sur nos '«êtres iapwÉi ss hmgv4i«sf sfcc«<s fs» Mmiv^'iiM^ fNMuriB-'praMèMMsv Wwogile fbtavMMsémist ha* bitans de Beau vais, et bientôt ia religion chrétiemie compta fttmi «« ^ oomfaraix et forvtvs iMpcipifs.
' Ai«aâf 4$ m miakn^ Las yartiis dunoa vm piié- ilicaCeur, qui contrastaîenl d'une manière si irappanic avec la conduiie de^ sachfica leurs i^olâtros^ k subâi- mitÀés mM'mmif^mâmi y à'ëhqi^Êmm deses dinoor*, fiMiMffelMMlii'ds^seé OMiptss, et paidusus tout ^ift- cacité que Dieu donnait à ses paroles , disposèrent en très-pea de tau» ka Beifevaques à se soiHaettro iitt jocig de fÉvangîle. Im otmm les fÊa$ droits et ks pins gé^
néreux se dcclarèrcni les premiers pour la religion nouvelle^ d'autres s'unirent biciiiot à eux et formèrent an sein de k luIktMe ckfélleiité kmnteqpil né^taida f^t à 'S'étendre et à eoirvnr saut k tei^rllà2i«)f «ar Lucien, qui n était venu dans nos contrées qi|e pour y propager la reli^n de iësus-Christ ^ ne leaâmiMr péint so^sèkdmkémttrsdekeiid : à reieupk de son divin maître, ii visitait ks bourgades cl les hameaux les plus écartés, pour y annoncer la parole sainte et y faire goûter les rérités du salut. H séjoornaît dans ks lieux où il trouvait des dispositions plus favorifiUes, sinsi- iiuait dans la confiance des habitaus et se les attacliail
(i) Apologét.» n«
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ItS HISTOIKE DU OjlOCÈSE 1>£ BKAUVAI6.
avait réussi à fkire quelqiiis praélyMt il fetanaese»-
.daieat les babitaQsdcsiiuur^âdt^j»circoiàvoisiiieë » aiin iiiiiiaiLuU iiux pieuses pratiques de la religion ; c'était
tfiffient quiaerrak'4'oretjEHpe do^eruMi iili^^
un \€iiidUt^ itâmpje^^cbi^i^u^iitcuusacré au âfji vice
j)aYs. premiers (;Lablii.scinL-iis clircUcus clau.s les caoip^gjM^ .M9i# jWâisscnt aY<^i|Mri& naissance d^4^
4ii» taHéeiiy parla-rëisaB , sans<4oiile^ <fii0 les prédiè«-
fM^lUîiftA Aivangile ti:auXPlçj*t.,if»<P^ lieux éloipK»d*i
mnpIÎKlttiii taidC mmialèi^ret i|i<A>i<»fiii'liP^ itÀêiPp
altc iutii piii' la pt;ri>ccuiu)n ( I ). ' -■ - ■^i-irt | unQf¥kÊBfftèhi^^Gn Ait parcouru ie ihm 1 1 vri iftîfti ga^aîf!
1 1 1 1 m ■! I I , , — , ■ ■ III I ■ ■ Il a ■ ■ III I I . P I
(i) Espaubour^îf l'une Uet plus ancien inf^s paroisse do dio- cè^ de Beauyais , qui rei^iiiBriiait Ip .Coifdraj et IM^oàe^^m sa circonscription : Escames, qui -conifffeDait Loaeaie ^tlVoj- Boissy : lihusj dont le nofu celtique rappelle un lieu milieu dcîi boil, et qui s'étendait sur Crevecœur, Hétomesnîl et Cbn- teville : MoyviUers, dont <lc(xndaieDt Estrées-Samt^Denis et Bailkul-lc-^oc : Ourccl-31aisoU) dont Têglise, d*uac très-grande
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les haaeattx plus ignorés, c'est uniaU4}ui ne p^i^ùivç Qoalesie que par ceux qi|i i^oxpi^ijoc finnt.^^|>j|f|^ un aptee qaialDiiUiMitié pom* étendre Wit|ytwn<w|y Jesiia49briifc, Amrénieat, il ii*«st pokil airivéà B<»ur
vais pour s'y livrer au repos, en se coiUealaot de â^rj^j g^T le pet^UiVNfiieau q^'U^v^forittépar sefi jir9«#res
éofàDaireSy ce n'est pointaiosi qu'agisfiaieot les apùtres^ L'«^|wkile;rjE^)Â9^.^ é(é4e méoie tero&f 4ii:yma 4Ae ft «^¥0SA fp» aw^^ hrdbit igi^réesj d*«a aanmr le plus grand mmtre
poââibk au bercail du souveram P^^temr, T^MlPHris auMλ ilespf it de Terr^iu* €t da iQ«naop^:i| |yarfmHf
Ii^ap4ll«a4iala vérilé^ e)t plii«4*mJÛif,:8aii^3WW
doulBi il a oblige notre saint missionoairc à iuir de^atlt sefi iu^pt^Sj et à se rëfu^ica' dans Tobif^f iié de# a^ii|r
{Wgaaa ra bm daaa ka cMa voicioea, oii iLiétfif;4|fa- 0CHBiiQf.aGn d'échapper au périt ; mais quoi qu'il a^ri^ um ▼ériiable apôtre trouve moyen d'aiminplir pfiti^ rœuTredoQt il eat char§é. Ce fua aaiia dôfiti» diunupi imedeœs abaeiio«,eoBniaaadée8 parla i«nid^ce, que saint Lucien iit lu voyage d'Amiens oii il &e trouva avçc saioi Quentin, apdtredu \GrmfUié^ii)t,!^mei9pifiti^ vae des deux chefs de missioii MfiWHlPSmBerJe^ zèle et retremper leur courage. Après avoir coacerié leurs pianSi:lespieu^ jui^ionnaires se séparent pojàr
voler àdeiuaivelle94?oiM|aétea. Ahjm^i^^fm^k^
«ntiqiittê , passe yMmr une de celtes qnt rêntfmtent an feras de taraf 'Owfën ' ♦oiitc« ces p«rois9<»^ ««t niLlcnt être nonibkc dci
boui|^aiii.s fiirenl i;v;nii,n'li&éci «les preftMÎTe». - • ' (l) 0. ^H'C4^t«l , t. \^ p. 4ti. . • I * ' . r
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120 HJSTOIBE Dh DIOCÈSE DE BSAUVÀI&
populations s'ébranlent , les oonvertiofM se muitiplienf et les progrès de la religion chrétienne sont si rapide.s, que ceox qpî ont intérêt ati nâaiatîeii de lldolàtrie fomMBl lÉïkîeri d^Éforteeét ph^iieàf des tàesokés'po^t
la pr<'s(^rvcr tle la ruine donl elK* ost nuMiarée. '\
r
Vers Tan 275 : Persécution dirigée conù e iuil'-^heB stttinftéÉtMni' idt)lfttr€ft ^ofén^sÉA. Itt' feule Ûéutfiét 4^cî^i
temples; leurs cérémowes n%ttiraîent plus qu'un pètk nombre d'assistans; lenr culte tombait en discrédit^,
tàïidis' kjàieU èbiisidéMîàff s^Mftduât àtix Idisellpte ^ k biitM^^tt^llé^ âonc té oonilMte exemplÉifèk^ pirait i admiration à leurs eu liemis lutine. On les voyait ttibfi» et citastes dansienrs mœtiir&i étrottsmenc «tfn léiitfe etiic'y Miiulâl d!*ifae lëiidf^B HiSAté potairlèurilî iMM^
blables, fidèles a lous leurs rnjf];i[jomcns vi à tous leurs devoirs de citoyens ^ mais ils reiusaieut de sacriiieraux iétàtB ; ib en détonniaieiit 4eà avtti^s^r letirseiétii|iM et par leurs discours, et t élail un crime aux yeux des idolâtres. Dès que l'on vit qae la défection gagnait les Éûlàhaès et inenaçait de devenir générale, il n*y eut qu'an crt contre le prédicaietir de la reKgîon nooTeHe, et Ton se bâta de faire revivre les anciens édits qui la proscri- iratot et condamnaient aux supplices cenx qai refà* Miénede fabandonner.
Cette violente tempête n'effraya point l apotrede Jé- sas-Christ. Il avait courageusement rempli sa mission ; tkpois près d^un quart de siède qu*il évangéKsaît btJ^ contrées, il voyait la semence qu'il avait jetée en terre se développer et promettre une moisson abQndante; il cpmpBxt de nombreux disciples sur loua les pointe du diocèse; plusîenvad'entreeox, sansdoute, avaientélé honorés du caractère saceitlotai et préposés à la direc*
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SAIHT LCdffilf. 121
lion de cette chrétienté naissante, ainsi que l'avaient été les deux compagnons de ses travaux , Maxien et JoHeii , dont la traditiott Teàt que l'un tât été ordonné prêtre, et rautrc promu au diaconnat. Une Eglise était fondée et le règne de Jésus-Christ établi dans ce pays nagnère idolâtre* Qne testait-il à désirer à notre saint missionnaire, sin<m de oonfiirmer les notiTcanx dhré* tiens dans leur foi , et de leur prouver, par son exemple, qa^il faut craindre non ceux qui peuvent dter la vie du corps, mais umquement celui qui peut jeteir le corps et
l'àme daus les supplices étemels? Il les rassemble donc et les exhorte à tout sacrifier plutôt que de trahir leur foi : puis i pour né pdnt s'exposer témérairement à la fbreur dé ses ennemis, fl s*éfoigne de la Vflte et se retire sur une cdlinequi en est distante d'environ une heure de marche, ^u . nord-ouest de Beauvais, sur la rive droite du Thérain/Mazien et JuKen, fidèles compa- gnons de ses travaux et de ses fatigues^ le suiveru clans sa retraite : les chrétiens du voisinage ne tardçnt point à Ty visiter pour Tentendré leur parler du royaume de Dieu.
Il est mis à mor-t, — Cependant la perséeutiou a dé- couvert Tasile où il s*est retiré, et se hâte d'y envoyer ses agens. Ss arrivent à Hontmile et trouvent le saint pontife au milieu de ses chers néophytes, occupe à les entretenir des vérités du salut. Afin de disperser plus facilement le troupeau , ik se saisissent du pasteur et deceux quil'assisientdaiis Pexerricedo saint ministère, ils leur notifient les décrets des empereurs e t leur en- joignent de sacrifier aux idoles. A pareiUe sommation , quitloit foiredes renégats où des martyrs, nos généreux confesseurs pc repondent que par une professidn de Ibi
122 ltU»fUlR£ Ut piOCi^ BBAUVA18.
plus solennelle, et présentent coiini§ensenien| l/^r
icic aux bourreaux. (À llcstlc Maxien cl de Julien tom- bent les premières ^ puis na^veilp ymTOtHwifistiajrte à Lucien i Itur ehef, de se «oumetire 9ux décrets des^OH pereurs. Le saint pontife qui vient de voir ses lévites biea-aiioési ioei^r^uUables d^^.leur (pi^ rece^QÛr la palme du marly t^» proclame avec; nn mn vean connue la vérité de la religion dont il «si miniatte, et proteste que nulle puissance ne saurait la lui faire abandonner. Il n'avait^ point achevé ces paroteSfgue les sateil,^,tfï9 ^ furieux de aa résialanoe» tirent leur glaive» lui tranK chent la téteet s'ébignent, laissant sur place les trois martyrs décapités et baignés dans leur sajg^. f , \
Sa séputmre^ son culifi* Q^q corps 4u siîint m«^yr se. soit aussiiôt relevé, qu'il aii;pri9fla téte entre ses mains et se soit ainsi acheminé vers la ville jusqu a l'endroit OM* il voulait être inlmmé} c'eisl un de ces miracles qui sans doute ne sont point impossibles à la toute-puissance divine, mais qui ne doivent être ad- mis que sur le témoignage dair et bien auih^tique de témoins oculaires et dignes de foi : or» ici nous vons rica de semblable j nous n'avons que le i^cit des légendaires du moyen-âge», qui» dans leur goût pour le merveilleux » se pbisaiepjt à parpr leur siyl^.des cou- leurs les plus vives et les plus frappantes. Les saints Pères, eu parlant des martyrs, nous les représeatcat comme montrant à Dieu leurs membres mutilés et de- mandaiit justice de l'injuste effusion de leur saïkg. Les écrivains qui vinrent après eux prirent k la lettre ces expires^ioas ligurécs ^ vinrent ensuite les peintres et les sculpteurs qui > les traduisant à lepr manièrei nous ont rcpiCiîCiUc les martyrs tpk que nous les voyons^
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dans la plupart de nos églises. Selon nouâ, ces artistes
auraient faii preuve de meilleur goût et agi d'^ne pa- nière plus confonde à la vérité historique» si, tradui- sant fidèlement les eipressioîis de nos livres saints, ils
avaient roprcsentc généreux athlètes tenant en main ia palme glorieuse qu'iiâ out conquise au prix de leur sang.
Après qné siH&t Xueieii «Mit ènêilil éêMè fAolé iAi-
mor telle , les chrétiens s^empresscrcnt de rendre le dernier devoir à sa dépouille mortelle. Ib inhumèrent les corps de saint Maxien et de saint Julien dans le lieu même qui avait été arrosé de leur sang 5 mais ils vou- h^rent avoir auprès d'eux celui de saint Iwiei» qui avfût-élé.kNW fière deAS Jn loi. Ils rmpotifarentjac fe déposèrent en terre « dans le voisinage de leurs habi- tations, en un lieuqui^t, depuis lopg-^tems. nommé NotrenDam0-dorl!hii. Bientôt «m o?aldire fwf <on«Mriiît sur «a ^hev eK^xqwe le jaiitt pontife «wiodn*
vertis au cbristianisme , s'y réunissaient pour prier et demander à Dieu Ia i^rHute de la persévérance* Les £a- vemrs sjgmilées» par ^s^upllea 1^ âeignewr ae phii^W k nannifester sa puissance, ne taidèvent point à reridfe ce lieu célèbre dans loute la oonuc^e. Depuis c^lte eftoque-f aaint UmeA-tk Kwjom éi» hanuti eoflune preniier aptee dftBeiii^virisis.
124 HlSTOIftE mOCÉSB »B BBAOVAIS.
DiodéUca 2(4— àM.
PRQGBB8 DB hA. BKLIGIO^
DANS LE BEAUVAISIS.
fî^>ir. Le pMteur était immoM, et le tNm|ieau di»*
perse par la persécution. L'idoULuie» qui ignorait que le mng des martyrs est une aeaicnee de noateaux cliré> liens, 8*applaudi8nit du coup qu*elie venait de porter ; eHe croyait en avoir fini avec la religion nouvelle; mais vaia espoir et foreurs ioutiiesi Si la bouche du sriiit aiartyr étant moelle et sa hngue ghôée, les parales quMI prononçait -naguLre n'en retentissaient pas avec moins de force au fond des cœurs , et ceux qu'elles afaîent oonvertis au christiaiiisme n'en étalent pas monis emprenésèies répéter età i^en entretenir. Leur horreur de Tidolàtrie croissait en raison de Tadmiration doutées avaient pénétrés les vertus et le courage hé- roiquesde leur saint apôtre. La foi le leur montrait au ciel le froni œini d une couronne de gloire., et leur inspirait une confiance sans borne en, sa protection. Us aimaient k aller prier en Toraloire qu'ils avaient hàti sur le lieu de sa sc^pulturc , sous Tinvocation de saint Pierre et de saint Lucien j et les faveurs qu'ils y rcoe-
<^aattftcai. ^ St|atCihH> ail m*
SdDlMaMtlU» 9W-MI.
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VlOOlia BB LA KBUeiOll. Ii5
flammaient nonTewoomigei pmMier danm
doctrine. Chacan pul>liait]es grâces miraculêuses qu'il avaÂt reçues, et Inentôt le tombeau de oelui que le glaive avaîn '^éoaptét davîat, jpm vmà ^at^ mM cbaiTC éloqiieati.at Cfamde «n minolei 4a oowver-
îiiûns : ceux qui avaient résisté à rentraînement des paroles du pontife vivam, ae poreol tanir QoaUpp merveîUeims inftnenoes ém^ésad? la imiNSf iol «ha; que jour rBgKae dçBaumis prepait p^rea^z ao croisseineDS (i).
/ir mil mmns /Mvwtfoiirfr. I^ailiaiiia la petaécu- lion avait laieali aesloMimet Uaié qoelquei mo«ieiis de calme aux enfansde la foi. Les maîtres de Fempire avaient alors bien d'autres soucis qi|a .de reobercber et inqiiiétsr les cbrénîena : ib avalcoat à oompiinw feB lé- voltes que le poids des impôts et les exactions de tout genre faisaient éclater dans toutes les provij^oes; .i|^ avaieo» > d^feadra ie$ Gaules oMMrftto Uiytimpn» yii^ s'y prëcipîtaîent à de firji|iieiis intervalla», eotiMoe de$ toricns impétueux; ils avaient à se déiéndre contre les factÎQQS de ceux qui pap^geaint avee eux Tauloiûté^ue prtei^l ils a^^aiepi à jrapeaplar ies cammiias^tr«9a? formées en solitudes, et à donner des labonreurs aux terres demeurées inculpes, faute de bras pour les cul- tiver. Poiir ne poinf répiarsar (leadésensy Co^stfim Qilore fait venir des Francs de leur pays natal » et les établit sur les terres des cités d,' Amiens et de Beau vais, qui bientôt revefclûsent et se cftuvreiit de riçbes mois; scnis lem nains labor^uses. line sag^ polit^^
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kur propPft^kltéiidl leur cofiseitteieat de ménager des
qu'ils ff^aietit à imt religion ^1to*fc6'tr«gHrdtillsiiff tf'afîl^ leurs comme les citoyens les plus verttieux et du dom- mevceli plcttiiei^ ililaB^fljtaMttaiëflt M pflMâdaotf léà^
Depuis long-léms, les empereurs étaient |>ei^adé<r que lir garde éi i& service de leurs personnes ne pouvaient èn^ ÉDfis en mM€M» m&à§ : têkaé agktae-Biôélé-
tien et Maxiiuieu dans les premières années de leur règne.
" CependAmt lesédiis porté», eôncte les cbréÉteds aah* êmSÎèÊÊltEm^oûtSy et ttftsee fMquemiiMMyl îés'gcmYer- nèUrs des provinces les mettaiefit à exécution suivant l0ur haiiiettr ou lem hénes particulières. A k du ^i^e (dvjôtilrs suspendu mt leurs léfes, les èhrétieAra s*exciient et s'encouragent à demearer inébranlables danfi leur foi, et à préférer la gloire dû martyre à la haàtë'dfnû» làAë époMarfe^ ils reeàeitleDt èvëe Me
ins;i(iable avidité tous les récits qvii leur retracent Thc- roique constance des nombreux athlètes qui les ont dévaiieéft âatiA la <airrièMP; lear étmt^ ft^enfiamoMi » Wfftt ftnaginaéDft s*eialie, èc- If- s'ênl trwive qui , dans leur impatience de cueillir la palme du martyre, vont d*eux-ménies s'exposer aux supplices» à tel point que rEgUsé' e&t obligée de condAtaner celte ferveur tn-
considérée. ■ . . .
Vers l'an 280— -286 : AàmÈ RoiAiHÉ vieiA à Beau- vidsl^ Bouze jeunes BdniaAies ont appris les tombais
et le triomphe de saint Lucien et de saint Quentin, par delà les Alpes, dans la partie septentrionale des Gaules; elles ont appris et la feryeor de leurs néopliytes et les
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dngtrsiaiaqiieiBleor ibi naissante est c&oore exposée : oMralttDtiMÎpi» k-ftiUmede leur ««le qoè lluidèiil* dbkar «limnté^diBitanBaMfbféMfaitiDDde aller
TÛîter. afin de partager, antdiit qu'il sérail en elles, Itsmérttetet ^flaire de l'apostolat ; peat^étre cmi^
prochea, alors enrâlés dans Farmce des Gaoles. Sans pnodre attngé de que ce soit , elles quittent Aome, tgméhmn :hi pvoyinceS) bmrcnt les dangm et lès fioigaei^ el âmvent AMleftGttiiloÉ,<yk€ik«9é sëparcdt pour aller résider en différentes villes. Trois d'entre eiles se ibcent dans la province de Reims : Ben<^ etLeobéiîe ebaUiMiil 1» «itte d« Laim fmr Mai de leor résîdeâce : Romaine vient habiter Beauvais. La pureté de ses mœurs , la vivacité de sa foi et la douce OBèliaftdoscBeatfetieM, Mtaidirenlpdiiità loigii*- ^osr h oonfiance dtt clirëlieQS du pays; ili v<ly«i6ttt dans sa conduite toutes les vertus dont saint Lucien iear avait eoaeigaé la pratique, et retrouvaieiit dans MfdiaQOumtoQiMbiTérMsqa'illmr atttif (ttmôttcées : CQ un mot, ils voyaient en elle un nouvel apôtre, ox bienlat ils auront un nouveau martyr. JfwÈMih penétuêim i Marffre dtftakOé BamâHé. ll(BB brmi8inialM8»flMtra9teiileii^ : la persé- «Mon a de nouveau tiré le glaive, et de nombreuses victimes sont déjà tombées sous ses coups. Le féroce Ibsin»^ <|ae Diodéiitii mA\ «Bsociéà rettph« , ve- na i t d o passer de TOrient dans les Gaules : il y avait ame- né la légion tkéfaaiae^ non mokiscélqlMre par sa fidélité qn» par k bravoure de sqnooymy ^ «Ue Moonptait qne des chrétiens dans ses rangs. Il si'a^issaît dei répri- mer la faction des bagaudesou paysans icvollés j avant
' 13S BISTOnS MJ Diocta BB •BàinrAI&
de i envoyer contre ce nouvei ennemi > le tyran recpiiert d'elle nn iMMi?eeii«eniient, eleipdoue qu'elle jtmpor lesdieiu: de rempire. Empereur, s'teient par k faoocke de içurs cbuefs ces g^éreux soldats , cç que vous exigez de ^Km est un acte d'idol&trie Baqvel noire oonaeience neMunûtae prêter sans oiiaie .: si ¥ons noaB ordonne»
de conihaltre, voici nos bras cl nos armes ; noire ûdé- iitédj^iisr voui^ répond de ceUe d'aujourd'hui : mais si Tons exiges le seei^fioe de notre fin 9 phitAl iDMinr cpie d*y porter aiteinie. Gétte sainte liberté met fetyran en fureur : il fliit décimer celte l^ioa fidèle^ et la voyant inébranlable , il la fait décimer «me seconde, ptiis «ne troisièMjlbis; enfin » neponvant vaincre sa oonslanoet il la fait entourer et massacrer par les autres légions. Dès lors sa cruauté ne connaît plus de ireia : il fait re- vimles anciens édita; les ckrétiena soatredievdiés partout , et parfont l*EgUae compte de nouveaux nrni^ lyrs. Les vertus de Romaine jetaient un trop vif éclat poiir ne point éveiUer des soupçons : on la considère • comme oêUequieii^roe lepins d*infliwii0e snr lesAré- tiens de Beau vais ^ on Tarrete et ou la fait périr par le glaive. Le corps de cetltî vierge martyre fut soignent sèment déposé en terrepav .fidèles, et knrafne tint nn tems pins calme, 4 ftit transporté dans le chflBnr de l'église cathédrale (i), puis exposé à la vénération pu* 14que(j|). ^
Ten r«ia s imiFimnffréAs ABimvaii.
— Sainte Romaine ne fut pas la seule victime qui tomba sons le £er de la persécution : .uo nouvel athiè^ va se
(f) La Basse-C^nvre. . (2) Spidlège, t. i, p. ^17.
Digiti^uG Ly GoOgI
t
»MMt» DB LA HBLIGIOM. 229
présenter dans l'arène, et la foi qni ranimeluim(^ritera au6si la couronne du. martjTô. Saint Irimiin prêchait l'Ewigîie en-Aigoti, et sa prédioftâcni'y -prûduimt d'a-^ bondans fruits de salut : le soin avec lequel il avait été formé à la science et à la vertu , et les rapides progrèa y avait faits, le rendaient «nguliènemetit propre è ce saine ninislère. Il était ne de femille sénatoriale à Paiiipelune , au pays de Navarre, Son père, qui avait étéoonverti au christianisme par les prédications de aaînt Honest » piètre de NUnes , qae saint Saturnin , évcque de Touloifsc , avait envoyé porter la lumière de 1 Ëvangiie en ces contrées^ confia son éducation au zèle ' etàlasûllicitudedeee saint missionnaire :FiminaYAiC alors dix-sept ans environ. Aprè^ l-'avoir siiffisamment instruit des vérités de la foi, saint Honest le baptisa , pus l'exerça aux pratiques de la vie dirétieniie et à rétnde des betles^lettres^ durant sept années entières.
Les Heureuses dispositions qu'il découvrit en son dis- ciple le lui ayant fait juger digne d'être élevé au sacer- d(x;e, il le conduit IttiHuéUie à saint Honorât^ suoces- ceiseur de saint Sattimini le fiiit admettre aux onh^x sacrés cl ordonner prêtre, puis le rammène au-delà des Pyrénées pour l*y employer au ministèle évange^ liqne. I^t que vécut celui qui l'avait fermé à 'h vtè cléricale, le nouveau prêtre le seconda avec une infa- tigable ardeur dans les travaux de sa mission . m riis dès qa*jl âit aUé reœveir sa récompenae an dei, Firmiii reprit le chemin de Toulouse pour se remettre à la disposiiioa du pontife qui lui avait conféré les saints ordres. Saini Honorât» qui connaissait son mérite et prévoyait combien il serait utile à la religion , Téleva' à la dignité épiscopalc, et l'envoya prêcher TEvangilc eti T. i. 9
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130 HISTOIRE DL DIOCÈSE DE BEAUVAIS. ^
qualité d'évéqne régioDttttre. Auantâty Mmi Firaiia oommeiioe aa misuioa éwi^éilquc; il panoourt en
apotrc l A^^enois, FAuvergne et l'Anjou. Il évangéli- sait cette dernière province , brsqull apprit tout oe que ks chfféiicas de Beau^is^ ak»ft pmét de pranier pasteur, avaient à souffrir de la part des préfets, Ser- gius et Yalère , qui employaient les meoaceset les tour- meDS pour lus faire ^oalaaier : à celle noavdlet son cdNir tfapdtre s^eat ému; il trenUe pour k foi de ses frères, et se sent pressé de voler à leur secours. Il ar- • live au milieu d'euj^ ^ ii les console « les fortifie , les en-
Goorage etae perte partoat ou â y a une âne q^i a be- soin de son ministère. Ces actes d^un dévouement tout évangélique ne pouvaient être long-tems ignorés des agen» de k persécution; le sainlévéque est bientôt dé* couvert : il est arrêté , battu de verges et enfermé dans une étroite prison. Les préfets romains qui s'obstinaient à ne voir que des sujets dangereux dans les disciples ' de k religion cbrétienne^ s'efifovQaient d'en arrêter ks progrès par le supplice de ceux qui la prêchaient, et ils ne voyaient pas oîi était pour eux le véritable dan- ger« La milicèi depuis long-tems accoutumée àdioisir ses chefs , puis à s*en défaire quand ib ont cessé de lui plaire, ne laissera point à Valèrc ai à Sergius, son successeur, le tems de iaire un nouveau martyr : une , émeute éclate , et ces deux persécuteurs sont masoacréo par les soldats mutinés* Saint Tirmin ayant recouvré sa liberté , s'applique y avec un redoublement de zèle ^ à affermir e| à étendre Tempire de k foi dans Beauvais. n &it construire et place sous Tinvocatian de saint Etienne un nouvel oratoire, pour y réunir les fid^es elles encourager à la persévérance. 4près avoir pourvu
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mmWÈè M tk RHLHilCNf. .131
aux besoins de cette chrétienté , ii s^éloigne de Beau vais, et Ta prêcher VEnaa^le à Àniiens, ah il loi sera donné
de ravoir la couronne du martyre (i).
(i) VlDceul dt: ik^uvais, mir. hist, liv. 12, diap. 19.
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HISTOIRfi J>y D10GB6E 1>K AKAUVAIâ.
S«loi MiimIHd. Mol
,304.
CoiuUdc* Cblore. . . . 392—306.
H.
THALÀSIUS ou THALASË.
Vers Tan 292 — >306 : Protection accordée aux chré^ tiens. — L'Eglise de Beauvais , qui avait participé aux aHlictions de toutes les autres, eut aussi sa part des coosolaiions que la divine proVideDoe leur méntigeait. Le père du -^t and Constantin , ConstaDce Ghlare^ ye- jiail d être associé à Tempire en 292, et avait eu en partage le gouvernement des Gaules » de l'Espagne et de L'Angleterre. Mieux inspiré que oénx dont il parta- geait le pouvoir, il sut aussi mieux apprécier les chré- tiens de ses etatâ^ non iieulenicnt il s'abstiut de les persécuter ainsi que le faisaient ses collègues dans les provinces de leur domination , mais il les honora de sa coniiaiicc, cl les admit aux premiers emplois de son palais. 11 témoignait la plus gnmde estime à ceux qui avaient été assez généreux pour renoncer à tout , plu- tôt que de trahir leur foi , tandis qu'il ne manifestait que de Téloignement pour ceux qui, contre le cri de leur conscienoe, avaient sacrifié aux idoles, afin de se ménager les bonnes grâces des empereurs, parce que,
THALAfR». 193
leur disail-il , il ne pouvait compter sur leur fidétitê, ajMRèsieè avilir vos infidèles à kur Dieu. Ces éiqxisi^ tioDS éqsiteblm el bienveîHtitiles, «taieiot rendu le courage et la coniiaiice uux ciireliens j ils a*aTaieDt plus ècnnadre les cftehots ni les tortures ed punition' de knr attaohemenl en ebrîsdanisftie^ ils pouvaient^ en îûuic s(''ciirit(* , suivre les inspirations de leur cons- cience et vaquer à Taccom plissement de leurs deyoirs religieux. Peut-être arri^ait'il que des ofticiers subal- ternes , encore attachés ain supersiicions^dn paga- nisme^ exerçasbCiU par lois des actes de rigueur et de vengeance contre ceux qui avaient abjuié ks dieux de TeBDpire ; mais ee n^élail plus la persécution avec
son formidable appareil ciinstrumcns de suppliées^ c'étaient les dernières convulsions de l'idol&trie expi* lapte, et le dernier frémissement de la Tsgoe ; après i|tte h tempête a cessé de soulever les flots.
TaâLASB succède à saint Lucien. — Les habitans de Beauvais j que saint Firmin avait vmiés et consolés an lems de leurs épreuves , pratiquaient alors avec pliis
de liberté les divins cnseigncmeiis qui leur avaient été donnés; ils le pouvaient d'autant mieux , que le siège fondé par saint LnoieD , avait alors cessé d'être vacant. Sur ce siège, encore teint du sang de son foiidatenr, avait été placé le pontife que nos anciens catalogues BommentllulasiuSyetprésenfesntnttanimementcoaHiie le sneoMsnr immédiat de TapAre du BeaqvaiBis. Ainsi
nos ancêtres n'étaient plus comme un troupeau rjui n'a point de pasteur pour le conduire au>c pâturages : ils tnmvaientdanslesueoesoenr de saint Lucien toute Taflection et . toute la soUicitude d'un père» Alors, plus
que jamais, il fallait un cœur de père et une àmc
134 BimilB DO MOCte DB BBAmrAH.
toute apostolique pour se charger du soiu d'uue E^ise nmie flieartie des coups de la penécmiotti €pd n'avaif à offlrir àaes pontifes que le spectacle ds ses souflran»* ces et le tableau de ses besoins. En succédant à un apolFe-ffi^yr» Tbalaae e& avait tout ie courage et lentes les yertus. Nous ne pouYons deeter que, sooe soa adnknstmtion, TEg^ de Beemrais o^ait réparé ses pertes et reculé les bornes de son domaine spi-
Incenitude mt tépoqtmâBton épiscopaL ^ Mais h quelle époque Thalase fut-il élevé sur le siéf^ épisco- pal? Comment y fut-il éleyé? Combien de teins i'occur pa«l>il? Ici nos aichives sont muettes. Nos pmiieri évéques ne nous sont connus que par leur nom écrit au catalogue , sans date et sans détail sur leurs travauji QU sur la durée de leur administration* Ce nVst qne d -une manière toui4hfiiit conjecturale que nous Tavena placé vers les dernières années du troisième siècle*, il ne nous a point semblé probable qu'il ait siégé immé- diateflomit après le martyre de saint Lneien, S'il était
venu alors, aurait-il échappé à la persécution qui envoya sainte Boiuaine à la mort? Aurait-il trompé la TÎgikooe des préfets qui firent mettre saint Firmin an cachot? Que s'il avait été martyr ou ooofessenr, comment se fait-il que la tradition n'en ait point con- servé le souvenir? il nouai a paru p}us vraisemblable qu*il vins ey notre ville i lorsque la peraéontioii eut laissé <pielque liberté aux ouvriers évangéliques; qu'il fut un de ces évéques régionnaires qui étaient ordon- nés pour piécber TEvanfile oit les besoinsimient plus, grands , et pouvaient accepter le gouvernement dVine Eglise veuve qui se soumettait à icui; autoiiie , ou bieij^
qu^il fut ordonné évêque par saint Firmin avant que ce dernier eât quitté Beauveis pour aller évangélûer rAmienuois. Mb«ia livroMS ees oonjcctures à de plus
habiles que nous 5 et , nonobstant les ténèbres que nous aTOQS à traverser, nous continuerons d'enneipstrer les noms de nos premiers évAques» afin de payer à leur mémoire un faible tribut de reconnaissance pour nous avoir transmis Tinestimable don de la foi. S'il ne nous mt pas donné de les foîie eonnaitre par leurs ceurresy nous dirons^ en ptésenlaat un abrégé historique des époques ou nous croyons qu'ils ont vécu , les obstacles ou les facilités qu'ils rencontrèrent dans l'accomplisse- ment du ministère auguste qui leur était confié.
HISTOllB DU WOCilB DE BSAUVAIS.
Siîot EmiU 319.
111.
VICTOR.
L'an 30 G — 1 3 : Dccadcnce de F idoldtiic. — La se- saence évaDs^éliquc ii était poiut demeurée stérile en nos contrées. Malgré tous les efforts tentés poor rétouf** fer, elle se développait rapidement , et le sol du Beau- saisis commençait à produire ces fruits de bénédiction dont la céleste douceur triomphait finciiement de toutes les préventions ennemies. A côté de ces vieilles géné* rations que l'erreur teuait encore asservies sous son joug flétrissant , s'élevait une génération nouvelle dont les principes et les habitudes contrastaient, d*une manière bien glorieuse pour la religion chré tienne, avec les doctrines et les mœurs des anciens Bellova- qnes. L'oidre admirable que la religion chrétienne établissait , et les vertus qu'elle faisait germer partout où elle portait sa doctrine , finirent par dégoûter les peuples de leur antique idolâtrie et les disposer à ré- ^cevoir un enseignement qui a le secret de rendre rhon^me meilleur et plus heureux.
C'est ainsi que , par sa seule force et malgré les san*
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TICfOR. t2ff
glans édiî& des eoipereurs, le cbmlianismc parvint à a'étahtîr en nm jocmtrées et à y qonqoérir le droit de dlé. AêmtioÊtskt ce n^est point à la protéefion des Césars qu il est redevable de ses conquêtes : le sang ehiétien qu'ils ont yersé par lorrcoa durant trois si^ cfaideperaétMtktTO» lémoîgiieaaMghantqaeoesfièlffs
maîtres du monde ont été non les protecteurs , mais les Taincius de la religion liOUTelIe. Maximin était vaincUf knqiie ftaippé d^me pkôe loorteUe, après avttr cmettemeal persécuté les chrélions d^Arméniè^ il se reconnaissait coupaiile et invoquait Jésus-Christ dont naguère il renversait les auteb. Dioclétien était Tainco , loiaqne ftirieox de désespoir à la voe^des pro- ^lès toujours ciûibsaiiy de l;i religion qu'il abhorrait, il se roulait par terre , hurlait comme une béte féroce» ol^seiaiMîtmotunr de &iin. Galère était vaineu, lors» que vongé par on ulcère qui faisait tomber ses èbaîrs en pourriture, et voyant que tous les secrets des prê- tres idolAtiea ae servaient qu'à vendre ses douleurs plus aiguës, il portait un édit pour feive cesser la persécution contre les chrétiens (i). Cen était fait de ridolàtrie : une grande» une miraculeuse révolution s'était opérée daiis les esprits» et £^roe fut aux eaipe- rears de suivre le mouvcement qu'ils étaient Immts d'état de comprimer. Constance Chlore s'était mon- tré habile poliûque autant ^le .prince équitable, en étendant sa proteobsn mr les chrétiens aussi Inen que sur ses autres sujets : cette protection était moins une faveur qu'un acte de justice et de liante sagesâe.
(i j Lact. de morie perscc.
tZè HOTOIIIB DD DIOGftfll DK BBAUVAIS.
YicsoR , troisième évéque àe Beaiwais* — *0e fîit vers le tam crfi •'aofionidîtsaifr cette henraoïe révohtn^
que Victor fut élève sur le siège épiscopal de Beau- vais (i)^ il put abrs donner un libre essor à son zèle et ikÊXfpt le plan de ses conqoitet éfangéliyies, H restait sans doute enoore faeamoup d%ees eeseveHes dans les téoèbres des ancieooes erreurs \ les pratiques delà siipMtitÎQB ptieuae a^étaient pomt encore toi»- tément abolies; nous TerroDBs'éoooIer enoore plusieurs siècles avant que la terre des Gaules en soit entière- ment purgée; les p^iples ne se détbnt point de leurs vieilles habitudes oomme on. se dépouille d^aD vê»b^ ment usé. Le christianisme est toléré; bientôt il rece- vra des lettres de naturalisation : mais avant qu'il soit solîdeBMnt établi dans tous les eosnrs, ses ministres auront encore bien des conbats ë souteniret bien des victoires à remporter. Victor, il est vrai , n^était pas ezposé aux mêmes dangers que ses deux prédéces- seurs; ce n'était pbis sous le fisndela petiécnlion qii*il avait à exercer les fonctions de son apostolat ^ ce n'était plus dans de secrets oratoires qu'il devait rassembler ses néophytes peur les instruixedes iférîtés sahues; il
<i) Il ne BODS lest pas donné de pouvoir préciser la date de m avènement eu siège épisoopd : nos anciens historiens ne neos ont trantmifl que les noms de nos premiers évêqnes ; tout
ce qu'ils disent c'est que Victor a succédé à Thalasius. Nous conjecturons que cet évcque a siégé vers les premières années du règuc de Constantin. C'est d'après la durée probable de la vie de chaque évcque que nous classerons dans notre histoire les inooeHettn de Viclort jusqu'à ce que des titrss snthentiqacs noos foomissent des dates certainei ; jusque-là nous procède^ rons par voie d'indnelion.
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pouvait alors les convoquer publiquement et leur par- ler m gnnd jour» Sur le tombeau de aaint Ludeii s^élef«it un lempleob les fMlèleschaawieiita^eiMieit»
les louanges de Dieu, sans avoir à redouter que les ageos 4e la peisécutiûn vinssent les eu arracher pour Ustretuer au^ lopplioefl. Celui dont ou oroît que nint Firmia a posé les premiers fondemeDS , et qu'il a dédié sous riuvocatioQ de saint Etienne , premier martyr» ircoevait . aussi dans son enœinle les chrétiens de la v31e. Sur d'autres poima du diocèse s'élevaient aussi des oratoires publics oii se rendaient, k des jours mar* squésy les prêtres qui résidaient auprès de Tévéque » et travaillaient sous sa direction. €e qui s'était prati* qué k la naissance d'autres Eglises plus anciennes, nous autorise à dire que c'est ainsi qu^agissait en ce lems kcleiipéde Beauvais« L'évéque d'alors rencontrait sans doute beaucoup moins de dangers que ses prédé*- cesseurs dans raccomplissement de son ministère: ce- pendant il en restait encore assez pour allarmer sa soUîcitude) et les nuages menaçans qui montaient à rborizon durent lui faire craindre de voir bientôt re* paraître les mauvais jours.
Mak de Conskmcû Chhn : imms&m des Bmhatres. — La mort venait de frapper Gmslanoe Odote, dont
l'administration éclairée n*avait nullement inquiété les (chrétiens au sujet de leur reli^n : quel sera son suc- cesseur? Soralil favorable, sera-l-il hostile an chri»- tianisme? Ils l'ignoraient. Pour comble d adversité, l'idolâtrie farouche et barbare venait de £ûre invasion dans les Gaules et menaçait le Beauvaisia : sous la con- duite de leurs rois, Ascaric et Regaise, les Francs gY^'i'.ent passé le Rhin et s étaient avancés jusqu'à Rou-
140 HISTOIRE DU DIOCte DB BBAUVAIS.
logQe (i) : qu'ils pénètreot un peu plus avaol, notre paya œ préseaiera plus que des temples détroits ei des aoteb .ramrsés. Qui oppc^eni une digae à ce torrent
dévaslaleur? Qui consolera les clirciiciis de la perte de ci^ui doot la mort iaît couler .Leurs larmes ?
*
AvèmmerA OmstaïUin, — L'aimée l'a déjà pn>- " damé : celui qui va mériter d*étre appelé CoasTâBTiii-
LS-Gii4fiiD, le fils de Constance Chlore, a été assez heu- reux pour déjouer les desseiiis homicides du faroocbe Galère qui le retenait à la oour de Dioctétien ^ il arrive à Yon k, en Angleterre, et sur-le-champ la milice le salue empereur par d'uuaoimes acclamations. Sou pre«- mier soin est de marcher contre les Francs : les atta- quer, immoler leurs rois, et mettre en déroute les hoiv des qu'ils iraîuaieiu à leur suite, fut railaire de quel- ques instaos. Après cette victoire, il s^oocupe deTad^ ministration intérieure de ses états et s'applique à
consolider son aulorité. Héritier dus nobles scmiineiis de son père > il sait comme lui rendre justice aux chré- tiens et se les attacher par des hienfoits : il lait plus; il étudie leur religion , Tembrasseet la fait asseoir avec . lui sur le trône des Césars. Il avait éprouve, d'une maDière trop visible» la protection de son dirin auteur, pour ne point lui offrir un échtant témoign.>5je de sa reconnaissance. C'est à la croix qui lui apparut mira- culeusement dans les airs, qu'il se reconnaît redevable de Ja victoire qui ^ hii a ouvert les portes de Borne : c'est aussi à la religion de la croix qull va désormais consacrer sa puissance et ses aflections.
L'an 313 : Faix accordée à l£giise, — A peioe en-
(i) Art de vcnticr les dates.
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VICTOR. * 141
tré.dans la capitale de l'empire, Gonsiaiiiin donne nu édit en favenr des chrétiens : quelques mois après, en 313y de concert avec Licinius, par un nouveau res- crif » il lenr accorde pleine et entière liberté de lenr religion , hàt défense ant officiers de les inquiéter à ce sujet, et leur intime l'ordre de leur lairc restituer les ég;lises et autres lieux d'assemblées dont ils avaient été dépDuiUéa par te passé. Get édit solennel, qui abipgcait tous les sanglans décrets publiés et exécutés durant trois siècles contre les adorateurs du Christ, cliangeen peu de téms la facede Fempire. Leschrétîtens,. transportés de joie, réparent les raines-dè leiirs églises,* bâtissent des temples plus vastes et plus dignes du Dieu qu'ils adorent : les pontifes du Sei^enr en font la dé- dieabe an mîlien de Timposant appareil que notre re-
li.non sait déployer en ces sortes de circonstances : ceux qui, durant la persécution, s étaient montrés laibleBy se relèvent conragensement de leur diûte, et ceux qiie la crainte avait empécliés de se déclarer, de- mandent avec instance d'êire admis au ^an^î des caté- chumènes. Tout présageait à la société chrétienne une longne anite d'années paisibles et prospères. Personne, ce semble, ne pouvait être mieux disposé en sa faveur ni plus capable de la rendre florissante que le prince nognanine qni avait alors en main 1er sceptre du sda*» vemm pouvoir : mais telle nVst point la destinée de l'Eglise sur la terre. Lancée à travers les flots, sur la mer orageuse du monde» la barque de Pierre sera tou- jours exposée à la tempête 9 tant que le vent des pas- sions humaines soufHera parmi les hommes.
313^337 : Conciles ; influence de Constanlm . sa mort, — La religion chrétienne, il est vrai , a triom-
14% ' HISTOIRE I>L' DIOCÈSE DË BEAU VAIS.
|ifaé de la rage dm perséculeiirs el reada mvtiAcs kon instranensde suppKœs; les pnissanoeB de k terre «nt
incliné leur sceptre devant son étendard victorieux; son tiioiB{ihe esi grand et admirable^ loais aiusi qu^îb sont grands et redoataUes les nouTeattx dangers qui
ratlendenl ! Ce n'est plus contre ses ennemis , mais conire ses propre^ enlansqu'eUe va avoir à se défendre. Le ffrh^iwie a divisé ses pasteurs, Thérésie a dénatnré ses dogmes et cherché à oorrompre sadoétrine. dé pareils maux quel remède opposer? Elle va convoquer ses pontifes en assemblées solennelles , pour promnl- goer par leur bouebe ces décrets sacrés qui donnent invariablement fixer noire foi et retrancher impitoya- blement de son sein ceux qui , méconnaissant sa divine autorité, refoaeront de se soumettre à ses décisioas. Ainsi, le schisaedesdonatistes est oondanmé auGoadle d'Arles assemblé en 314 ; ainsi est vengée au Concilé de Nicée, en 32â, la divinité de Jésns-Ckrist , que le grand Athanase défendit, avec un talent admiraUe, contre les blasphèmes d'Arius. La paix était enooiv une fois donnée à L'Eglise , si Cionstantin , qui avait dé- ployé un zèle si admiftUe pour fedlifer la tenue des Conciles, avait montré le même xèlepour enfeire let» pecter les décisions ; mais croyant pouvoir, par queW ques concessions, ramener à i unité ceux qui mécon* naissaient Tautorilé de l'Eglise, il épouse leurs insôite et leur sacri&c Atkanase qu'il envoie en exil^ et, par cette condescendance pour les sectaires , il contribue k fomenter une funeste division dont il ne lui sera pae donné de voir la fin. H venait de recevoir fe hapitee^ dans de grands seniimens de foi, lorsque la mort le Crappa le 22 mai 337.
ClUIURUâ.
143
Si'ïui Marc 336.
Salat JulM 337— SSt2.
Conttantia II 317—940.
Couitant 34a-4$«U
iV.
GHAINARUS.
Vers L'aa 337 — 340: Chanarus, quatrième é%^éque de Beatofms* — Ce fut vers le tenis oit l'arianisme s V gitait pour répdndre et propager ses erreurs, que Cha- narus ou Gbauare lut élevé sur le siège épiscopal de Beaavais. Il y avait alors entiron un demi-siècle que saint Lucien avait reçu la couronne du martyre ; après lui, deux pontifes avaient successivement gouverné TEglise qu'il avait foudée^ les travaux d'un apostolat diÉiicile» dont ils avaient presque seuls à supporter les fatigues, ne leur permettaient guère de parcourir une clairière bien longue ^ il est donc à présumer que ce fut vers le miliea du quatrième siède, que r£glise de Beauvais reçut son quatrième